• Dimanche 25 mars 2007

    LE BILLET DE LA SEMAINE43

     (25/03)


     Les phrases de la semaine

    Il faut virer la direction de France 3 ! Je ne peux pas le faire maintenant. mais ils ne perdent rien pour attendre. Ca ne va pas tarder ! "

    (Nicolas Sarkozy, dimanche 18 mars, juste avant le début de France Europe Express. Cité par Le Canard Enchaîné, trois jours plus tard.)

    *

    "Philippe nous invite, Philippe va ouvrir son portefeuille, c'est extraordinaire ! "

    (Nelson Montfort, jeudi 22 mars sur France 2, 12H41. Philippe Candeloro, exalté par la victoire de Brian Joubert, a invité l'équipe des commentateurs à partager un verre de saké.)

    *

    Nous prendre Ardisson est une agression gratuite. On saura s'en souvenir. "

    (Nicolas de Tavernost, Le Point, jeudi 22 mars. Le patron de M6 fait référence au départ prochain de l'homme en noir de Paris Première.)

    *

    On passe notre journée avec des chronomètres pour effectivement donner égalité du temps de parole à tous les candidats. On est moins dans le journalisme et davantage dans la comptabilité. "

    (Arlette Chabot, samedi 24 mars, + Clair, sur Canal +.)


     

    Dans l'actu 

     

     - L'homme en noir à dit oui... à la direction de Canal + qui lui a demandé dès la rentrée prochaine d'abandonner la présentation de 93, Faubourg St Honoré sur Paris Première. A la clé, davantage d'émissions confiées aux bons soins de l'animateur-producteur Thierry Ardisson, qui pourrait même en présenter quelques-unes. On a d'ailleurs évoqué son nom cette semaine car il serait prévu qu'il remplace Michel Denisot à la tête du Grand Journal si jamais celui-ci devait être poursuivi judiciairement dans l'affaire du PSG. Une information donnée par Le Point que Canal + a formellement démenti.

     

     

     - Une union consommée. Depuis mercredi, TPS n'est plus disponible dans le commerce. Cela fait suite au rachat du bouquet de TF1 et M6 par Canal +. Et dans l'histoire, les abonnés à Canal Sat sont les plus chanceux, puisqu'ils récupèrent plusieurs chaînes issues du bouquet concurrent dont Piwi, Télétoon, TF6, Série Club... A partir de septembre, les abonnés de feu TPS vont recevoir la visite d'un technicien qui réorientera l'antenne vers le satellite Astra, et ce aux frais de CanalSat. En revanche, pas touche au décodeur TPS, qui est compatible. Une fois la parabole dressée vers Astra, l'abonné à feu TPS recevra 47 nouvelles chaînes. (avec Libération)

     

     

     - Une vierge effarouchée. C'est le premier sentiment que j'ai eu à la lecture du post de Jean-Marc Morandini en date du 20 mars. L'animateur s'est en effet étonné d'avoir reçu une lettre des avocats de Reservoir Prod lui demandant de ne pas user à tort et à travers la marque C'est mon choix. Extrait : "Le présent courrier vous met, en conséquence, en demeure de cesser toute utilisation de la marque "C'est mon choix" dès lors que cette dénomination ne désigne pas l'émission produite et exploitée par Réservoire Prod. La société Réservoir Prod entend réserver tous ses droits compte tenu du préjudice causé à la marque qu'elle détient. "

    Réaction de Morandini : " Outre le fait que cela me paraît une réaction bien excessive, je précise à Jean Luc Delarue et ses équipes qu'un simple coup de fil ou un simple mail aurait suffit à faire modifier l'article en question. Visiblement ils connaissent mon mail pour me faire parvenir "leurs records d'audience l'après-midi sur France 2", mais pas lorsqu'il y a un problème, aussi "grave" que l'utilisation de la marque "C'est mon choix" dans un article ! Au fait... A-t-on encore le droit de citer le nom de "Jean-Luc Delarue" ou est-ce également une marque déposée? "

    Je rétorquerai à cela que c'est l'hôpital qui se fout de la charité. Pour rappel, le zorro des médias n'a eu de cesse de menacer l'année dernière les utilisateurs du forum de Toutelatélé.com de poursuites judicaires s'ils continuaient à le critiquer à tout bout de champ. Alors, question réaction disproportionnée, je dirai plutôt 1 partout balle au centre et avantage à Morandini.

