• Dimanche 1er octobre 2006

    LE BILLET DE LA SEMAINE                                       (01/10)

    N°21


    La phrase de la semaine

    " Quand je vais à la télé, je vais aux putes et j'assume."

    (Eric Zemmour)


     L'image de la semaine

    Regardez bien ces deux photos ci-dessous. L'une a servi pour la presidentielle 2002 et l'autre illustre un livre de Strauss-Kahn sorti la même année. Rien ne vous choque ? Eh oui, les deux protagonistes adoptent la même pose, à quelques différences près. Qui a copié l'autre ?

     


    Le tour du PAF en audiences

    (sources : Satellifax, I mediasbiz, MSN, Le zapping du PAF)

    * Dimanche 24,

    En prime time,

     Les experts -> 8 465 060 (32,4%)

     FBI : Portés disparus -> 5 718 120 (21,8%)

     Zone Interdite  -> 3 419 660 (14,5%)

     Famille d'accueil -> 3 363 600 (13,2%)

     

    En seconde partie de soirée,

     Enquête exclusive-> 1 600 000 (20,9%)


    * Lundi 25,

    En prime time,

     Marie Besnard-> 11 604 420 (46,1%)

    dont 48,3% des femmes de moins de 50 ans.

     Le Boulet-> 4 204 500 (16,9%)

     Fusion-> 3 363 600 (14,6%)

     Madame la commissaire-> 2 074 220 (8,5%)

     

    En seconde partie de soirée,

     Grey's anatomy -> 1er épisode4,7 millions (38,8%) dont 55,6% sur les femmes de moins de 50 ans.

                                         2e épisode : 3,6 millions (48,1%) dont 68,2% auprès des femmes de moins de 50 ans.

     Un oeil sur la planète-> 1 009 080 (13,1%)

     Ce soir ou jamais-> 505 000 (7,3%)


    * Mardi 26,

    En prime time,

    Cyril Lignac

     Football : Losc Lille/AC Milan-> 5 381 760 (22,6%)

     93 rue Lauriston-> 5 269 640 (22,2%)

     Vive la cantine !-> 5 101 460 (21,8%)

     The Closer-> 4 428 740 (17,8%)

     Stagiaire à durée indeterminée-> 392 420 (1,6%)

     

    En seconde partie de soirée,

     Le Droit de Savoir-> 2 900 000 (32,7%)

     Les hommes de l'ombre-> 1 400 000 (17,9%)

     T'empêches tout le monde de dormir-> 1 300 000 (17,9%)

     Ce soir ou jamais-> 1 681 800 (12%) avant le Soir 3, et 336 360(5,4%) après le journal.


    * Mercredi 27,

     

    En prime time,

     L'homme de ta vie-> 6 502 960 (28%)

     Missing-> 4 316 620 (17,7%)

     Vie privée, vie publique-> 4 148 440 (18,5%)

     L'état de Grace-> echec ! 3 139 360 (12,9%)

     

    En seconde partie de soirée,

     Juste Cause -> 2 410 580 (20%)

     L'arêne de France -> 1 513 620 (25,3%)

     Ce soir ou jamais-> 392 420 (6%)


    * Jeudi 28,

    En prime time,

     Une femme d'honneur-> 8 745 360 (35,9%)

     Prison Break -> 5 325 700 (21,3%)

     Envoyé Special-> 3 924 200 (17,9%)

     Stupeur et tremblements -> 2 354 520 (9,2%)

     

    En seconde partie de soirée,

     La Methode Cauet -> 2 578 760 (31,1%)

     10eme chambre, instants d'audience-> 1,5 million (23,4%)

     Ce soir ou jamais-> 800 000 (6%) avant le Soir 3, et 448 480 (7,1%) après le journal. En moyenne, cette semaine, la nouvelle émission culturelle a réuni 616 000 personnes pour 7,8%.


    * Vendredi 29,

    En prime time,

     : Fin de soirée...

     Star Academy-> 6 783 260(33,1%).  Dans le détail : 41,8% sur les femmes de moins de cinquante ans, 40% sur les 15-24 ans et 41,9% sur les 15-34 ans. Pic d'audience à 21H50 avec 7 680 200 personnes.

