• Dimanche 15 octobre 2006

    LE BILLET DE LA SEMAINE                                       (15/10)

    N°23


    La phrase de la semaine

    " J'ai croisé en clinique plus de people que dans Gala. "

    (Christine Bravo, VSD, mercredi 11 octobre)


     L'image de la semaine

    AIDES lance dès le 24 octobre une campagne de pub assez réussie pour lutter contre les discriminations envers les personnes seropositives. A cette occasion, les stars sont mises à contribution. Voici trois des affiches les plus réussies.

       

     


    Le tour du PAF en audiences

    (sources : Satellifax, I mediasbiz, MSN, Le zapping du PAF)

    * Dimanche 8 octobre,

    En prime time,

     Les experts -> 1er épisode8 465 060 (32,5%) dont 44,2 % sur les femmes de moins de 50 ans, 41,6% sur les 15-24 ans et 46,7 % sur les 15-34 ans.
                                                 

                                            2e épisode 7 848 400 (31,3%) dont 43,1 % sur les femmes de moins de 50 ans, 45 % sur les 15-24 ans et 47,8 % sur les 15-34 ans.

                                            3e épisode 6 671 140 (40,9%) dont 49,2 % sur les femmes de moins de 50 ans, 43,6 % ur les 15-24 ans et 47 % sur les 15-34 ans.

     FBI : Portés disparus -> 5 549 940 (21,2%)

     Zone Interdite -> 4 428 740 (18,8%)

     Le Châtiment du Makhila ->  3 316 620 (16,8%)


    * Lundi 9,

    En prime time,

     Josephine, ange gardien-> 8 689 300 (34,8%) dont 40,6% des femmes de moins de 50 ans.

     Une vie à t'attendre-> 4 148 440 (16,7%)

     Basic-> 4 148 440 (16,5%)

     Plus de vie-> 3 587 840 (15%)

     Nettoyage à sec-> 1 177 260 (4,7%)

     

    En seconde partie de soirée,

     Grey's anatomy -> 1er épisode4 484 800 (36,9%) dont 56,8 % sur les femmes de moins de 50 ans, 66,7 % sur les 15-24 ans et 58,3 % sur les 15-34 ans.
                                                 

                                                   2e épisode 3 756 020 (48,2%) dont 70,2 % sur les femmes de moins de 50 ans, 76,5 % ur les 15-24 ans et 70,3 % sur les 15-34 ans.

                                                   3e épisode 3 027 240 (62,8%) dont 81,1 % sur les femmes de moins de 50 ans, 84,5% sur les 15-24 ans et 79,5 % sur les 15-34 ans.

     Dans les coulisses des plus beaux palaces-> 1 681 800 (16,6%)


     Complément d'enquête-> 1 233 320 (14,2%)


    * Mardi 3,

    En prime time,

     Grey's anatomy -> 1er épisode6 390 840 (25,9%) dont 41% sur les femmes de moins de 50 ans.           

                                                   2e épisode 5 942 360 (25,7%) dont 40,6 % sur les femmes de moins de 50 ans.

                                                   3e épisode 5 998 420 (37,4%) dont 53,4% sur les femmes de moins de 50 ans.

     

     Harkis-> 6 222 260 (22,2%)

     The Closer-> 4 204 500 (17%)

      Recherche appartement ou maison-> 3 924 200 (17%)

     

    En seconde partie de soirée,

     T'empêches tout le monde de dormir-> 1 065 140 (16,7%)


    * Mercredi 4,

     

    En prime time,

     France/Iles Feröé-> 9 193 840 (39,5%)

     Les Tricheurs-> 4 877 220 (20%)

     Vie privée, vie publique-> 4 204 500 (17,9%)

     L'état de Grace-> echec ! 2 298 460 (9,1%)

     

    En seconde partie de soirée,

     Juste Cause -> 1er épisode2 690 880 (31,2%) dont 39,5% sur les femmes de moins de 50 ans.           

                                               2e épisode : 2 186 340 (41,1%) dont 54 % sur les femmes de moins de 50 ans.