     

     

     - La liberté d'expression est sauve. La justice a relaxé jeudi le directeur de l’hebdomadaire satirique Charlie Hebdo, Philippe Val, qui était poursuivi par deux organisations musulmanes pour avoir publié en 2006 des caricatures de Mahomet. L’Union des organisations islamiques de France (UOIF), partie civile au procès, a annoncé qu’elle allait faire appel de cette relaxe. Philippe Val était passible d’une peine maximale de six mois d’emprisonnement et de 22.500 euros d’amende. Lors de l’audience, les 7 et 8 février, la représentante du parquet avait requis la relaxe au nom de la liberté d’expression. (avec Libération)

     

     

      - Un duo inédit, pour une soirée qui ne l'est pas moins. Selon les informations du magazine médias de TPS Star, Marc-Olivier Fogiel et Nathalie Renoux (le 12 50) seraient pressentis pour présenter la première soirée électorale de M6. Cela signifierait-il qu'Estelle Denis n'a pas convaincu à la présentation de 5 ans avec ?

    Sur Canal +, Laurence Ferrari sera aux commandes du prime time spécial éléctions. Les Guignols l'accompagneront pour l'occasion, et auront même l'honneur d'annoncer le nom des deux qualifiés pour le second tour, et, quinze jours plus tard, du ou de la présidente de la République.


    Le tour du PAF en audiences

    (sources : Satellifax, I mediasbiz, MSN, Le zapping du PAF)

    * DIMANCHE 18,

     L'Effet Papillon -> 897 000 (6,8%) record !

     Sept à Huit -> 5 998 420 (29,3%)

     

    En prime time,

     Spy Game -> 7 175 680 (30,2%)

     Le maître du jeu -> 4 260 560 (17,5%)

     Unsolved -> 2 859 060 (10,9%)

     Capital -> 4 500 860 (18,5%)

     

    En seconde partie de soirée,

     Lucie Aubrac -> 1 121 200 (13,6%)

     Enquête exclusive ->  2 410 580 (22,9%)


    * LUNDI 19,

    En prime time,

     La Dame d'Izieu -> 8 072 640 (31,5%)

     FBI : Portés Disparus -> 8 128 700 (29,9%)

     Français : votez pour moi -> 1 625 740 (8,4%)

     Jet Set 2 ->  3 699 960 (14,3%)

     

    En seconde partie de soirée,

     Confessions intimes -> 2 746 940 (27,2%)

     Complément d'enquête -> 1 200 000 (22,7%)

     Pulp Fiction ->  1 457 560 (17,2%)


    * MARDI 20,

    En prime time,

     Mensonges et trahisons ->  4 821 160 (19,2%) troisième des audiences !

     Chez Maupassant -> 7 231 740 (27,7%)

     Pale Rider  ->  5 045 400 (20,5%)

     Pekin Express -> 4 092 380 (17%) bon début et leader sur les moins de cinquante ans (26,5%)

     

    En deuxième partie de soirée,

     Le Grand Frère ->  3 924 200 (36,3%)

     T'empêches tout le monde de dormir-> 953 020 (15,3%) bide


    * MERCREDI 21,

    En prime time,

     Les Experts ->  9 148 080 (35,7%)

     Vie Privée, Vie Publique -> 3 643 900 (15,4%)

     Nouvelle Star -> 5 045 400 (21,7%)

     

    En deuxième partie de soirée,

     Dr House ->  2 600 000 (36,4%) 1er épisode et 1 900 000 (44,2%) pour le 2e épisode.

     L'Arêne de France  -> 1 401 500 (14,9%)


    * JEUDI 22,

     Patinage Artistique -> 1 850 000 (23,4%) Brian Joubert, champion du monde !

