• Débat

     Les audiences POLITIQUES

    [Mercredi 2 mai 2007]

     

     Le débat  ->12 979 000 (46,8%).

     Le débat  -> 7 085 000 (25,6%).

    (source : Mediametrie - Mediamat)

    Soit au total 20 064 720 (72,4%) !
    Pic à 23,1 millions à 21H45.

    Un débat qui a répondu à toutes les attentes... et même plus

    Après "Vous n'avez pas le monopole du coeur" et "Vous êtes l'homme du passif", voici venue la phrase qui restera de ce premier débat du 21e siècle, à savoir Ségolène Royal dénonçant "l'immoralité du discours politique" de Nicolas Sarkozy, à propos des enfants handicapés.

    C'est LE moment que les médias ont retenu, et il est vrai que c'est un des moments auquel les français espéraient assister en se postant massivement devant leur écran.

    Ségolène Royal a ainsi crée la surprise. Honnêtement, on ne s'attendait pas à voir un Nicolas Sarkozy choqué par un accès de colère de son opposante. Il en a même perdu ses mots l'espace d'un instant, et on alors pu assister à un formidable retournement de situation. Se saisissant de l'opportunité, figurez-vous que le leader de l'UMP lui a rétorqué qu'il fallait savoir garder son calme pour être présidente de la République ! Le monde à l'envers...

    Quant à déterminer si cette colère était préparée ou non, c'est une autre question. Qui divise. Reste que ce moment est entré dans l'Histoire des débats présidentiels. On le reverra certainement encore dans 30 ou 40 ans. Et qui s'y montre à son avantage ? Ségolène Royal.

    Durant tout le débat, Royal n'a eu de cesse de monter au front face à un Sarkozy bien décidé à garder un calme qu'on ne lui connaissait pas. Au terme de ce débat, qui a duré très exactement 2h39, y a-t-il eu un vainqueur ? A mon sens, non. Ceux qui étaient pro-Sarko le sont resté, de même que pour les pro-Ségo.

    Cependant, Ségolène Royal a marqué un point, en ce sens qu'elle a révélé un trait de caractère qu'on ne lui connaissait pas ou plus*. Elle est loin d'être la Becassine de la bravitude, comme s'en sont gossé à l'envie les médias. Elle a montré qu'elle était capable de se montrer ferme, de s'indigner, de piquer des coups de colère. Bref, ce dont doit être capable un chef d'Etat.

    Sarkozy, lui, s'est contenté de faire de la resistance, de bien belle manière, il faut le reconnaître (notamment sur les questions économiques). Il avait visiblement à coeur de se montrer affable, courtois, multipliant les "madame" et laissant bien volontiers Royal mener la tête en terme de temps de parole. Elle aura parlé un peu plus de deux minutes que lui.

     

    Pour 2012, comme l'a proposé Bruce Toussaint dans La Matinale, il faudra cependant songer à quelques modifications pour ce qui est du débat en lui-même. En effet, comment aborder des sujets aussi cruciaux que l'international, l'économie, l'immigration..., en seulement deux heures ? Pourquoi ne pas songer à mettre en place au moins trois débats, sur des sujets bien définis ? Cela se pratique aux Etats-Unis et nous y avons même eu droit en France avec les primaires socialistes, rappelez-vous, qui se sont étalées sur trois mardi consécutifs.

    En revanche, je ne pense pas que la fonction des journalistes-animateurs doive être davantage développée. Leur rôle de modérateur est bien suffisant dans un débat qui a pour principal objectif le dialogue et la confrontation d'idées entre candidats.

     

    (* On se souvient des legislatives de 93 durant lesquelles Royal avait piqué un mémorable coup de colère face à Sarkozy.)


    POUR REVOIR LE DEBAT...

     
     
     
     
     

     
     
     

     
     
     
     

     
     
     
     
     

     
     
     
     
     
     

     
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    LES COULISSES DE LA SOIREE...
     
     
     


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