• Dimanche 18 mars 2007

    LE BILLET DE LA SEMAINE42

     (18/03)


     Les phrases de la semaine

    Je ne veux pas être ton Premier Ministre. On ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve.  "

    (Jean-Pierre Raffarin, mercredi 7 mars, Le Canard Enchaîné. L'ex Premier Ministre s'adresse dans son livre à Nicolas Sarkozy.)


     

    Dans l'actu 

    Revue de détail des principales annonces médias de la semaine.

    * LE CONSEIL supérieur de l'audiovisuel souligne « l'effort des chaînes pour ramener la bipolarisation à un niveau conforme au principe d'équité », dans un communiqué publié hier. Les grandes chaînes hertziennes ont consacré au total 138 heures à l'actualité électorale du 1 e r décembre 2006 au 9 mars 2007. L'accès à l'antenne a été assuré à 26 candidats par chaîne en moyenne.

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    Les deux candidats bénéficiant des temps de parole les plus élevés, Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, totalisent à eux deux en moyenne sur les cinq chaînes environ 41 % du temps de parole et 48 % du temps d'antenne. Les autres chaînes ont également ouvert leur antenne à « un nombre significatif et croissant de candidats ». Selon le CSA, les stations de radio ont également fait un effort pour un accès à une multiplicité de candidats.  (source : Le Parisien)


    Le tour du PAF en audiences

    (sources : Satellifax, I mediasbiz, MSN, Le zapping du PAF)

    * DIMANCHE 11,

    Allocution de Jacques Chirac-> 22 221 000 (85,2%)

     

    En prime time,

     Ennemi d'etat-> 5 998 420 (25,6%)

     Ocean's Eleven -> 5 718 120 (22,6%)

     Louis la Brocante -> 5 774 180 (22,2%)

     Zone Interdite -> 3 419 660 (13,8%)

     

    En seconde partie de soirée,

     Faites entrer l'accusé -> 1 906 040 (19,5%)

     Chirac : la passion du pouvoir ->  1 289 380 (16,4%)


    * LUNDI 12,

    En prime time,

     La Dame d'Izieu -> 7 175 690 (29,2%)

     FBI : Portés Disparus -> 7 343 860 (28,5%)

     Questions pour un champion -> 3 643 900 (15,5%)

     Scènes de Crimes -> 2 746 940 (11,5%)


    * MARDI 13,

    En prime time,

     Bruce Tout-Puissant ->  9 081 720 (37,1%)

     Chez Maupassant -> 7 175 680 (27,5%)

     Batman -> 2 354 520 (10,2%)

     Staline; le Tyran Rouge -> 3 027 240 (12,1%)

    Quand le travail voyage -> 616 660 (2,4%)

     

    En deuxième partie de soirée,

     T'empêches tout le monde de dormir-> 1 200 000 (18,4%)


    * MERCREDI 14,

    En prime time,

     Les Experts ->  9 305 960 (35,5%)

     Louis Page -> 4 092 380 (16,4%)

     Des Racines et des Ailes -> 3 363 600 (13,9%)

     Nouvelle Star -> 5 381 760 (23,1%)

    Disparus en URSS -> 1 121 200 (4,3%)

     

    En deuxième partie de soirée,

     Dr House ->  2 971 180 (39,3%)

     L'Arêne de France  -> 1 569 680 (19,4%)


    * JEUDI 15,

     

    En prime time,

     RIS  ->  7 680 220 (31,2%)

     A Vous de Juger -> 4 484 800 (22,1%)

     Bons Baisers de Russie -> 3 531 780 (15,6%)

     NCIS -> 4 428 740 (17,9%)

    L'Auberge du Spessart -> 616 660 (2,6%)

     

    En seconde partie de soirée,

     La méthode Cauet-> 2 200 000 (31,3%)


    * VENDREDI 16,

    En prime time,

     La Grande Soirée du Logement ->  4 980 000 (25,3%)

     PJ ->  4 500 000 (%) 

     Thalassa-> /

     Bones -> 4 500 000 (%) 

    En fuite -> / (%)

     

    En seconde partie de soirée,

     C'est quoi l'amour -> 1 850 000 (28%)


    * SAMEDI 17,

    En prime time,

     La femme la plus sexy du monde -> 5 100 000 (26,6%)

     Le Plus Grand Cabaret du Monde ->  5 380 000 (26,7%)

     Famille d'accueil -> /

     Les 4400-> / (%)

    Le Sauveur du Serengeti -> /

     

    En seconde partie de soirée,

     New York, unité spéciale -> 2 850 000 (32,3%)

     On n'est pas couché-> 1 350 000 (24,5%)


      La série

                                                        (n°3)