     L'arêne de France nouvelle formule !-> 1 177 260 (20,6%)


    * Jeudi 5,

    En prime time,

     Navarro-> 8 072 640 (32,1%)

     Prison Break -> 5 774 180 (22,5%)

     Envoyé Special-> 3 587 840 (16,8%)

     Les associés-> 2 410 580 (10%)

     

    En seconde partie de soirée,

     La Methode Cauet -> 2 903 000 (35,2%)

     Les années de sang-> 840 900 (13%)


    * Vendredi 6,

    En prime time,

     Star Academy-> 6 446 900 (30,7%)

     NCIS : enquêtes spéciales-6,3 millions () dont 36,7% sur les moins de cinquante ans.

     Thalassa -> /

     Homicides -> /


    * Samedi 7,

     

     Les 400 Couples qui ont marqué les français-> 5 886 300 (31,3%)

     La nuit des records-> 3 924 200 (20,2%)

     SOS 18 -> 3 812 080 (18,4%)

     Charmed -> 2 746 940 (13,2%)


    * Dimanche 15,

    En access,

     66 minutes-> 2 000 000 (16,1%) dont 21,4% sur les moins de cinquante ans, soit une hausse de 700 000 personnes.

    En prime time,

     Les experts -> 7 287 800 (27,4%)

     Louis la Brocante-> 5 269 640 (20,3%)

     FBI : Portés disparus -> 5 157 520 (19,3%)

     Capital  -> 4 092 380 (16,8%)

     

    En seconde partie de soirée,

     Enquête exclusive-> 2 130 280 (22%)



      La série

                                                                    (n°6)

    Retrouvez chaque semaine des extraits du dernier livre de Guy Carlier, 10 ans de chroniques.

     

     Le Pen, octobre 1996

    " En le regardant, je pensais que ce type-là était un peu comme les slips sales des enfants qui traînent sous les lits... On les a laissés là un peu par paresse et toute la crasse finit par s'y coller. Le Pen, c'est le slip sale de la France. Il traîne là, sous notre lit, entouré de moutons de poussière, on en a vaguement honte mais on n'a pas le courage de le ramasser, alors on s'efforce de ne pas y penser. Pourtant, on le sait que plus on attend, plus on aura du mal à le ravoir. Car il y a certaines tâches de honte qui ne s'effacent jamais tout à fait. "

     

    - La nouvelle Star, fevrier 2005

    " Quand à Manu Katché, c'est un très bon batteur qui connut son heure de gloire dans les années 1980, puisqu'il accompagna Sting et Peter Gabriel dans leurs tournées mondiales. Mais aujourd'hui, ce musicien est passé de mode, et chaque fois qu'il veut organiser son emploi du temps, qu'il ouvre son agenda et prend son portable pour noter ses rendez-vous, une vois feminine lui annonce :"Vous n'avez pas de nouveau message." Du coup, et c'est bien normal, Manu Katché est devenu aigri. Oh ! De temps à autre, il arrive que s'inscrive sur l'écran de son portable : "Vous avez un nouveau message", lui donnant une bouffée d'espoir, un espoir vite déçu puisqu'il s'agit du service commercial de SFR qui lui précise qu'au 15 fevrier, il lui restait trente-cinq minutes disponibles sur son forfait. "


    Lu dans la presse

                                                   

    L'engouement pour les séries américaines traduit la montée en puissance des valeurs d'individualisme et de remise en cause des élites.

    La décision de la direction de TF1, à la rentrée, de remplacer le sacro-saint film du dimanche soir par une série américaine, « Les Experts », est la suite logique et emblématique d'une évolution qui dédie d'ores et déjà 20 % de la grille de la chaîne aux séries.

    (...)

    Pour le spectateur un peu naïf, les questionnements soulevés par ces fictions apparaissent modernes et incisifs : libération des femmes dans « Sex and the City », ou visibilité des minorités sexuelles dans « Queer as Folk ». Pour autant, l'analyse fine nous donne à voir une société dont sont exclus les pauvres, les personnes âgées, les handicapés, où les méchants sont massivement recrutés dans les minorités ethniques et chez les étrangers, où les rapports entre les hommes et les femmes sont réduits à leur aspect sexuel. Sous le couvert de discours modernistes politiquement corrects, beaucoup de clichés perdurent, qui « invisibilisent » ou diabolisent des pans entiers de la société. Ces séries seront d'un piètre secours pour améliorer notre regard sur les faibles ou les exclus.