    En prime time,

     RIS  ->  6 559 020 (26,2%)

     Envoyé Special -> 4 260 560 (19,2%)

     Louis la Brocante  -> 5 325 700 (22%)

     NCIS -> 4 316 620 (17,1%)

    Les Orgueilleux -> 1 233 320 (5%)

     

    En seconde partie de soirée,

     La méthode Cauet-> 2 816 340 (35,1%)


    * VENDREDI 23,

    En prime time,

     Qui veut gagner des millions ? -> 7 400 000 (35,2%)

     PJ ->  4 000 000 (%) 

     Thalassa-> 3 000 000

     Bones -> 4 820 000 (19,5%) 

    -> / (%)


    * SAMEDI 24,

     Lituanie -France -> 7 340 860 (42,8%)

    En prime time,

     Cauet retourne à la télé -> 4 989 340 (25,7%)

     Symphonic Show ->  4 500 000 (22%)

     Nous nous sommes tant haïs -> 3 700 000 (%)

     Smallville-> / (%)

    2057, le monde de demain -> /

     

    En seconde partie de soirée,

     New York, unité spéciale -> (%)

     On n'est pas couché-> 1 625 000 (24,8%)


      La série

                                                        (n°4)

     Comment tout a commencé...

    Ce n'est qu'avec le lancement de la Cinq et la privatisation de TF1, en 1987, que la mode des sondages arriva dans les chaînes. Mises en concurrence, obligées de se battre pour séduire de nouveaux annonceurs, les jeunes télés commerciales se jetèrent dans la course à l'audience, entraînant, bon gré mal gré, dans leur sillage tout le secteur public. Il fallait éplucher les chiffres, compulser les courbes, disséquer le profil des téléspectateurs pour trouver l'argument décisif qui ferait mouche auprès des publicitaires.

    Peu à peu les instruments de mesure s'affinèrent. En 1989, on mis au point le Médiamat - de l'institut Médiamétrie -, capable de mesurer l'audience par individu. (...) On allait donc enfin savoir combien exactement - si tant est que les cobayes n'oublient pas d'appuyer sur leur bouton-poussoir - quel membre de la famille regarde quoi et avec qui. La véritable tyrannie pouvait dès lors s'exercer.


    Lu dans la presse

    Nicolas Sarkozy se verrait-il déjà à l'Elysée ?

    Trépigne-t-il déjà en s'imaginant bientôt disposer des pleins pouvoirs ?

    Sans doute grisé parles sondages qui le placent en tête du premier tour, le candidat UMP s'est récemment laissé aller à une petite crise d'autorité dans les locaux de France 3. Une sorte de caprice régalien que l'on croyait appartenir à d'autres temps, ceux de la vénérable ORTF.

    M.Sarkozy a en effet menacé de « virer » notre direction. Comme ça, sur un coup de tête. Parce qu'elle n'a pas daigné lui dérouler le tapis rouge et accourir immédiatement à sa rencontre lorsqu'il est venu, le 18 mars dernier, participer à l'émission France Europe Express, présentée par Christine Ockrent.

    A peine arrivé, Monsieur le Ministre-candidat se laisse d'abord aller à quelques grossièretés, estimant que cette émission « l'emmerde » et qu'il n'a pas envie de la faire !

    Ensuite, le voici vexé de devoir attendre dans les couloirs de France 3 pour êtremaquillé, d'autres invités occupant déjà les lieux (et oui, France 3 ne dispose que d'une salle de maquillage). (...) « Je ne peux pas le faire maintenant. Mais ils ne perdent rien pour attendre. Ca ne va pas tarder».

    Les Français sont désormais prévenus ! L'une des priorités de Nicolas Sarkozy s'il est élu président de la République sera de couper des têtes

    à France 3. A la trappe ces directeurs qui tardent à exécuter les courbettes.

    (...) La Société des Journalistes de la Rédaction Nationale de France 3 ne peut qu'être scandalisée par une telle attitude de la part d'un candidat

    à la plus haute magistrature de France. Nous nous inquiétons que M.Sarkozy puisse afficher sans aucune gêne un tel mépris pour

    l'indépendance des chaînes de service public.