     NCIS : enquêtes spéciales

    -> 5,8 millions (24,4%) dont 35,9% sur les moins de cinquante ans.

     Thalassa -> 4 millions

     Homicides -> 3,3 millions

     

    En seconde partie de soirée,

     Sans aucun doute-> 1 840 000 (39,3%)

     Numbers-> 3 700 000 (17%). L'audience supèrieure s'explique par la diffusion de cette série, qui commence plus tôt.



      La série

                                                                    (n°4)

    Retrouvez chaque semaine des extraits du dernier livre de Guy Carlier, 10 ans de chroniques.

     

    - Les Grosses Têtes, juillet 1996

    " Et j'oubliais Jacques Pradel... Pradel égal à lui-même, puisque dans Les Grosses Têtes, il emmène l'humour au même endroit que celui où il emmène l'emotion dans ses propres émissions. Le problème, c'est qu'il ne tire pas la chasse, Pradel. Résultat, à chaque fois, c'est nous qui ramassons la merde..."

     

    - I Television, novembre 1999

    " J'ai testé pour vous la nouvelle chaîne d'info, I Télévision. Pour vous donner une idée, ça ressemble au journal de Jean-Pierre Pernault, mais avec des incidents techniques de France 3 Regions. [...] Alors je vous explique le principe. Toute la journée, vous avez un présentateur dont ils ont collé le bureau juste devant la porte d'entrée de la chaîne. Donc, on voit les gens rentrer dans la station, les coursiers avec les pizzas, des types qui arrivent et se font la bise, "tiens, salut, ça va, ouais, qu'est-ce-que tu fous là, ben je viens postuler pour un emploi de journaliste-cameraman-preneur de son-monteur-chauffeur de camionnette de couleur atroce à 8000 francs par mois. Oui, parce que c'est ça le concept. "


    Lu dans la presse

    ALAIN REY : « La pensée UMP est dominante, il fallait que France Inter soit propre sur elle »
    (Sur l'ancien chroniqueur de France Inter Alain Rey) : Sur France Inter pour son 8 h 57, il arrivait tôt, s'asseyait, prenait un café et sortait de son cartable une petite feuille brouillonne lisible par lui seul. « Il y a eu chez lui une forme de dévoilement, puisqu'il s'est mis à parler en son nom propre. Et aussi une prise de risque puisqu'il est passé de l'écrit à l'oral », confie Danièle Morvan, collaboratrice du Robert depuis vingt-cinq ans. Il aimait cette démultiplication, ne se défendait pas d'un certain narcissisme, croisait ainsi le vivier de l'actualité au petit matin, comme ces hommes politiques qui voudraient ne heurter personne. « Un réseau d'interdits et de tabous pèse sur leur discours. Je ne sais pas comment ils arrivent à prononcer trois mots. C'est une performance linguistique remarquable qui aboutit à quelque chose qui ne peut pas être passionnant. » Il aime bien François Hollande, se sentait « assez proche » de Bourdieu, a clairement laissé entendre ce qu'il pense des aboiements de Sarkozy. « On lui disait souvent : "Tu es le plus subversif d'entre nous" », raconte le journaliste Vincent Josse. Et voilà comment un érudit, qui libéra ses convictions au gré des définitions, fut écarté des ondes de France Inter par le président Cluzel. « J'y vois deux raisons. Un, Cluzel ne supporte pas le vieillissement et la maladie, et je suis vieux. Deux, la pensée UMP est dominante, fallait que France Inter soit propre sur elle. » Un coup de la droite, puis trois mois plus tard, avec l'affaire coloniale, un coup de la gauche. « C'est un homme libre », dit Stéphane Paoli. [...]