    Elles témoignent aussi d'un individualisme farouche. Dans « Prison Break », chacun instrumentalise les autres pour s'en sortir. On est loin de « La Grande Evasion », où l'aventure ne se pensait qu'en action collective. Il est intéressant de constater que le chacun-pour-soi devient de plus en plus structurant dans les fictions les plus récentes et l'égoïsme est présenté sinon comme une valeur positive, du moins comme une dimension intrinsèque de la survie.

    (...)

    L'acte de gouverner et de soigner n'est plus le premier ressort du récit, mais une simple anecdote qui illustre un conflit de préséance ou une difficulté amoureuse. Les personnages des séries martèlent : « La marche du monde n'a d'importance que si elle vient interférer avec mon existence », faisant écho au désintérêt grandissant des Occidentaux pour le reste de la planète. Etonnez-vous par la suite que la mondialisation soit perçue comme le mal absolu...

    Mais cette nouvelle dialectique entre, d'une part, l'individu et la société et, d'autre part, le citoyen et le reste du monde induit des comportements qui interpellent violemment le responsable politique. Le respect pour les élites et la hiérarchie vole en éclats. Jack Bauer dans « 24 heures », poursuit son enquête contre l'avis du président des Etats-Unis, l'avocate Ally McBeal bouscule l'institution judiciaire.

    (...)

    La société n'est plus pyramidale mais horizontale, individualiste et refermée sur elle-même.

    Les ingrédients sont alors réunis pour développer un autre aspect récurrent des séries américaines : la théorie du complot. Cette démarche est poussée à son paroxysme dans « Lost » mais se retrouve dans beaucoup d'autres séries. Elle formalise de façon nette la méfiance de l'opinion publique pour les dirigeants, les experts, les scientifiques. « On nous cache tout, on nous dit rien. » Toutes les paroles sont égales et personne n'est habilité à exercer un pouvoir moral, économique ou politique.

    Une vision manichéenne

    Cela tranche avec la démarche qui prévalait il n'y pas si longtemps dans les feuilletons. La distinction classique entre les bons et les méchants s'estompe ou se brouille. Et chaque être humain recèle une part d'ombre qui relativise les valeurs morales et accentue le suspense. Jack Bauer n'est pas un pur redresseur de torts mais aussi un « salaud » qui tue et qui torture. A la fin de la saison 2 de « Lost », nous découvrons que les « autres » de l'île sont aussi des êtres humains. Cette vision manichéenne de la société qui s'estompe, signe la fin des idéologies et des approches binaires. Faut-il y voir l'explication des résultats 50-50 répétés aux élections dans de nombreuses démocraties occidentales et anticiper un résultat très serré en mai 2007 ? Sans doute.

    (...) Mais, pour le politique, la leçon la plus étonnante est bien la façon dont les téléspectateurs ont pris le pouvoir. Les émissions de commentaires consacrées aux séries cartonnent, la popularité des personnages est testée en temps réel - l'exaspérante fille de Jack Bauer dans « 24 Heures » a disparu du paysage, par exemple -, des forums de discussion sur Internet leur sont dédiés et examinés à la loupe par les réalisateurs, des associations font la promotion des modes de vie ou des tics de langages des personnages et se constituent en tribus.

    La société civile reprend ainsi de façon interactive son autonomie, redessinant une autre répartition des rapports entre le peuple et les élites. Les politiques ont tout intérêt à décoder le monde des séries américaines : c'est le nôtre, dans ses noirceurs et ses révoltes, mais aussi dans ses extraordinaires capacités d'imagination et de sursaut.

    ( "Ce que cachent les séries américaines", Roselyne Bachelot (!), dans Les Echos du 9 octobre 2006)

     

     

    TF1 va de nouveau programmer des films le dimanche soir, "avant Noël", a indiqué au Monde Etienne Mougeotte, vice-président de la chaîne privée, dans les coulisses du Marché international des programmes de télévision (Mipcom), qui se tient à Cannes jusqu'au 13 octobre. "Il n'a jamais été question de programmer des séries cinquante-deux dimanches par an, affirme M. Mougeotte. La profession du cinéma s'est alarmée à tort et un peu vite."