    Le cas Delarue

    A force d'observer Delarue pour tenter de percer le mystère de son succès, l'agence Carat TV en a conclu doctement que son secret était d'avoir progressivement évacué de ses sommaires tous les sujets "sociétaux", pour miser sur trois grands thèmes uniquement : la maladie, l'amour et la famille. Des sujets touchant l'intime qui s'avèrent propices aux confidences et aux révélations télégéniques. Sous couvert d'amibitieux débats de société, ce sont donc encore les penchants voyeuristes qui sommeillent en chacun qu'on cherche à exciter. Mais l'emballage compte aussi. Avec son image de marque assez haut de gamme, son souci d'afficher sur grand écran, derrière ses invités, des citations de Sigmund Freud ou de Simone de Beauvoir, Delarue flatte l'égo du public.

    Contrairement aux vulgaires divertissements, il s'emploie à rester légitime en maintenant l'illusion qu'avec lui on s'édifie devant sa télévision. (...) La plupart des magazines s'échinent donc à bâtir de subtilissimes dosages : de grandes promesses de contenu pour servir de caution, quitte ensuite à rabaisser d'un cran ses ambitions pour assurer l'audience au quotidien.


     

    Lu dans la presse

     

    Depuis jeudi dernier, une

    vraie fausse vidéo du dérapage de Jean-Luc Delarue dans un avion entre Paris et Johannesbourg circule sur le Net. Dans cette parodie montée de toutes pièces, un sosie de l'animateur, pieds nus, importune les passagers, lance des grains de raisin avant d'arracher avec ses dents le bras d'un steward... et de finir sur le message : « Si c'était vrai... ce serait dans Choc Hebdo. »
    Créé par l'agence de marketing viral Buzzman à l'occasion du repositionnement du magazine Choc, ce spot publicitaire fait un malheur : depuis sa mise en ligne, l'audience du site du magazine de Gérard Ponson et du groupe Lagardère Active Média bondit de 500 % par jour. Preuve de son succès, la publicité a déjà été détournée sur Dailymotion et YouTube. Des dizaines de blogs décortiquent le phénomène.

    (...) L'éditeur a de quoi être ravi : non seulement Jean-Luc Delarue n'a pas porté plainte mais cette publicité n'a coûté que quelques dizaines de milliers d'euros. Et a été rentabilisée dès vingt-quatre heures après sa diffusion.

    Pour l'agence Buzzman, créée il y a un an (...), ce succès est aussi une excellente carte de visite. « De l'idée à la diffusion du spot, il s'est écoulé seulement dix jours, raconte Georges Mohammed-Cherif. En quarante-huit heures, nos équipes ont dû dénicher un sosie de Jean-Luc Delarue, cinquante figurants, des costumes d'hôtesses de l'air et l'avion. Finalement, nous avons tourné en une journée dans la carlingue à côté du Concorde au Musée aéronautique d'Orly. »

    Le succès de la campagne est tel que Buzzman compte rebondir pour d'autres marques prochainement. Une publicité parodiant l'histoire d'amour entre un célèbre comédien et une très jolie présentatrice de M6 est déjà dans les tuyaux.

    (" Quand Choc détourne l'actualité grâce à Internet ", Le Figaro, lundi 12 mars)

     

     

     

     

     

    Et d'une, nous, les journalistes, on n'est pas assez bons. Et de deux, ça commence à se voir. Et de trois, on se traîne un blues pas possible. Alors, qu'est-ce qu'on fait ? «On trouve un lieu pour se parler», répond Jérôme Bouvier, un grand sec moustachu à poil long, ancien directeur de la rédaction de RFI et de France Culture, qui a eu l'idée des Assises du journalisme. Trois jours de débats et d'ateliers qui viennent de se dérouler à Lille.

    (...) Frédéric Filloux, directeur de la rédaction de 20 Minutes , aligne des chiffres. Et affirme, pour couper court à l'accusation de faire un «journal sans journalistes» : «80 en CDI et une vingtaine de pigistes à 20 Minutes . On dépense 7 à 8 millions d'euros par an dans la rédaction, sur les 40 millions de charges.» Il fanfaronne : «Je passe mon temps à dire qu'il faut qu'on supprime notre abonnement à l'AFP, c'est une charge financière colossale.» Pression des annonceurs ? Au moins une fois, «les gens de la pub se sont mis à flipper quand ils ont ouvert le journal. Mais il ne s'est rien passé. Ça serait débile pour cet annonceur de ne pas être dans 20 Minutes ».