    (Libération, mardi 26 septembre)

    * * *

    JT / SECURITE : les images orchestrées par Sarkozy font débat au sein des rédactions

    Deux images. Un visage tuméfié en gros plan qui rappelle celui de « papy Voise », diffusé en boucle à la veille de l'élection présidentielle de 2002. Et un coup de filet policier aux Tarterêts en forme de conférence de presse. Deux images orchestrées par (le ministre de l'Intérieur et président de l'UMP) Nicolas Sarkozy qui relancent le débat sur le traitement médiatique de l'insécurité, le même qui avait agité l'après 21 avril 2002. La première, c'est celle du CRS tabassé aux Tarterêts, interviewé sur son lit d'hôpital. A l'occasion de la visite de Sarkozy à son chevet jeudi dernier, la Direction générale de la police nationale sélectionne quelques journalistes - Europe 1, l'AFP, LCI, France 2... qui mettent ensuite leurs images et leurs sons à disposition. L'interview du CRS fait l'ouverture des JT de 20 heures de TF1 et France 2. Sur France 3, quelques minutes avant le 19/20, la rédaction s'interroge. « Il y a eu un débat, raconte Jean-Marc Pitte, président de la Société des journalistes (SDJ). Nous avons décidé de ne pas passer les images, car nous n'avions pas le temps de les remettre dans leur contexte. » C'est chose faite dans le Soir 3, où le commentaire précise qu'il s'agit d'« une entrevue avec la presse organisée par le ministère de l'Intérieur ». Toutefois le SNJ-CGT de France 3 « appelle les journalistes à s'interroger sur leurs pratiques ». Rebelote lundi avec le coup de filet aux Tarterêts, grand ouvert aux médias par le ministère de l'Intérieur. Ce que ne précise pas TF1, ni à 13 heures, ni à 20 heures. En revanche, sur France 2 (à 20 heures seulement) et France 3, les journalistes soulignent que la descente s'est effectuée « sous les objectifs de nombreuses caméras ». Sur les rédactions, plane le soupçon d'une bonne vieille manip sarkozienne. Julien Dray, porte-parole du PS, qualifie, lui, l'opération de « police spectacle ». Pas si simple, répond-on à France 2 et France 3. « Il ne faut pas que Sarkozy cache la forêt, s'exclame Serge Cimino, du SNJ de France 3. Le problème est plus vaste. » [...]


    (Libération, mercredi 27 septembre)

     

     

    "Françaises, Français, blogueuses, blogueurs...", par Patrick Jarreau

     

    En 2002, déjà, tous les candidats avaient un site. La nouvelle mode, c'est le blog. Un homme ou une femme politique moderne se doit d'en avoir un. (...) Le propre de la communication par blog est en effet de ne pas être à sens unique. Le récepteur du message se veut tout aussi émetteur que celui ou celle dont il lit les textes. (...) Se constitue ainsi une "république des blogs", bannière sous laquelle quelque 80 blogueurs se sont réunis, mercredi 27 septembre, dans un café parisien.

    (...) Les journaux et les médias audiovisuels classiques s'inquiètent (la preuve) de ces circuits de communication qui s'établissent dans leur dos, voire sur leur dos.

    Dominique Voynet et François Bayrou sont passés saluer les blogueurs. Le président de l'UDF n'a pas de blog personnel, alors que la candidate des Verts a le sien (http://www.dominiquevoynet.net/blog/), mais il trouve ce nouvel instrument très intéressant. D'ailleurs, la liste des hommes politiques (et des rares femmes) qui tiennent leur journal électronique ne cesse de s'allonger. Jean-Pierre Raffarin, auquel son mandat de sénateur de la Vienne laisse des loisirs, vient d'ouvrir son "carnet" (http://www.carnetjpr.com/). Certains sont devenus des stars du blog politique : Dominique Strauss-Kahn à gauche, Alain Juppé à droite. Contrairement à ce qu'on croit parfois, Ségolène Royal, dont l'ascension doit beaucoup à l'Internet, n'a pas de blog. Son site, desirsdavenir.org, est un site classique, informant sur les positions et les activités de la candidate, mais agrémenté d'un forum "participatif", dont le contenu est "modéré", c'est-à-dire filtré, a priori.

    (...) Pour les responsables politiques, participer à la "blogosphère" est une cure de jouvence et une épreuve de réhabilitation. Non, ils ne sont pas lointains, hautains, repliés sur leur monde, incapables de tenir compte de ce que pensent les simples citoyens. Et puis, le blog leur permet de réaliser leur rêve de toujours : communiquer avec les électeurs sans l'intermédiaire de ces éternels gêneurs que sont les journalistes.

    (Le Monde, vendredi 29 septembre)


  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :