• C'est une décision inédite par sa brutalité. Premier mort au champ d'honneur de la rentrée 2013. Après seulement huit numéros, NRJ 12 a décidé de déprogrammer l'émission de Jean-Marc Morandini, modestement intitulée #Morandini. Depuis le lancement de ce nouveau rendez-vous le 26 août dernier, les audiences n'ont cessé de baisser. Jusqu'à atteindre le score dramatique de 109 000 téléspectateurs pour 0,7 % de l'ensemble du public. La part d'audience moyenne réalisée par la chaîne depuis le début de l'année est de 2,3 %.
     
    La chaîne NRJ 12 n'a donc même pas laissé le temps à l'équipe de #Morandini d'essayer d'apporter les ajustements nécessaires pour renouer avec l'audience. Le temps où la TNT ressemblait à la terre promise pour les animateurs et les producteurs, où l'audience passait au second plan, est aujourd'hui bel et bien révolu. 
     
    Dans une interview accordée aujourd'hui à TV MAG, le directeur des programmes de NRJ 12, Stéphane Joffre-Roméas, ne s'en cache pas : "Malheureusement, nous n'avons pas assez de temps sur une chaîne commerciale".
     
    Pour retrouver une déprogrammation aussi rapide, il faut remonter à 2011, année où TF1 avait lancé son émission de télé-réalité, Carré Viiip, au concept bancal. Là-aussi, deux petites semaines et puis s'en va.
     
    NRJ 12, TF1, même combat. Fin de la période d'innocence pour la TNT.
     
    Ci-dessous, extrait de l'émission #Morandini du 5 septembre. L'animateur annonce la déprogrammation de sa quotidienne. "On est une émission médias et on vous doit la transparence".


     


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  • -      Les chroniqueurs, tels Emmanuel Maubert, ont joué le rôle de chauffeurs de salle en se mettant à applaudir en premier pour que le public les suive.

    -      Le 1er rang du public était réservé aux gars d'Europe 1 et à leurs amis. <o:p></o:p>

    <o:p></o:p>


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  • http://funsoph.virginradioblog.fr/leroidelaradio/images/apoal_29.jpg
    Une info qui a attiré mon attention sur Ozap aujourd'hui : " A prendre ou à laisser, victime de la crise ?"

    Selon les propos rapportés par le site internet du Point : « La crise économique s'est fait ressentir sur l'attitude des candidats. C'est la première fois qu'on a vu des gens partir dès qu'ils gagnaient 10 000 à 12 000 euros, sans tenter de gagner une plus grosse somme. Une donnée qui a perturbé la mécanique du jeu » a expliqué un des producteurs à nos confrères.

    J'avoue que je n'y avais encore jamais songé. Mais à moins de ne recruter que des candidats aisés, je pense que cette attitude va prendre de l'ampleur dans les semaines à venir. A prendre ou à laisser ne devrait pas être la seule touchée. Qui veut gagner des millions, Tout le monde veut prendre sa place (le candidat qui aura réussi à détrôner le champion préférera sans doute partir avec la somme qui lui est proposée), N'oubliez pas les paroles, etc.

    Petit HS : A propos de N'oubliez pas les paroles, je voulais également vous faire partager cette info, lue dans Télé 2 Semaines. Un lecteur a posé la question suivante : "Un participant a-t-il déjà remporté le pactole (les 100 000 euros, NDLa) sur France 2 ?" Réponse du quinzomadaire : Jamais. Ni sur France 2, ni dans le reste du monde. Mais chez les ricains, certains sont déjà arrivés à la chanson à un million d'euros (oui, les ricains sont plus riches), sans toutefois être en mesure de compléter les paroles. Et quand bien même, si un candidat avait le moindre doute sur une chanson offrant une si forte somme, prendrait-il le risque de jouer ? Tout en sachant qu'une erreur fait retomber à la case 2500 euros.


    Les jeux à l'abri seront finalement ceux pour lesquels l'argent ne constitue pas la récompense ultime. Citons par exemple Questions pour un champion, Des chiffres et des lettres, les jeux de la TNT qui offrent des voyages ou des sommes modiques... Une réflexion qui en amène une autre, destinée à vous chers lecteurs : croyez-vous que les sommes proposées dans les jeux TV en général sont trop élevées ?


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  • Voici le communiqué complet de M6 concernant le match France/Italie diffusé le 17 juin sur son antenne :

    " Le match de l’EURO 2008 « France - Italie », diffusé hier à 20h45, commenté par Thierry Roland et Frank Leboeuf, a rassemblé 13.2 millions de téléspectateurs pour une part d’audience de 47.8% auprès de l’ensemble du public.

    Cette performance permet à M6 d’enregistrer la
    meilleure audience de l’année 2008, toutes chaînes confondues.

    M6 affiche ainsi son record historique en audience depuis la création de la chaîne.

    A noter le pic d’audience à 15,4 millions de téléspectateurs à 21h18 et l’excellente performance auprès des Hommes de moins de 50 ans avec une part d’audience à 63.3%. "


    Bravo, mais M6 aurait pu faire beaucoup mieux ! Si l'on regarde les audiences du Dr House, diffusé au même moment sur TF1, on ne peut que noter la performance plus qu'honorable réalisée par la série américaine : 6 millions et 23,7% de PDM.

    C'est une chose qui me fascinera toujours : même quand une chaîne concurrente diffuse un match dont l'enjeu intéresse tout le pays, TF1 continue de faire de bonnes audiences...