    (...) «Bienvenue au zoo ! On est en voie de disparition !» lâche Philippe Lefait (France 2 ), pour lancer le débat «Un monde sans journalistes». «Dans J'ai une question à vous poser, sur TF1, Patrick Poivre d'Arvor a inauguré la disparition du journaliste. Et sur France 2, je ne suis pas persuadé qu'ils servent un peu moins la soupe.» Quelqu'un : «Si on ne voit plus de différence entre les blogueurs et les journalistes, c'est que les journalistes vivent une crise de confiance énorme.» Dans une déclaration finale, les assises se sont engagées à élaborer une charte d'éthique et de déontologie commune, et à jeter les bases d'un «conseil de presse», défenseur des journalistes et du citoyen face à ses informateurs.

    (" Séance de thérapie collective pour journalistes déprimés ", Lbération, mardi 13 mars)

     

     

     

     

     

     

    Dans le cas de X Factor, une émission très regardée d'ITV censée trouver les nouveaux talents de la pop, la chaîne aurait facturé 200 000 livres (300 000 euros) de trop aux téléspectateurs participant au vote de leur candidat préféré. ITV apparaît d'ailleurs comme la chaîne la plus coupable, avec quatre émissions faisant l'objet d'une enquête. Seule BBC Two n'est pas impliquée dans le scandale. Par contre, des téléspectateurs avaient été invités à participer en direct à l'émission Saturday Kitchen de la BBC One le 10 février, alors même qu'elle avait déjà été enregistrée. Quant à la cinquième chaîne, Five, elle est aussi dans le collimateur de l'organisme de régulation des télécommunications Ictis : la société de production Endemol, par ailleurs à l'origine de Big Brother ( Loft Story ), a reconnu avoir inventé des noms fictifs de vainqueurs à l'émission Brainteaser afin d'encourager les téléspectateurs à appeler, allant même jusqu'à faire figurer à l'écran l'un des membres de l'équipe de tournage présenté comme un des gagnants. Tous les programmes concernés ont été pour l'instant suspendus.

    (" Télé britannique : arnaque tapez 1; scandale, tapez 2 ", Lbération, mercredi 14 mars)

     

     

     

     

     

    Il n’est jamais prudent de glisser un pied dans une arène, fût-elle « de France » et filmée. On en ressort toujours concassé et fourbu. En six mois, l’émission de Stéphane Bern, diffusée chaque mercredi soir sur France 2, a aligné bon nombre de victimes.

    (...) La psychanalyste Amélie Gahete, directrice de crèche et spécialiste de la petite enfance, s’en relève à peine. « J’ai été trompée, censurée, méprisée », dit-elle, d’autant plus en colère que cet exercice télévisuel la rebutait. (...) . Au centre de cette arène où les discours se valent, l’économiste Jacques Marseille colloque sur les 35 heures avec Florent Pagny et le coiffeur Franck Provost ; le député Patrick Braouzec défend les sans-papiers contre la skieuse Marielle Goitschel et Kenza (dite « du Loft »).

    (...) Cette émission, précisément, ose tout. Des caméras cachées où un faux flic (Sébastien Thierry) ridiculise la France profonde. Et un centre d’appel où un pseudo-standardiste (Patrice Thibaud) multiplie les gags, comme se greffer une fausse patte en peluche à la place de la main pour rebondir sur la confession d’un témoin devenu aveugle à la suite d’une erreur médicale. Cette dernière rubrique vient de sombrer aux oubliettes.

    (...) Si les plateaux se sont un peu détériorés au fil de l’hiver, avec une pléiade de chanteurs has been, de psychothérapeutes douteux, de seconds couteaux d’associations – une émission « Peut-on rire de tout ? » a même été annulée, faute d’invités –, de récents ajustements permettent à nouveau de séduire des personnalités crédibles.

    (...) Pour parfaire la mascarade, des avocats défendent chaque camp avec la subtilité d’un menhir. Castés par la production sur les vidéos d’un concours d’éloquence célèbre dans la profession, ces jeunes loups du barreau de Paris détournent les effets de manches au nom du rire (gras). (...) « Ce sont des clowns, des danseurs de claquettes, des caricatures de ce que la profession ne veut plus être, estime quant à lui Vincent Delmas, président du Cosal (syndicat des avocats libres). Ils véhiculent l’image d’avocats mercenaires qui défendraient n’importe quoi avec des arguments fumeux. Nous, on est obligés de passer derrière pour donner le change dans les médias. »

    Depuis deux semaines, des ténors du barreau (Gilbert Collard, Georges Kiejman…) se joignent donc aux jeunes rhéteurs pour insuffler du crédit à ces débats en berne.

    (...) Résultat, l’indigence du concept s’estompe peu à peu, révélant une émission tout simplement « bas du front » et standardisée. Loin d’une certaine promesse de septembre, quand France 2 fanfaronnait sur la « formidable émission de débat qui manquait au service public » .

    (" Dégâts télévisés ", Télérama, samedi 10 mars)

     

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