• Dimanche 14 Janvier 2007

    LE BILLET DE LA SEMAINE  

                                         (14/01)

    N°33


    La phrase de la semaine

    On était prêts à 5 h 30. (...) J'ai donné le top départ à 7 h 13. (...) On a reçu une vingtaine de mails et plus de 200 appels, tous enregistrés, notés, puis triés. On a écarté les farfelus ou les téléspectateurs de M6 qui se trompaient entre le numéro de téléachat et le nôtre.  "

    (Gilles Leclair, numéro 3 de la police judiciaire, Libération, 11 janvier 2007)


     

    Dans l'actu 

    Revue de détail des principales annonces médias de la semaine.

    La nouvelle une de La Provence datée de mercredi 10 janvier - La Provence a changé de formule ce mardi. Elle a rétrécit son format, pour passer au berlinois (celui du Monde ). (...) Mais les temps sont difficiles : «Le climat de concurrence n'a jamais été aussi acharné et diversifié», avoue le PDG.

    La Provence

    se vante d'être «le quotidien français au taux de rentabilité le plus élevé» (5 %, selon ses dires), mais elle connaît, comme toute la presse payante, quelques problèmes. De diffusion (161 000 exemplaires en 2005). (...) Le quotidien, qui se vend à 78 % au numéro, compte peu d'abonnés.

    (...) Néanmoins, la Provence veut y croire. Elle a dépensé 31 millions d'euros pour moderniser son outil de travail, dont 25 millions pour deux nouvelles rotatives. (...) L'investissement est financé en grande partie par une réduction des effectifs. (...) Il restera 140 fabricants et 200 journalistes dans le groupe, qui édite aussi un city magazine marseillais, l'Hebdo.

    (...) A la mi-février, la Provence va aussi lancer un site Internet en partie payant, pour lequel six personnes ont été embauchées. (source : Libération, 10 janvier)

     

     - Le cinéma se porte bien, merci. 2006 a même été un excellent cru. Avec 84 millions d'entrée, la progression est de 7,5% par rapport à 2005. Et bonne surprise, ce sont surtout les films français qui sont à l'origine de ce beau score. Citons pêle-même Les Bronzés 3 (10 millions), Camping (5,48 millions), Arthur et les Minimoys (4,4 millions)... Nos amis américains, eux, ont seulement trois films ayant passé la barre des 3 millions : Pirates des Caraïbes, L'âge de glace 2 et Da Vinci Code. Mais ils restent supérieurs en terme de part de marché : 46% contre 45% pour nous. Et la sortie en 2007 de grosses productions comme Spiderman, Harry Potter 5 ou Oceans Thirteen, devrait les aider à refaire leur retard.

     

     - Le CSA a déploré cette semaine l'omniprésence sur le petit écran des candidats Segolène Royal et Nicolas Sarkozy. Dans ce domaine, M6 fait très fort puisqu'en décembre 2006, période étudiée, elle a consacré 53,7 % de ses JT et magazines à la femme de François Hollande. Dans le même temps, Arlette Laguiller, Oliver Besancenot et Corrine Lepage n'ont pas étés présents une seule fois sur la chaîne ! TF1 et FRANCE 2 ont connu une situation plus équilibrée, mais toujours au profit des deux candidats pré-cités.Corine Lepage à l'intention de déposer un recours au Conseil d'Etat, et affirme dans 20 minutes : " TF1 fait ouvertement campagne pour Nicolas Sarkozy (l'étude du CSA démontre pourtant le contraire, avec un léger avantage pour Royal, NDLR) et Nicolas Hulot. J'ai récemment espéré être invitée du JT de TF1, qui m'a indiqué que ce ne serait pas interessant, sauf si je parlais de Hulot ! "

     

     - La fin d'une époque ?

    Bruno Gaccio a annoncé vendredi dans Var Matin sa décision de quitter Les Guignols en fin de saison. "Ça me semble logique après seize ans de bons et loyaux services d’écriture ! Les Guignols ont toujours fonctionné par cycles politiques : les années Balladur de 92 à 95, l’arrivée de Chirac à l’Elysée, la dissolution de 97, etc. Avec la fin du cycle Jacques Chirac, une page se tourne. Il me semble que le moment est opportun pour partir. (...) Canal me propose des projets extraordinaires dans le domaine de la fiction, dont je ne peux malheureusement pas parler davantage pour l’instant. (Il est à la tête de la fiction française de la chaîne cryptée depuis deux ans, ndlr.)"

    Et d'ajouter que si Jacques Chirac se présente et gagne pour la troisième fois, il rempilera. La version modernisée de "quand les poules auront des dents ?"