    (...) L'éviction temporaire du film du dimanche soir au profit de la série américaine "Les Experts" "a été un test pour vérifier si le lobby du cinéma est toujours aussi puissant", souligne aujourd'hui Marie-Paule Biosse Duplan, déléguée générale de l'Union des producteurs de films (UPF).

    (...) Mais, à Cannes, Renaud Donnedieu de Vabres, ministre de la culture et de la communication, a réaffirmé qu'il ne ferait pas pression sur les diffuseurs. "Je ne fixerai jamais un nombre plancher de films, a assuré le ministre. Je ne suis pas directeur des programmes. Je ne me substituerai jamais à ceux dont c'est la charge." Cependant, le ministre devrait annoncer rapidement la création, comme il l'avait promis, d'une "cellule de réflexion" sur la place du cinéma à la télévision.

    (...) L'UPF s'inquiète des conséquences économiques de cette évolution pour la production cinématographique. Quand Canal+ et les chaînes généralistes investissent de 600 000 euros à 4,5 millions d'euros dans la production d'un film, selon l'UPF, une chaîne thématique ne débourse en moyenne que 15 000 euros à 50 000 euros.

    "Ce n'est pas la fin du cinéma sur les grandes chaînes et notamment sur TF1",

    veut rassurer M. Mougeotte, pour qui "il n'y a pas de dégringolade" de l'audience des films à la télévision.

    Pour preuve, explique le numéro deux de TF1 : "Malgré la Coupe du monde de football, il devrait y avoir 14 ou 15 films dans le top 100 des meilleures audiences de TF1 en 2006, contre 16 en 2005".

    ( "Le retour du film du dimanche soir", Le Monde du 11 octobre 2006)

     

     

    Né comme il se doit dans un garage de la Silicon Valley, en Californie, YouTube a vu le jour en février 2005 et ne compte à ce jour que 67 salariés. Au départ, les deux fondateurs, ex-salariés du site de paiement en ligne PayPal, cherchent seulement à se faire passer la vidéo d'une soirée. «Mais quand on a essayé de se l'envoyer par courrier électronique, on n'a pas réussi, expliquait récemment Chad Hurley à ABC. On s'est dit que beaucoup de gens devaient avoir le même problème, et mis au boulot pour trouver une solution.» Le site est monté en quatre semaines à San Mateo, dans la banlieue sud de San Francisco. Avec un slogan «Broadcast yourself», faites votre show et un système simplissime de «postage» des vidéos sans censure, il va conquérir le Web en s'imposant en quelques mois comme le lieu d'un gigantesque zapping mondial. YouTube coûte bien plus qu'il ne rapporte à cause de sa consommation effrénée de bande passante jusqu'à 1,5 million de dollars par mois , mais cela n'empêche pas ses fondateurs, qui comptent sur les revenus publicitaires pour financer un service 100 % gratuit, de lever très vite de l'argent : 3,5 millions de dollars dès novembre 2005 auprès du fonds d'investissement Sequoia Capital le même que Google et Yahoo , qui rajoute 8 millions de dollars au pot en avril.

    (...) Pour répondre aux critiques qui les accusent de diffuser des émissions piratées et intégrales, YouTube décide en mars de limiter les vidéos à dix minutes et promet de faire la chasse aux nombreux contenus protégés par le droit d'auteur.

    (...) Après avoir sommé YouTube de retirer du site des extraits de son Saturday Night Live, NBC se ravise devant le succès sur Internet. «L'émission était plus visionnée sur le site qu'à la télévision», note un analyste. Et en juin, la chaîne signe un partenariat pour diffuser les clips de ses émissions et des publicités sur YouTube, s'engageant en contrepartie à promouvoir le site. Warner puis d'autres majors emboîtent le pas, négociant des accords de diffusion contre un partage des revenus publicitaires. Dès le début de l'été, YouTube est devenu une proie.