    Non, monsieur Sarkozy, les journalistes de la Rédaction Nationale de France 3 ne sont pas et ne seront jamais vos valets. Ils résisteront à toute menace pesant sur leur indépendance. (...) Par respect pour eux (les téléspectateurs), pour leur intelligence, nous n'accepterons jamais aucune forme de mise sous tutelle politique. Ni de votre part, ni de la part d'aucun autre candidat.

    A bon entendeur.


    (La société des journalistes de France 3, vendredi 23 mars)

     

     

    Août 2006, le pionnier


    Le premier homme politique à mettre les pieds dans «Second Life» est Mark Warner, le gouverneur démocrate de l’état de Virginie, aux Etats-Unis. Pantalon beige, blazer, raie sur le côté, il a tout du parfait présidentiable, dans la réalité comme dans le virtuel.

    (...) Décembre 2006, les premiers Français de Second Life sont d'extrême droite
    Côté français, le Front national dégaine le premier en ouvrant une permanence avec drapeau français flottant au vent et logos du FN placardés sur les murs. Dans les faits, le QG est tenu par la section mosellane du Front national de la Jeunesse. Régulièrement, des manifestants anti-FN font irruption et apposent des graffitis parasites: «enculés de nazis, cassez-vous!».

    (...) Fin février 2007, la riposte sarkozyste
    Le cabinet de Nicolas Sarkozy réplique en louant une île entière, lancée par son soutien Loïc Le Meur qui,

    sur son blog, annonce faire «deux fois plus d’audience que le PS après dix jours seulement».

    Chiffres erronés, reprennent les observateurs français de Second Life
    sur le blog slobserver.com. Selon eux, les chiffres de trafic au 6 mars 2007 sont de 14.171 pour le QG socialiste et de 11.984 pour le siège de l’UMP.

    (...) Dernier arrivé en date: l’avatar de Renaud Donnedieu de Vabres, ministre de la culture français, venu inaugurer le 8 mars une exposition virtuelle accompagné de son labrador, modélisé en 3D lui aussi. Au final, le ministre est resté 15 minutes au vernissage et a seulement réussi à articuler «bonjour tout le monde» à l’attention des avatars qui l’attendaient depuis 40 minutes dans la galerie d’art de «Second Life».


    (" Huit mois dans la vie politique de Second Life ", 20 minutes.fr, vendredi 9 mars)

     

     

     

    Lundi 12 mars, pour son interview quotidienne dans les studios d'Europe 1, Jean-Pierre Elkabbach (également président de la station) recevait le premier ministre, Dominique de Villepin, quelques heures après l'annonce de Jacques Chirac de ne pas briguer un troisième mandat pour l'Elysée.

    Dans la concurrence féroce que se livrent les grandes radios généralistes pour décrocher, chaque matin, la personnalité qui "fait" l'actualité, la venue du premier ministre au micro d'Europe 1 est un scoop.

    (...)

    Pourtant, ce matin-là, il s'est passé autre chose dans le studio d'Europe 1. Jean-Pierre Elkabbach et Dominique de Villepin se connaissent bien. Ils s'estiment, se respectent. Questions, réponses.

    (...) Les mots du premier ministre sont inhabituellement hachés. On sent de l'émotion dans sa voix.

    (...) Derrière la vitre du studio, (...) le photographe envoyé ce matin-là par Le Monde, fait des photos dont celle publiée dans l'édition du 13 mars où, après l'entretien, on voit M. Elkabbach poser sa main sur l'épaule de M. de Villepin. Un geste inattendu entre un homme politique et un journaliste qui sera même suivi, selon Jean-Claude Coutausse, d'une bise amicale entre les deux hommes. Un moment de familiarité que n'a pas pu saisir le photographe.

    Soupçonné de sympathie sarkozyste, M. Elkabbach affirme au Monde "ne pas se souvenir" d'avoir embrassé le premier ministre, et nie le geste de connivence. (...) "A la fin de l'entretien, il m'a juste demandé s'il n'était pas allé trop loin. C'est alors que je lui ai posé la main sur l'épaule pour le réconforter. Pour moi, ce fut instinctif et naturel, et non pas un geste de connivence ou de complaisance."