     

     - Les deuxièmes et troisièmes fois auront étés les bonnes. Le déclenchement du dispositif Alerte-Enlèvement a été couronné de succès jeudi. Lucie et Christophe, les deux enfants recherchés ont en effet étés retrouvés en moins de 24 heures grâce à l'appel d'un automobliste. L'épilogue s'est joué alors dans un centre commercial où Ludovic a retiré de l'argent avec sa carte bancaire - alertant aussitôt la PJ - pour acheter des biscuits et du jus de fruits. Saïd, le gérant de la supérette, raconte : « Tout de suite, je me suis dit que le jeune homme et les enfants avaient une allure bizarre. Ils ont cherché à se cacher lorsqu'une patrouille de police est passée à côté du magasin. Lorsqu'ils sont venus payer, je me suis ensuite aperçu que les enfants, apparemment terrorisés, avaient leurs manteaux recouverts de gadoue. Comme j'avais entendu parler de l'alerte par des clients un peu plus tôt, j'ai demandé à mon neveu de prévenir la police. »

    « Cet homme, qui ne travaille pas, s'est constitué une zone de vie où il pourrait avoir emmené les deux enfants - sans forcément avoir le sentiment de commettre un enlèvement »

    , a avancé Jean Espitalier, directeur régional de la PJ de Versailles.

    Et, fait exceptionnel, le plan a été activé une nouvelle fois un peu plus d'un jour après.

    L'enlèvement d'un nourrisson par une adolescente à Montfermeil par une adolescente justifiant ceci. Succès là-aussi, puisque le bébé a été retrouvé dans le même intervalle de temps. D'après le scénario livré par la police, le renseignement décisif est venu d'un voyageur qui se trouvait à bord du RER C roulant vers le sud de la région parisienne en direction d'Etampes. Ayant reconnu la jeune femme et le bébé, il a alerté des policiers en tenue à sa descente du RER à la station Saint-Michel à Paris. La police a alors décidé de bloquer le train en gare de Brétigny-sur-Orge pour procéder à l'arrestation.

    Le plan Alerte enlèvement, qui s'inspire des systèmes "Ambert Alert" mis en place aux Etats-Unis en 1996 et au Québec en 2003, a été créé en février 2006. Il avait été déclenché une première fois le 9 juillet dernier après la disparition de deux fillettes à Bouillé-Ménard, dans le Maine-et-Loire, qui n'avaient finalement pas étés enlevées, mais oubliées par leur mère chez une amie.

    (sources : TV MANIA, avec L'Express et Le Figaro)


     

     Le gag de la semaine

    (Les Zappeurs, tome 5)


     

    Le tour du PAF en audiences

    (sources : Satellifax, I mediasbiz, MSN, Le zapping du PAF)

    * DIMANCHE 7,

     

    En prime time,

     Swat Unité d'Elite-> 8 913 540 (35,5%)

     Meurtre à la Maison-Blanche-> 4 540 860 (22,1%)

     L'Avare ->  2 634 820 (11,3%)

     Capital->  5 662 060 (22,1%) deuxième !

     

    En seconde partie de soirée,

     Lake Placid-> 2,9 millions (28,5%)

     Faites entrer l'accusé-> 3 millions (25,2%) le crime paie toujours...

     Secrets d'actualité->  2,4 millions (19,5%)

    * LUNDI 8,

    En prime time,

     Josephine Ange Gardien-> 8 072 640 (35,4%)

     Hommage à Elie Kakou-> 4 765 100 (18,7%)

     L'Amour Extra-Large-> 4 204 500 (16,4%)

     Le rôle de sa vie -> 3 587 500 (13,7%)

    ReGenesis->

     

    En deuxième partie de soirée,

     Confessions Intimes-> 3 980 260 (39,2%)

     Mots Croisés-> 1 962 100 (21,7%)


    * MARDI 9,

    En prime time,

     Le dîner de cons->  9 586 260 (36,7%)

     La Tempête-> 6 839 320 (26,2%)

     Boomtown-> 2 971 180 (11,2%)

     Chaos sur la Planète-> 2 634 820 (10%)

     

    En deuxième partie de soirée,

     Le Droit de Savoir-> 5,2 millions (40,7%) énorme !

     T'empêches tout le monde de dormir-> 1,6 millions (20,6%)


    * MERCREDI 10,

    En prime time,

     Chassé Croisé Amoureux->  7 399 920 (28,9%)

     L'inventeur de l'année-> 5 157 820 (19,8%)

     Des Racines et des Ailes-> 4 484 800 (18,4%)

     Equipe Médicale d'Urgence-> 4 036 320 (15,3%)

     

    En deuxième partie de soirée,

     Preuve à l'appui-> 4,5 millions (32,5%)

     L'Arêne de France-> 1,5 million (19%)

     Les docs de l'info-> 1,9 million (14,1%)


    * JEUDI 11,

    En prime time,

     RIS (saison 2) -> 8 465 060 (33,1%)

     Envoyé Special-> 5 269 640 (23,7%) excellents reportages

     Hollywood Homicide-> 3 195 420 (13,5%)

     Missing-> 2 354 520 (9,2%)

     

    En seconde partie de soirée,

     La méthode Cauet-> 2,6 millions (37%)

     Du baiser au bébé-> 2 242 400 (17,5%)


    * VENDREDI 12,

    En prime time,

     Les 30 arnaques les plus incroyables-> 6,1 millions (28,1%)

     Boulevard du Palais-> /

     Thalassa-> /

    L'Embrasement->

     NCIS -> 6,4 millions (25,1%) 1er épisode en tête des audiences !

                              6,9 millions (?%) 2e épisode


    * SAMEDI 13,

     50 minutes Inside-> 3 868 140 (23,3%) deuxième numéro

     On a tout essayé...->  3 027 240 (18,4%)

     

     

    En prime time,

     Le Grand Concours des Animateurs-> 7 455 980 (33,3%)

     Le Plus Grand Cabaret du Monde->  5 381 760 (24,6%)

     Famille d'Accueil->3 531 780 (15,3%)

     Les 4400-> 3 195 420 (13,8%)

     

    En seconde partie de soirée,

     New York Unité Speciale-> 4,3 millions (33,3%)

     On n'est pas couché->  1,7 million (26,5%)


     La série

     

                                                        (n°8)

    Les Dessous de la presse people

    Les dédommagements

    Depasser aujourd'hui les 15000 euros de dommages et intérêts est rare et les avocats de stars regrettent tous l'epoque où ils étaient bien plus conséquents. A les écouter, c'est de la faute d'Arthur, qui avec sa société Endemol a fait entrer la télé-réalité en France.

    [...] "C'est une matière injugeable, estime Gilles Dreyfus. Pour un même article, un juge peut vous accorder 3000 euros tandis que l'autre, plus receptif à votre douleur, ira jusqu'à 15 000 euros. [...] Ce n'est pas de la jurisprudence, c'est de la sensibilité."

    Si le choix du tribunal est stratégique, c'est aussi parce que le combat entre les journaux et les stars est particulier. Il a commencé dans les années 1960 avec les premiers procès du milliardaire Gunther Sachs - amoureux de Brigitte Bardot -, de Johnny Hallyday, de Sylvie Vartan et de Catherine Deneuve. Ces procès, notamment menés par le trio Robert Badinter, Gilles Dreyfus et George Kiejman, ont abouti à la loi de 1970 sur la vie privée. Depuis, "c'est un droit uniquement jurisprudentiel, où il faut guetter la moindre décision, souligne Carine Piccio. Souvent, les avocats font appel juste pour ouvrir une brêche."


    Lu dans la presse

    Débarrassées de leur bouquet numérique TPS, fusionné avec son concurrent Canal+, TF1 et M6 peuvent poursuivre leur concurrence effrénée. M6 a saisi le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) après l'annonce de la prise de participation de 33,5 % de TF1 dans le capital d'AB Groupe. (...) "La prise de participation de TF1 a pour effet, au-delà du marché de l'édition des chaînes, de renforcer la position de cette société sur le marché de l'acquisition des droits audiovisuels ainsi que sur le marché de la publicité télévisée", s'indigne M. de Tavernost, qui a demandé à être auditionné par le CSA sur ce dossier.

    (...) En pratique, la saisine de M6 devrait rester sans effet. Lors de son entrée au capital d'AB Groupe, TF1 avait prévenu que cette opération ne pouvait être considérée comme "un changement significatif du capital" de la société de Claude Berda. (...) Le CSA devrait "faire appel à un expert extérieur" pour encadrer la prise de participation de TF1. Selon nos informations, l'instance de régulation ne devrait pas utiliser son "arme nucléaire", l'article 42-3 de la loi sur l'audiovisuel, qui prévoit le retrait de l'autorisation d'émettre.

    Du côté du CSA, on se déclare "presque admiratif de la façon dont TF1 a changé son fusil d'épaule sur la TNT". D'abord adversaire déclaré du numérique hertzien, la Une pourrait devenir le premier groupe de la TNT gratuite avec quatre autorisations : TF1, TMC, NT1 et le canal bonus.

    (...) La virulence de M6 n'est pas due au hasard. Pour compenser l'érosion de l'audience des chaînes généralistes sur la TNT, M. de Tavernost mise sur une stratégie de groupe avec l'apport des résultats de W9. Une démarche que TF1 n'aurait pu copier avec seulement 40 % de TMC. Mais avec quatre fréquences, la Une devrait maintenir sa domination auprès des téléspectateurs comme des annonceurs.

    (" M6 repart en guerre contre sa concurrente TF1 ",Le Monde, mercredi 10 janvier)

     

     

    La hache de guerre n’est pas enterrée entre François Bayrou et TF1. Mardi matin, le candidat UDF s’est livré à une attaque en règle à l’encontre des grands groupes audiovisuels, en s’adressant directement à leurs dirigeants : «Les grandes chaînes ont d’immenses moyens de pression. J’ai un message pour vous : vous n’êtes pas les patrons de la France».

    (...) Quelques heures plus tôt, sur RTL, Patrick Poivre d’Arvor décochait une pique à l’intention de François Bayrou : un homme «qui a bâti toute sa vie pour devenir président de la République et qui se voit doubler comme ça, je comprends qu’il ne le prenne pas forcément bien». Et le présentateur-vedette de TF1 d’ajouter : «Je respecte beaucoup les hommes politiques. Je peux comprendre que certains d'entre eux soient agacés de voir qu'un homme comme Nicolas Hulot [ndlr : ex-présentateur d’Ushuaia sur TF1] par exemple qui vient de nos propres rangs ne fait même pas campagne, et en à peine trois semaines se retrouve devant François Bayrou».

    (...) Le directeur de l’information de TF1, Robert Namias, dans le Journal du Dimanche, a affirmé qu’ «au mois de décembre, le président de l’UDF a été le politique qu’on a vu le plus sur les plateaux» de la chaîne. Et Namias de dénoncer l’«acharnement contre TF1», qualifiant le président de l’UDF de «démagogique» et son attitude à l’égard de la chaîne privée de «stratégie politique». «Visiblement, François Bayrou n'a rien d'autre à dire pour exister en ce moment».

    (" Nouveau clash entre TF1 et Bayrou ",Le Figaro, mardi 9 janvier)

     

     

     

    TF1 a ainsi prévu trois soirées, animées par Patrick Poivre d'Arvor. Nicolas Sarkozy, le 5 février, tour à tour François Bayrou et Jean-Marie Le Pen, le 12 février, et enfin, le 19 février, Ségolène Royal s'exprimeront face à un panel de 100 Français. C'est-à-dire les quatre candidats en tête des sondages.

    En fait, la plupart des chaînes distinguent à peu près le même quarté. Et se plaignent unanimement de la complexité des règles édictées par le CSA. Depuis le 1er décembre 2006, le conseil emploie une vingtaine de personnes au contrôle des temps de parole. Ses règles prévoient qu'à compter de cette date et jusqu'au 20 mars, veille de la publication de la liste des candidats par le Conseil constitutionnel, les chaînes doivent veiller à "l'équité" entre les candidats déclarés et les candidats "présumés". Du 20 mars jusqu'à l'ouverture de la campagne le 9 avril, le CSA réclame l'équité pour toute personne dont la candidature aura été publiée au Journal officiel.

    (...) Mais la présidence du CSA ne cache pas qu'en rappelant les règles, elle souhaite avant tout éviter que "se répète la bipolarisation de 2002 entre Chirac et Jospin".

    Ce n'est qu'à partir du 9 avril, pendant la période de campagne proprement dite, que le CSA réclame l'application du principe d'égalité à tous les candidats et à ceux qui les soutiennent. Autant dire, dans les quinze derniers jours précédant le premier tour. Du coup, M. Sarkozy et Mme Royal ont déjà prévu leurs principales grandes prestations télévisées avant l'ouverture de la campagne officielle. Espérant qu'à cette date, les jeux seront quasiment faits.

    (" Plusieurs candidats fustigent l'axe Sego-Sarko de TF1 ",Le Monde, mercredi 10 janvier)

     

     

    Vous avez aimé Chirac-Jospin en 2002 ? Vous adorerez Sarkozy-Royal en 2007. La télé est indécrottable.

    (...) Un embrouillamini médiatico-politico-électoral dont le coupable porte le doux nom d'équité. C'est en effet sur ce principe, qui n'a rien de mathématique, que se base pour l'instant le CSA pour évaluer le temps de parole et le temps d'antenne des différents candidats.

    (...) L'équité ? Selon le CSA, les chaînes doivent prendre en compte «la représentativité des candidats» (leurs résultats ou celui de leur formation à des élections récentes) : logique, donc, interprètent les télés, que Sarkozy et Royal prennent plus de place que Bayrou. Les chaînes doivent aussi considérer la «capacité à manifester concrètement l'intention affirmée d'être candidat». En clair : c'est celui qui dit qui y est.

    (...) Après le 20 mars, c'est du billard. Une fois la liste des candidats publiée par le Conseil constitutionnel, les télés devront appliquer à tous le même temps de parole, que le candidat soit adepte de la démocratie participative ou du vol yogique. C'est le principe d'égalité. Un casse-tête pour les télés : si, en 1995, elles n'ont eu que neuf candidats à mettre sur le même pied d'égalité, ils étaient seize en 2002. Quand les chaînes accordaient 15 minutes de temps de parole à Jacques Chirac ou Lionel Jospin, elles devaient faire de même pour Jean Saint-Josse, Christine Boutin et leurs douze autres petits camarades... Voilà qui devrait calmer les indignations de Bayrou.

    (" Télé : les petits candidats réclament du temps de parole ",Liberation, mardi 9 janvier)

     

     

    John de Mol, inventeur de Big Brother, de la Star Academy et de Fear Factor, produit 300 émissions dans le monde. | AFP/HANS STEINMEIER

    Stéphane Courbit, président d'Endemol France, a réalisé l'une des plus belles plus-values de l'année en revendant cette société, fin 2006, avec son associé l'animateur Arthur, au groupe espagnol Telefonica, qui l'a rétrocédée, mardi 9 janvier, au groupe Endemol NV, pour 450 millions d'euros. (...) A 41 ans, il a sur son compte en banque "de quoi mener encore deux ou trois vies", s'ébahit Pierre Lescure, l'ex-PDG de Canal+.

    (...) L'homme n'est guère enclin au doute : " Je regarde tous les dossiers où je peux apporter une valeur ajoutée. M6 et TF1 seraient à vendre, je ne dis pas que je ne regarderais pas."

    (...) Il peut sembler paradoxal que M. Courbit ait vendu Endemol France, devenue grâce à lui l'une des filiales les plus rentables du groupe numéro un mondial de la télé-réalité. "Ce n'était pas un actif qui pouvait constituer la première pierre de ce que je veux construire. Trop franco-français...", dit-il sur le ton de l'évidence.

    Sa vraie cible, c'est... sa maison mère, Endemol NV. Après l'avoir réunifié et introduit en Bourse, Telefonica souhaite se désengager totalement du groupe de production de télé-réalité avant la fin du premier trimestre. (...) Pour le symbole, ravir le groupe à son ex-mentor, avec qui il est plus ou moins brouillé, ne déplairait pas à Stéphane Courbit, qui est en train de monter un tour de table de son côté.

    (...) J'ai toujours douze dossiers sur mon bureau. Cet été, en rentrant de vacances, j'ai demandé à une banque de regarder YouTube... (ce site Internet américain de vidéo en ligne acheté en octobre pour 1,65 milliard de dollars par Google)" Info ou intox ? Qu'importe, le petit prince de la télé-réalité sait qu'il vaut mieux "imprimer la légende", comme disait John Ford.

    (" Stephane Courbit en quête d'une dimension internationale", Le Monde, jeudi 11 janvier)

     

     

    Vous vous prenommez Brandon, Dawson, Dylan, Jarod, Lizzie, Phoebe, Prue ou Wyatt sans pour autant être une star de télé ? C'est la preuve qu'à l'heure cruciale de baptiser leurs enfants pour la vie, les parents ne s'inspirent plus uniquement du calendrier de La Poste.

    (...) Depuis, chaque personnage de série à succès génère son lot de nouveaux prénoms dans l'Hexagone. Friends a donné naissance aux premiers Joey français et aux premières Phoebe. Cette dernière maintient d'ailleurs le cap grâce à Charmed. Début 2006, 531 Françaises portaient ce prénom.

    (...) "J'adorais Bervely Hills, et, en secret, j'aimais beaucoup Brandon.", explique Kelly. "C'est pourquoi j'ai choisi ce prénom pour mon fils. Il incarnait l'homme parfait et je voulais que mon enfant soit parfait. J'ai aussi beaucoup accroché sur Charmed. Je suis retombée enceinte et j'ai décidé d'appeler ma fille Prue !" (...) Les Brandon sont actuellement près de 10 000 !

    (...) Il y en a toutefois que nous n'avons pas réussi à débusquer lors de cette enquête. Alors, que la première Buffy nous fasse signe, si elle existe !

     

    ("Des prénoms en série pour la vie ", Télé 2 Semaines, semaines des 1er et 8 janvier)


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