    ( "La réussite météorique d'une idée toute simple ", Libération, 11 octobre 2006)

     

     

    Depuis longtemps, j'ai décidé de la date de mon départ du «20 heures». Cela est prévu dans plusieurs années. J'ai calqué mon parcours sur mes amis présentateurs américains, comme le regretté Peter Jennings ou Dan Rather, qui a pris sa retraite à 73 ans. En ce qui me concerne, ce sera bien avant.

    (...) le CSA, ce n'est pas pour moi ! (...) J'ai besoin, par ailleurs, d'un contact fusionnel avec l'information et je n'ai pas l'intention de me retirer trop vite de l'action. Prendre un jour des responsabilités à la tête d'une grande chaîne ? Je ne dis évidemment pas non sur le principe. Mais cela se fera le jour venu et lorsque les titulaires ne seront plus en place. Ils sont trop utiles à leur poste.

    (...)

    Avez-vous déjà été tenté d'anticiper ou de retarder la date de votre départ ?

    Je ne l'ai pas dépassée. Si cela arrive un jour, je serais sincère et dirais : «J'avais imaginé que...».

    (...)

    Vous n'avez jamais été tenté par une vie d'élu ?

    En 1984, François Mitterrand avait eu l'idée saugrenue de me proposer de prendre la tête d'une liste de centre gauche aux européennes. J'ai eu d'autres approches venant d'autres horizons. Mais je ne suis pas dupe. C'est aussi une manière de s'attirer mes bonnes grâces.

    (...)

    Qu'est-ce qui vous ferait brutalement renoncer au JT ?

    Qu'on me place dans une situation de contrainte ! J'ai toujours été reconnaissant envers Patrick Le Lay et Étienne Mougeotte de ne jamais m'avoir mis dans cette position. Il leur est arrivé, mais extrêmement rarement, de me faire des suggestions concernant le choix d'un invité. Quand j'ai refusé, ils ont toujours respecté ma décision. (...) Le patron du JT, c'est le présentateur, comme chez les Américains. C'est ainsi sur TF1. Cela le deviendra un jour sur les autres chaînes.

    Avez-vous un «dauphin» ?

    (...) La révolution pourrait venir de la nomination d'une femme au «20 heures» pendant la semaine. Les postulantes sont légion : Laurence Ferrari, dont j'aime le style direct mais courtois, Marie Drucker, Florence Dauchez, Audrey Pulvar, Anne-Sophie Lapix ou, plus tard, quand elle le voudra, Mélissa Theuriau. Que de possibilités !

     

    (PPDA : "Diriger une chaîne, pourquoi pas ? " Le Figaro, 12 octobre 2006)

     

     

                                      

    Que ce soit du côté de la chaîne ou de la production (Escazal Film), personne ne s'attendait à un tel rejet. Une claque avec, deux mercredis soir de suite, une dernière place au classement des audiences. 12,9% de parts d'audience le 27 septembre, date du lancement de la série, 10% mercredi dernier. (...) «J'ai demandé au département études de se pencher sur cet échec, dit Perrine Fontaine, responsable de la fiction de France 2. Nous avons tous été surpris par le comportement des téléspectateurs.»

    (...) Sur ce point, s'il faut à tout prix trouver des explications à ce fiasco, Perrine Fontaine et la productrice, Sophie Révil, se rejoignent : «J'ai le sentiment que ce qui devait assurer le succès de la série, la pleine actualité d'une femme candidate à la présidence, a été son échec», analyse la productrice. «Le battage médiatique autour de Ségolène Royal a agacé les téléspectateurs qui ont assimilé cette fiction à un élément de plus de la surmédiatisation.» Perrine Fontaine insiste, «la série a été vécue comme un énième sujet politique».

    Quant à ceux qui ont regardé, ils ont sans doute été désarçonnés par la fantaisie et le côté «fable» de la série. «Alors qu'on pardonne tout à «Desperate Housewives» on attend des séries françaises de la crédibilité et du réalisme», remarque Perrine Fontaine. (...) Pour autant, Perrine Fontaine insiste, «on ne va pas se condamner à ne plus innover à cause de ces mauvais résultats. Il ne faut pas copier les séries américaines mais continuer à garder notre spécificité».

    (" Les français ont boycotté la série presidentielle ", Le Figaro, 11 octobre 2006)


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