    (" Un geste "osé" ", Le Monde, dimanche 18 mars)

     

     

     

    On savait qu'Omar Harfouch, qui n'a pour seule raison d'exister que sa supposée fortune, était particulier. Qu'il participe à Je suis une célébrité, sortez-moi de là !" ou qu'il s'affiche comme celui qui fera avaler à Geneviève de Fontenay son chapeau de Miss France, il sait faire parler de lui. Il y est encore parvenu mardi, en arrivant sur le plateau de "T'empêches tout le monde de dormir" avec un gilet pare-balles. Il n'en a pas fallu davantage pour réveiller le tueur qui sommeille en Marc-Olivier Fogiel. Ce fut un inutile moment de direct, et les téléspectateurs auraient donné très cher pour voir ce qui s'est passé une fois l'émission terminée. Marc-O' et Omar sont-ils allés prendre un verre ensemble ? Dans ce monde où certains sont prêts à tout pour être dans la lumière, ce ne serait pas étonnant. Le "malaise" de l'animateur lorsque le "millionnaire" lui a rappelé les "affaires" - Bardot, les SMS - n'a eu d'égal que celui du sieur Harfouch lorsqu'on lui a demandé d'où venait son argent... En invitant comme en acceptant l'invitation, ils savaient ce qui les attendait et ils sont aussi pitoyables l'un que l'autre de s'être prêtés sciemment à cette mascarade...

     

    ("Pitoyable ", La Provence, jeudi 15 mars)

     

     

     

    L'intitulé est bravache et provocateur : les «Rencontres du cinquième pouvoir» entendent enterrer le quatrième, celui de la presse. Agoravox, qui se définit comme un média en ligne citoyen, organise samedi à Paris les premières rencontres dédiées au journalisme citoyen.

    (...) De fait, le journalisme citoyen s'est épanoui tel le chiendent sur un Internet de plus en plus utilisé, nourri par une blogosphère bavarde.

    (...) Agoravox se présente ambitieusement comme «une des premières initiatives européennes de journalisme citoyen à grande échelle complètement gratuit». De 150 contributeurs au démarrage, le site revendique aujourd'hui 10 000 rédacteurs (mais qui ne sont pas tous actifs), 15 000 textes publiés et un million de visiteurs par mois. «Entre 60 et 70 articles par jour nous sont soumis, explique Carlo Revelli, qui dirige Agoravox. Deux tiers environ sont acceptés et mis en ligne.» En cette période de présidentielle, propice aux déballages partisans, le taux de déchet avoisine les 50 %. Au grand dam de Revelli, qui peste sur le manque de qualité. Sa première tentative de monter une «Wikienquête», qui permet de mettre en relation différents informateurs sur un sujet sous la houlette d'un journaliste d'investigation, n'a pas donné les résultats espérés. Au final, le wiki sur «la bio des candidats», qui se voulait plein d'informations inédites, ressemblait à une banale galerie de portraits monocordes. Inutile de dire que l'expérience n'a récolté aucune information croustillante sur la vie de Sarkozy ou de Bayrou. Pas simple, le journalisme.

    ("La presse défiée par les amateurs ", Libération, vendredi 23 mars)

     

     

     

     

    "Nous visionnons JT, débats, magazines et rediffusions, même le Zapping de Canal +, soit 140 heures par semaine", explique Fréderic Lombart, responsable du département "pluralisme et déontologie de l'information". (...) Le CSA rend ces données publiques, en les assortissant de commentaires, voire, si necessaire, de mises en garde : début janvier, France 2 et M6 se sont ainsi fait réprimander pour avoir favorisé la bipolarisation PS-UMP au détriment des petits candidats.

    (...) A TF1, trois personnes assurent de façon permanente cette tâche. François Bachy, chef du service politique à TF1, pointe toutefois les effets pervers du système : "Nous respectons parfaitement la réglementation, mais, à force de vouloir donner la parole à tout le monde, ça va finir par devenir ridicule."

    (...) Et comme le résume Jean-Michel Apathie, "M. Campagne" au Grand Journal de Canal + et sur RTL, "ce n'est pas parce qu'on se déclare candidat qu'on a quelque chose à dire... "

     

    ("La présidentielle, un oeil sur le chrono ", Télé 2 Semaines, lundi 19 mars)

     

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