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    Il y a quelques jours, sur M6, dans 100% Mag, on pouvait voir un reportage sur cette parisienne, mariée à un fonctionnaire, et obligée de faire les poubelles pour pouvoir manger.

    Surprise, ce soir, devant mon poste : 66 minutes consacré au pouvoir d'achat nous a propose de faire connaissance avec cette même dame ! On a donc eu droit à dix minutes de sujet déjà diffusé, présenté comme quelque chose d'inédit. Pour faire illusion, à M6 ils nous ont mis une autre voix-off, et inversé certaines images. Par exemple, quand dans 100% Mag on pouvait voir cette femme prendre quelque chose dans son frigo situé à la droite de l'écran, il était cette fois à gauche, et ce pour exactement la même scène ! Rebelote pour la séquence dans le supermarché. Enfin, ils ont seulement ajouté à tout cela quelques secondes d'images inédites. Bof, bof.

    Même si tous les autres portraits de 66 minutes sont inédits ce soir, je trouve cette démarche malhonnête de la part de M6.

     

     

     

     

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  • Visite guidée au coeur de TF1

    Coulisses, envers du décor, réunions de travail, tournages : pendant 48 heures, La Provence a partagé la vie quotidienne de la première chaîne française.


    C'est un site sous surveillance constante. Devant la tour TF1, à Boulogne-Billancourt, sur les quais de Seine à Paris, un agent de sécurité fait les cent pas. [...] Pour accéder au coeur de TF1, il faut passer par des sas de sécurité et les employés sont reconnus par leur empreinte digitale. Là, six personnes, en alternance 24h sur 24, vérifient que la diffusion des programmes s'effectue normalement, veillent au respect des contraintes du CSA et parent à tout incident.

    [...] Dans une pièce, Takis Candilis, responsable de l'unité fiction, réunit deux fois par semaine les producteurs artistiques pour parler des séries, de l'évolution des tournages, des projets comme le téléfilm de Marie Humbert... [...] "Il faut en permanence rechercher l'excellence", assure Etienne Mougeotte.

    Les heures passent, les rencontres, notamment entre Benjamin Castaldi et Flavie Flament et leur patron, s'enchaînent, et les employés s'affairent dans la maison TF1.

     

    [...]

    EN CHIFFRES ET EN DONNEES

    - 3 milliards. Le chiffre d'affaires du groupe TF1 (Eurosport, Internet, etc.) s'élève à plus de trois milliards d'euros, dont plus de la moitié provient de la chaîne TF1.

    - 3000 personnes

    . Le groupe emploie environ 3000 personnes aujourd'hui, et 1200 travaillent pour la chaîne. Parmi ce millier, de nombreux métiers sont représentés (journalistes, techniciens, sécurité, cuisiniers, comptables, commerciaux...).

    - TF1 est une petite ville. Les employés beneficient de divers services comme un coiffeur, une salle de gym, un service médical.

    - Chaque jour, la nourriture, les fournitures de bureau arrivent par le quai de livraison. Il y a entre 800 et 900 livraisons par mois en moyenne pour environ 3000 colis.

     

     

     

    DANS LES PAS DE NIKOS A LA STAR ACADEMY

    [...] Decontracté, affable, toujours souriant, Nikos a déjà mis son costume et sa cravate blanche. Pour la cravate, il demande de l'aide. Tout en chantant "Vieille canaille", qu'il a mis en fond sonore sur son ordinateur, Nikos reconnaît que "pour un fils de tailleur, c'est terrible de ne pas savoir faire un noeud de cravate..." En tout cas, Nikos adore les fringues. "Les vêtements, c'est mon seul vice". Ses proches, regroupés à ses côtés, sourient. [...] Nikos se regarde dans la glace et part mettre une dernière chanson. Un sirtaki. Il a besoin de ça. Besoin d'entendre la musique de chez lui avant d'entrer dans l'arêne.

     

     

    COMMENT NAISSENT LES JOURNAUX TELEVISES

    [...] Dans son bureau, au milieu de photos de famille, d'une bibliothèque où trônent divers objets, Jean-Pierre Pernaut nous parle de "son" JT avec "passion" et "fierté". Fier de compter environ 7 millions de telespectateurs chaque midi. " C'est beau qu'un journal de la mi-journée regroupe autant de monde", lance-t-il, en regardant la courbe des audiences. Ce reflexe n'est pas systematique chez l'homme. "En fait, je ne le fais que quand j'ai des invités", rit-il.

    [...] Après la conférence de redaction, direction son bureau, où, avec son chef d'édition, la rédactrice en chef, le réalisateur du JT, il prépare le conducteur sur une feuille blanche. Le conducteur, c'est la trame du journal. [...] Les sujets nationaux, ou provenant des 19 bureaux régionaux s'égrènent et le JT s'allonge. [...] "Restons comme ça, tranche Pernaut, "on verra dans la journée". Car au fil des heures et de l'actu, tout change, tout se déplace. "Cela peut aller de deux modifications à 150, evènement exceptionnel.", glisse Anne de Coudeneuve, rédactrice en chef.

     

     

     

    INTERVIEW D'ETIENNE MOUGEOTTE

    "Il ne faut jamais oublier que c'est le public qui a raison"

     

    - Comment definiriez-vous toutes ces années pour TF1 ?

    (...) Le public est difficile, il choisit, et en plus, on se retrouve face à de plus en plus de concurrence. Donc, pour rester au top, il faut toujours se remettre en question. On peut être déboulonné en quelques mois.

     

    - Que faut-il faire pour rester la première chaîne européenne, en terme de parts d'audience ?

    Il ne faut jamais oublier que c'est le public qui a raison, que son jugement est sans appel. (...) A partir de tout ça, on définit notre programmation, comme par exemple la diffusion de séries américaines le dimanche sor, comme Les Experts. Aujourd'hui, c'est ce que le telespectateur réclame.

     

    - Vous êtes donc très attentif aux audiences...

    (...) On est attentifs aux audiences, mais aussi aux études qualitatives sur les goûts du public.

     

    - A moyen terme, comment s'inscrit l'avenir de TF1 face à la montée de nouveaux moyens de communication ?

    La force de la télévision, c'est l'évènement, le direct, l'information. Pour cela, la télé est irremplaçable. (...) Certes, on en est au début, mais tout nous incite à penser que, dans 2 ou 4 ans, le mobile sera un instrument de reception des programmes et que le net bouleversera encore plus les modes de communication. Là-dessus, nous avons un avenir très important, et nous allons étendre notre champ d'action, par le biais de nos unités de programmation qui travailleront et pour la chaîne TF1, qui reste le coeur de notre action, et pour le net, et pour le mobile.

     

    - Plus personnellement, avez-vous songé à un après-TF1, à quitter cette famille ?

    J'ai trop de choses à penser, un emploi du temps formidable pour y songer. Je me dis que je suis comme un footballeur. Quand l'entraîneur me dira que je cours moins vite, que je saute moins haut sur les corners, je partirai. Mais pour l'instant, je suis content de ce que je fais.


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  • l'appel gagnant

    L'appel gagnant (suite...)

    (et découvrez, ou redécouvrez le précédent article "L'appel gagnant, une arnaque ambulante", dans la même rubrique)

     

    Le Blog Telerama s'y met aussi et a testé pour nous la fameuse émission L'appel gagnant. Le verdict est sans appel. Extraits.

    " RTL 9, pour moi, ça a longtemps été comme Nogent-le-Rotrou. J’y suis passé cent fois : jamais je ne m’y suis arrêté. Je poursuivais ma route vers Quimper ou Paris 1ère, en ne gardant de cette traversée fugitive que l’impression du premier coup d’œil. (...)

    Si je parle au passé, c’est que les choses, depuis peu, ont changé. Non pas que je consacre désormais mes week-ends à arpenter la capitale du Perche. (...)

    Mais il m’arrive certains soirs de zapping, aux alentours de 23 heures, de m’arrêter sur RTL 9. La faute à un programme, qui est au tout-venant des jeux télé ce que le «Carré noir sur fond blanc» de Malevitch est aux trésors de la peinture flamande. Un objet singulier, d’une radicale étrangeté. (...)

    2 heures 40 de parlotte, dont l’absolue vacuité finissait par produire une sorte de fascination, d’appel vertigineux du vide. Rares sont les émissions à donner aussi distinctement la mesure et la saveur du temps. A jouer à ce point la durée — comme le faisaient les interludes, il y a 30 ou 40 ans.
    Je me faisais cette réflexion, hier matin, en assistant à la conférence de rentrée des chaînes AB. Je me disais que la chaîne phare du groupe se livrait là à une expérimentation des plus inattendues. Pourtant, «L’appel gagnant» fut à peine cité par Richard Maroko, dans sa présentation des chaînes dont il dirige les programmes. (...)

    La conférence se déroula sans anicroches, jusqu’à ce qu’il convie les journalistes à se rafraîchir au buffet. Croyait-il pouvoir éviter les questions comme, quelques jours plus tôt, Patrick de Carolis et Etienne Mougeotte ? Un confrère (Joël Wirtzel, de la lettre professionnelle «Satellifax») se leva brusquement et le coupa, en clamant haut et fort que «L’appel gagnant» était «une escroquerie». En invitant les téléspectateurs à composer en masse un numéro surtaxé, pour n’en prendre à l’antenne qu’un nombre dérisoire, l’émission engrangeait selon lui des profits disproportionnés au regard des sommes consenties aux gagnants — après 2 ou 3 heures d’antenne. La critique fit mouche et Richard Maroko prit la mouche, jugeant le mot «escroquerie» «exagéré.»
    Je ne suis moi-même pas loin de le penser. C’est vrai, «L’appel gagnant» offre des occasions de perdre bien plus que de gagner. J’en ai fait l’expérience hier soir, en appelant l’émission. Une voix m’a demandé mon numéro de téléphone et a paru peinée de m’annoncer que ma candidature n’était pas retenue. «Vous aurez peut-être plus de chance la prochaine fois », m’a-t-elle conseillé avant que je raccroche. Il était tard, j’étais fatigué et je doutais que deux ou trois appels surtaxés suffiraient à me mettre en contact avec Francesca. Alors, j’ai renoncé. Je suis allé jeter un œil sur le site de la chaîne. J’y ai trouvé un règlement plutôt clair (www.rtl9.com/appel_gagnant), avant de relever que la société organisatrice du jeu-concours était immatriculée à La Valette. J’ai fermé internet. Je suis resté devant mon poste, à attendre l’appel de Jérôme de Rodez. Après qu’il ait gagné, une nouvelle énigme a été présentée. J’ai tenu un moment, puis le sommeil s’est invité… "

     

    Et les commentaires des internautes suite à cet article ne sont pas en reste. En voici une petite selection.

    - " Télévisuellement je me demande ce que ça apporte de regarder une grue arnaquer un nombre impressionnant de gens..." (Milie)

     

    - " J'avais beau croire avoir tout vu en matière de nullité télévisuelle, mais là, ça me laisse sans voix. Comme la fois où il fallait trouver le nom de trois pays dans une grille. Je vous passe le nombre incroyable de personnes qui ne connaisent pas la différence entre pays et ville pour en arriver à la fin du jeu: désespérant de nous faire trouver le dernier pays, l'nimatrice tente de nous mettre sur la voir en glissant négligeamment des "oh il fait froid ici! (...) Finalement un téléspectateur appelle (toujours 5 secondes avant la fin du temps imparti) et donne la bonne réponse: Samoa. toujours pas compris! L'ours était une référence à lost et donc il fallait trouver un pays chaud? Le pire, ce n'est pas que RTL9 se fasse de l'argent là-dessus, mais que des couillons appellent pour donner exactement la même réponse que le précédent! il y a des baffes qui se perdent. " (Bihan)

     

    - " Bravo François d'avoir tenu plus de 2h30 devant ce jeu! La dernière fois que je suis tombé sur un de ces trucs, j'ai tenu à peu près 2 min et 25s. En fait, tout ce que ça m'a procuré, c'est une immense envie de coller une baffe à la présentatrice: elle avait un petit air prétentieux, elle tirait une tronche de 6 pieds de long et elle engueulait à moitié les gens en leur disant "vous allez trouver maintenant!". Je ne dois pas être la bonne cible pour ce type de programme... " (Majorette)


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  • L'Appel gagnant

    , une arnaque ambulante

    Pour vos commentaires, rendez-vous en fin d'article...

    L'Appel Gagnant est une émission assez incroyable, comme on croyait (ou esperait) ne plus jamais en voir de nos jours à la télévision. Avec cette émission, on se croirait revenu aux tous débuts de l'ORTF (d'ailleurs, RTL9, ORTF... ça a à peu près la même consonance, non ?), époque durant laquelle les moyens techniques limités laissaient au présentateur le soin de combler le manque d'images par la parole, en racontant tout et n'importe quoi. Ici, c'est souvent n'importe quoi.

    Dans la droite lignée de ce que l'on appelle les émissions de call-tv (dont le but est de faire du fric en posant des questions horriblement bêtes), ce nouveau rendez-vous sur RTL9 n'a qu'un but : vous ruiner. Comment ? La méthode est très efficace. Il s'agit de donner au télespectateur l'impression qu'il est le seul à connaître la bonne réponse. Pour cela, durant le jeu, les animatrices (deux femmes occupent en alternance ce poste) font mine de ne recevoir aucun appel. Elles s'embêtent éperdument sous l'oeil du telespectateur médusé devant le vide de cette émission.

    Sur les deux, la plus detestable est très certainement la présentatrice blanche. Avec elle, c'est cinéma et publicité garantis. Elle lance le jeu puis énonce les numéros (un pour la Belgique et l'autre pour la France), tandis qu'un chronomètre défile, le tout sur fond de musique d'apocalypse. Une fois, les formalités accomplies, elle se lance dans un grand numéro de "Mais pourtant c'est facile ! Pourquoi personne n'appelle ?". Quelquefois, elle doit tenir près d'une demi-heure, sans interruption et sans appel, à meubler comme elle peut. Cela donne lieu à des séquences comiques (même si ce n'est pas le but recherché). Exemple l'autrefois, on approchait de la fin de l'émission du midi (il y en a deux par jour, dont la dernière se termine à 2H30 du matin !) et la femme faisait mine de paniquer. "Ah, mais c'est que je vais devoir rendre l'antenne moi ! Que faîtes-vous ? Mon jeu est-il trop dur pour vous (pour information, un nourrisson serait capable de résoudre ces pseudo-enigmes) ? Je ne sais plus quoi faire !" (elle regarde ensuite sa montre et fait signe à un producteur imaginaire dans le fond du studio, dont elle veut nous faire croire qu'il s'impatiente. Le mec en question, au même moment, doit être devant sa télévision et regarde tout sauf RTL9...).

     

    Il lui arrive aussi d'interrompre le chronomètre, sous pretexte de nous expliquer une nouvelle fois la règle. En réalité, c'est seulement pour permettre ) quelques "gogos" supplémentaires de se précipiter sur leur combiné et de composer un numéro à 0,56 € la minute. Et, dans les trente dernières secondes, c'est la panique générale. Imaginez le Titanic en train de couler et tous les passagers tentant de sauver leur peau, et vous aurez à peu près une idée de la panique qui assaillit notre grande comédienne. Pourtant, comme par miracle, à la dernière seconde, le téléphone retentit. Le pire, c'est quand le joueur au bout du fil (en général dans les vapes; car c'est l'heure du repas et il a plus envie de faire la sieste que de jouer à un jeu à la con, mais que voulez-vous, c'est ça, ou sa femme repart chez sa mère...) n'a pas la bonne réponse. C'est très mauvais signe car cela signifie que l'animatrice repart pour vingt minutes supplémentaires de comédie.

    Pendant les deux heures que dure en moyenne l'emission, il ne se passe donc RIEN. La présentatrice est en freestyle complet, le tout en direct. Je me demande vraiment comment elle arrive à tenir sans même une petite pause pour boire ou aller aux toilettes. Le soir, ce doit être pire car le programme dure pas moins de 3H20 ! La durée du film Titanic, mais sans rien qui puisse nous captiver. C'est la présentatrice noire qui prend le relais à cette occasion et il faut reconnaître qu'elle est beaucoup plus supportable que sa consoeur.

    Sur les autres chaînes, ces émissions sont entrecoupées de clips ou de séquences de toutes sortes, qui permettent aux téléspectateurs de voir autre chose qu'une tête d'ahurie. PAS ICI. Apparemment, la technique du "je n'ai personne qui m'appelle, que faîtes-vous ?" fonctionne, car ma mère, qui ne participe jamais à de tels jeux, a appelé. Résutat, une fois son numéro composé, elle est tombée sur un type lui affirmant avec une pointe de regret dans la voix qu'elle n'était pas selectionnée. Le monsieur, très poli, l'invitait à réiterer. Y croyant jusqu'au bout, elle a passé quatre appels. Les jours suivants, elle s'est rendu compte que ce petit jeu lui avait coûté... 8 EUROS ! Eh oui, car dans L'Appel gagnant, les tarifs indiqués ne sont valables que pour une liste d'opérateurs sélectionnés et bien sûr, on ne nous indique pas lesquels. Les autres y laissent leur chemise.

    Sur le site de la chaîne, aucune rubrique n'est consacrée à l'émission, tout juste est-elle visible dans les programmes, sous cette mention, très comique je dois l'avouer :

    "11H55 L'appel gagnant
    Jeu - Couleur
    durée : 120 minutes

    résumé : Jeu interactif "

    Dans "résumé", ils auraient pu ajouter "grosse merde", et "pompe à fric" ! Excusez ma vulgarité, mais j'ai vraiment les nerfs de voir que des producteurs pleins aux as profitent de la situation actuelle en France pour s'enrichir sur le dos de pauvres gens qui espèrent qu'en téléphonant, ils pourront payer leur loyer. Vous aurez aussi noté la mention "jeu en couleur". Et pour exploiter le filon à fond, l'émission est diffusée du lundi au dimanche.

    En résumé, L'appel gagnant est le bandit manchot du XXIe siècle. Ne manque plus que la mention "parrainé par la mère de Jordy". Mais là, l'arnaque aurait été trop flagrante...

     

    Pour aller plus loin...

    Sur le net, cette émission scandaleuse commence à faire débat.

    * Sur le blog de Rabatjoietv, vous pourrez trouver une critique de l'émission, assortie d'une vidéo interminable pour vous montrer à quel point c'est insupportable. http://www.rabatjoie-tv.com/

    * Sur le propre forum de la chaîne, un seul message à ce sujet, auquel, bizarrement, personne ne répond : http://www.rtl9.com/forums/read.php?f=10&i=219002&t=219002

    * Sur le forum de Voilà, la discussion commence... http://forums.voila.fr/read_message.php?idmessage=675386&idsection=1399

    * un forum où des gars se prennent la tête pour résoudre une des énigmes : http://forums.futura-sciences.com/showthread.php?p=715641

    * une expèrience vécue de l'émission, par un d'jeun : http://karlizzle.skyblog.com/


     Mise à jour (22/08)

    L'"émission" a connu quelques changements depuis mon dernier article.

    - le logo a été remanié dans une version plus moderne.

    - l'animatrice black est désormais accompagnée d'un poisson rouge du nom de "Sushi", à qui elle s'adresse tout au long du programme. Au moins, cela lui fait une compagnie, parce que, si elle compte sur les appels, c'est pas gagné...

    - Mais je suis quand même mauvaise langue car le nombre d'appels pris à l'antenne semble avoir augmenté. Bon, ce sont toujours des appels perdants, mais on peut compter un intervalle de cinq minutes entre chaque coup de fil.

    - Du mieux pour les animatrices : elle savent désormais à l'avance le nom des telespectateurs pris à l'antenne. Une pause a pu être négociée : elle prennent pour prextexte de montrer le jeu en gros plan afin de ne plus apparaître à l'antenne et d'avoir le temps de boire un coup. La preuve, à ce moment-là, elles ne parlent plus.

    - Du nouveau dans les gains : c'est totalement pompé sur A prendre ou à laisser, d'Arthur. La somme à gagner n'est plus indiquée à l'écran car elle est cachée dans les boîtes. Tout l"nejeu se situe maintenant dans le nombre de boîtes qu'elle nous propose d'ouvrir. Quand j'ai regardé l'émission du 22 août, on pouvait en ouvrir 4. Une certaine Violette, qui avait la bonne réponse depuis une demi-heure a enfin été prise. Dans les boîtes se trouvaient respectivement 150, 100, 150 et 200€. Au niveau des bonus, par contre, rien n'a changé et personne n'a jamais gagné la somme promise. Pour l'anecdote, Violette avait la télé qui hurlait derrière elle, avec quelques secondes de décalage, et personne ne lui a rien dit. On voit le niveau d'amateurisme...

    - l'émission du midi a été rallongée. Encore une déprogrammation sauvage, indiquée nulle part ! Il est actuellement 14H08 et L'appel gagnant n'est toujours pas terminé. L'animatrice est en train de déraper quelque peu en parlant des dissidents qu'il faut punir (comprenez, les téléspectateurs qui zappent), et en évoquant même Ceausescu. Sueurs froides en régie.

    - Enfin, l'animatrice avoue qu'il faut s'enregistrer avant d'arriver à l'antenne, ce qui n'était pas le cas au début... Par contre, les scénettes du style "personne n'appelle, personne ne m'aime", continuent, avec une intensité moindre.

    Et Closer, dans son numéro de la semaine du 21 août, s'exprime à ce sujet. L'hebdo nous parle plus particulièrement de Francesca Antoniotti, rescapée de la Star Ac' 4, et présentatrice de la même émission sur AB1.

    " L'animatrice passe des heures devant la caméra à supplier les telespectateurs de téléphoner. Une chasse aux SMS surtaxés dénoncée par de nombreux internautes qui s'estiment arnaqués après avoir appelé quinze fois de suite alors que Francesca jouait la Cosette desesperée à l'antenne..."


     dès le 28 août sur TV MANIA...


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  • Comme un air de 98 (à quelques détails près...)

     

    Dimanche 9 juillet. 9H. A peine reveillé, je mets directement la radio. Sur RMC, Bourdin and Co est exeptionnellement en direct. Si vous ne connaissez pas encore cette émission, je peux vous dire que c'est du caviar. Jean-Jaques Bourdin, l'animateur donne constamment l'impression d'être saoul et se réjouit de la moindre nouvelle. Alors, pensez bien qu'un jour de finale...

     

    Ca commence bien avec Gilbert, journaliste sur la station qui dit être caché derrière un poteau dans l'hôtel de l'Equipe de France. Jean-Jaques l'implore de ne pas sen faire prendre et de rester jusqu'au départ des joueurs. Bourdin enchaîne avec les réactions des auditeurs, qu'il accueille aux cris de "Allez les Bleus !". La plupart s'emploie au grand jeu des pronostics. Clément, dont la "boule de cristal se limite au score", prévoit un 3-1. Ca tomberait bien, c'est son anniversaire aujourd'hui. Vient ensuite un professionnel des paris, catégorique, l'avantage est à l'Italie.

    Il est 10H. L'heure des flashs. Bourdin rend l'antenne. En ouverture des titres, c'est, ô surprise, la Coupe du Monde qui occupe la première place. Comme on n'a rien de plus à dire, on s'occupe comme on peut, en allant interroger le français moyen dans la rue, sur les marchés... L'un d'entre eux trouve que l'ambiance n'est pas la même qu'en 1998. "A cette époque, c'était la fête une semaine avant", analyse-t-il.

    Je passe sur la télé. 10H05. LCI nous apprend une nouvelle de la plus haute importance : "Nicolas Sarkozy a choisi de rester en France pour gérer la sécurité." Sur Eurosport, on rediffuse le quart de finale France/Italie de 1998, à l'issue duquel la France était sortie gagnante. Je m'accorde une petite pause avant d'enchaîner avec l'incontournable Télé Foot. Pour tout vous dire, c'est la première fois que je le regarde. Le ton se veut très professionnel. Gilardi, entouré de Wenger et de Fernandes, cumule reportage sur reportage. J'étouffe un baillement. Il n'empêche, j'apprends des choses. Saviez-vous que c'est la sixième finale pour l'Italie ?, ou encore que 5 des 11 buts de cette équipe ont étés marqués après la 80e minute ? Bernard Laporte, selectionneur de l'equipe de France de rugby, est invité à réagir. Il ne rêve que d'une chose : que la Coupe du Monde de Rugby en 2007 suscite le même engouement. Pas si sûr...

    Il est près de 11H40. A tout hasard, je zappe sur la 2. Et, que vois-je ? L'équipe du Brésil dans Le jour du seigneur ! Rassurez-vous, l'emission ne s'est pas transformée en un Téléfoot bis. Les joueurs sont seulement invités à parler de leur foi. Si l'equipe de France avait été interrogée, je crois que la séquence n'aurait pas duré plus de trente secondes. Le seul à exprimer ouvertement sa foi est Ribery, recemment converti à l'islam. En même temps, dans une émission catholique, ça n'aurait pas trop eu sa place.

    Retour sur Telefoot. David Astorga est devant l'hôtel des Bleus. Il nous explique le programme de la journée, jusqu'à ce que le désormais culte Clément, accompagné de son coq, vienne se planter derrière. Quelque temps destabilisé, David parvient à se reprendre et à conclure. Téléfoot se termine par un portrait de Zidane, de ses débuts à nos jours. "Préparez les magnétoscopes", nous prévient Gilardi, avec son enthousiasme habituel. Perso, je me contente de le regarder et me dit que j'ai bien fait de ne pas chercher une K7 pour rien.

    Téléfoot fini, j'ai droit à une heure de répit. A 12H55, c'est l'heure de Sport 6, présenté par Fréderic Maillet. J'aime beaucoup les programmes de foot sur M6 car ils sont souvent propices à de nombreux problèmes techniques ou incidents. Cette fois encore, ça ne manque pas. Maillet commence en beauté avec Jean-Philippe Doux, devant l'hôtel des joueurs. Le journaliste n'a pas l'air dans son état normal et nous confie même ses déboires du moment. "J'ai dû faire de l'auto-stop !" Le présentateur le coupe alors qu'il a quelque chose à ajouter. Il parle donc dans le vide. C'est méchant, mais ça me fait sourire. Thierry Roland et Estelle Denis sont aussi de la partie. Le premier s'est exilé à Berlin, histoire de ne pas être en mesure d'honorer son pari de ce soir (vous savez, l'histoire du tour de la Concorde, nu...). Son pronostic ? Digne d'un scénario hollywoodien. Selon lui, la France menerait 1-0 à la mi-temps, puis l'Italie reviendrait au score et Trezeguet concluerait en beauté avec un but juste avant la fin.

    A 13H, Claire Chazal anime un journal plus long que d'habitude (d'un quart d'heure, il ne faut quand même pas exagerer...). Au programme, des reportages sur toutes les facettes de cette finale. Je décide ensuite de sortir, pour respirer un peu.

     

    De retour vers 17H20, TF1 est déjà en direct pour une émission spéciale, animée par Thierry Gilardi. Pas bien passionnant tout ça. En revanche, sur Eurosport, c'est un peu plus animé. Deux inconnus présentent une émission spéciale, avec la bouteille de champagne déjà posée sur la table. L'invité principal n'est autre que Jean-Pierre Castaldi. Le commentateur, présent dans le stade, est accompagné d'un médecin. On a ainsi droit à des statistiques très detaillées. Il fait 30°C, et le vent souffle à 8km/h. Merci docteur. Karembeu, qui devait être avec eux, ne l'est pas. Du coup, la presentatrice balance. "Christian Karembeu qui n'a jamais été à l'heure et qui continue...", lance-t-elle.

    Je zappe sur Stade 2. Eux aussi sont en direct de Berlin, mais en dehors du stade. Par rapport à TF1, ça fait un peu pauvre. Le présentateur débute par un "Quoiqu'il arrive, ça sera la Saint Zizou". Des reportages un peu décalés sont au menu. Le ton est nettement plus raffraichissant que chez la concurrence. Tout comme sur M6, avec un 100% foot tout en images. A la fin, Thierry Roland est interrogé par Estelle Denis. C'est son anniversaire de mariage. Très inocemment, elle lui fait remarquer que c'est la première finale qu'il ne commentera pas. Cela n'a pas l'air de lui faire beaucoup d'effet.

     

    L'heure tourne ! Le match approche. Il est temps de se restaurer pour tenir le coup pendant 90 minutes d'affilée, ou peut-être plus.

    Pour suivre le match, je prefere couper le son et mettre Skyrock, après avoir suivi la première partie avec ma famille. Sur la station 100% rap, la liberté de ton est totale et jubilatoire. On insulte l'arbitre, on donne des surnoms à l'adversaire ("Cheveu"), ou alors on crie "Bouh !" pour porter malheur aux italiens trop proches de nos buts. Difool et son équipe gardent espoir jusqu'au bout. Mais le dernier tir au but a raison des plus optimistes. Les auditeurs interviennent alors pour exprimer leur deception. Difool commente les différentes interventions sur TF1, notamment celle de Domenech, qu'il trouve injuste. Pour remonter le moral des troupes, Cedric le belge s'adonne à son exercice favori, "Rateau man". Le principe est d'appeler des inconnus dans l'espoir de draguer leurs femmes. Comme d'habitude, Cedric enchaîne vents sur vents. Et c'est à 23H35 que l'animateur rend l'antenne, car le coeur n'est pas à la fête. Dommage, car l'equipe avait prévu de rester en direct toute la nuit jusqu'au lendemain 9H en cas de victoire.

    L'après-match est douloureux. Tout le monde rentre chez soi, attristé. Dans le Soir 3, le journaliste présent à Marseille affirme que le Vieux Port a commencé à être nettoyé seulement une demi-heure après la fin du match. Jean-Pierre Pernault, dans Merci les bleus, nous accueille, tout joyeux. Il est sur une terrasse des Champs Elysées, en compagnie d'une kyrielle d'invités. Parmi eux, Tapie se risque à un pronostic sur l'insulte faîte à Zidane : le joueur italien a dû insulter sa famille. Arrivé à Cauet, Pernault nous propose rien de moins que de nous repasser un extrait du très irritant Zidane y va marquer. Cauet ajoute que finalement il ne s'est pas trompé dans ses pronostics. L'émission, sans doute raccourcie, ne durera pas plus d'une heure. Le seul moment interessant aura eu lieu lorsque l'arrosage automatique s'est mis en marche, aspergeant quelques invités et le présentateur lui-même.

     

    Sur France 2, dans une émission du même style, mais dans le décor du 13 Heures (on se demande pourquoi ils n'ont pas choisi le 20H, peut-être parce qu'il était trop moche...), David Pujadas jongle avec les directs dans les villes. On passe ainsi du "fief de Ribery à Boulogne", à celui de Barthez, et bien sûr, de Zidane. En plateau, un psychologue analyse l'engouement suscité par une telle competition. Cela vient selon lui d'une envie commune de partager des sentiments forts. Peut-être pour narguer TF1 et sa finale ratée, le direct de France 2 dure plus longtemps que chez Pernault.

     

    Enfin, sur M6, Frederic Maillet présente Sport 6, avant un dernier 100% Coupe du Monde que je ne regarderai pas, horaire tardif oblige. A l'apparition de Thierry Roland, ses partenaires entonnent le célèbre "Allez Thierry montre nous tes fesses, allez Thierry montre nous ton c...".

    Ma soeur, les larmes aux yeux, reste bloquée sur LCI, pour regarder une enième fois les séquences marquantes du match. Dans mon quartier, c'est le calme plat. Quelques individus (très rares) klaxonnent à tout hasard dans l'espoir de susciter un engouement. Peine perdue.

    A dans quatre ans ?

     

    L'Italie est en finale, douze ans après les Etats-Unis.

    Et pour terminer en beauté, je vous propose quelques vidéos inédites des meilleurs moments de ce jour de finale.


    Dans cette première vidéo, Jean-Pierre Pernault est en direct d'une brasserie en Allemagne pour le journal de 13H (cherchez l'erreur), en compagnie de PPDA. Nous sommes à deux jours de la finale.

     

     

    Dans cette deuxième vidéo, l'alerte enlevement des deux petites filles défile devant un Thierry Gilardi impassible...

     

    Et revoilà Clément avec son coq, en plein Téléfoot !

     

     

    Enfin, regardez Frederic Maillet se prendre un vent...

     

     

     


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  • ... ou l'antichambre de la prostitution

    Voilà cinq ans maintenant que L'île de la tentation squatte l'antenne de TF1. Et le pire, c'est que personne (ou presque) n'y trouve à redire. Pour moi, c'est simple, ce jeu ne s'apparente à rien d'autre qu'à de la prostitution. Suivez mon raisonnement. Des couples viennent tester leur amour. Mais, pour cela, la production a engagé de nombreux célibataires, payés pour séduire, voire plus si affinité.

    Comment voulez-vous appeler ça autrement ? On ne peut pas vraiment dire qu'il y ait des sentiments entre ces personnes, car même si l'un des célibataires ne lui plaît pas, elle doit la (ou le) séduire. Elles sont payées pour ça. C'est cet aspect que je trouve le plus scandaleux, et c'est justement cela qui attire en nombre les telespectateurs.

    J'ai regardé par curiosité (histoire de voir si au bout de cinq ans, ils avaient décidé de changer un peu...) la première de mardi dernier. Le rituel est toujours le même, et le concept toujours au niveau zéro de ce que propose la télévision d'aujourd'hui. Après un portrait en règle des aspirants à l'île, Céline Giraud accueille nos couples. L'une des premières questions posées est : "Comment s'est passée votre dernière nuit ?". Malheureusement pour elle, les candidats n'ont fait que parler et s'echanger leurs dernières recommendations. Puis, arrive la question fatidique, "qu'allez-vous faire si votre couple survit à cette épreuve ?". Comme l'on pouvait s'en douter, certains parlent mariage, d'autres, enfants. Il n'y aura en réalité ni l'un, ni l'autre.

    Quelques secondes plus tard vient le moment tant attendu : l'arrivée des tentateurs. Tradition oblige, ils arrivent à bord d'un bateau pneumatique, à grands renforts de cris animaux et de chansons inventées à la dernière minute par la production, pour faire monter la sauce. Et, à la manière d'un marché aux esclaves, ils viennent se poster devant les couples, invités à dire quels célibataires ils craignent le plus. Cela facilite le travail des tentateurs qui sauront quelle cible viser en priorité.

    Le schéma est le même pour les tentatrices. La suite de l'émission est confondante de bêtise. Les couples sont séparés, et les premiers contacts se nouent avec les tentateurs. "Tu sais faire les massages ?", ou "Tu veux prendre une douche avec moi ?", sont les premières paroles échangées. Un modèle de vertu.

    La soirée est assez chaude, avec des tentatrices déchaînées sur la piste de danse. Ce qui amène cette reflexion de l'un des candidats : "Y'a trop de meufs ici !". Les candidats en profitent pour faire connaissance entre eux. L'un pense avoir cerné l'autre et lui dit : "En fait, ta meuf, t'en as rien à faire !". L'autre confirme. Et bien sûr, comme chez TF1, rien ne se perd, ce sont ces mêmes images qui seront diffusées lors du premier feu de camp à la fille concernée. En larmes, elle annonce que tout est fini entre eux, et que maintenant, elle va se lâcher. Comme chaque année en somme...

    Pour la semaine prochaine, on nous promet le départ prématuré de l'un des candidats, enervé par les dérapages de sa dulcinée. Tout un programme.


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    Audience : 4.877.220 telespectateurs pour 21.1% de part de marché.

    Date de diffusion : vendredi 19 mai, 20H50, FRANCE 2.

     

     

    Après avoir ressucité les morts dans De l'autre côté du miroir, invité le public au cabaret avec Le plus grand cabaret du monde, Patrick Sébastien s'attaque maintenant aux affaires criminelles, avec son tout nouveau bébé Intimes convitions. TV MANIA a vu la première emission et vous livre son verdict exclusif.

    Le principe est aussi simple qu'inédit. Une star accusée d'un meurtre est amenée dans une Cour d'assises fictive, présidée par Sebastien. On retrouve de nombreuses personnalités dans le jury. Pour la première, nous avions droit entre autres, à Christophe Hondelatte, Christine Hass (dont les talents divinatoires n'ont eu que peu d'utilité), Christophe Alevêque (qui a pris le problème très à coeur)...

    Intimes convictions

    a trouvé le juste equilibre entre images de fiction et scènes de tribunal. Lio n'est entrée que quelques mlinutes après le début, sur ordre de Sebastien : "Faîtes entrer l'accusé !". Une phrase qui avait une valeur particulière, du fait de la présence de Hondelatte dans la salle. Le premier constat vient du look de la star, frappant de naturel. Pas maquillée, ni coiffée, ekke apparaît telle une femme qui a déjà passé plusieurs jours en prison. S'ensuit un passage à la fiction avec le comment du pourquoi de l'affaire.

    Lio donnait un concert à Carcassonne, ville dans laquelle l'un de ses anciens musiciens tient un restaurant. A la fin du concert, il l'y invite. Elle s'y rend en compagnie de son garde du corps, qui est obligé de manger à part. La soirée tourne mal lorsque le patron a une vive altercation avec son cuisinier noir, qu'il deteste. Lio, choquée par tout ce racisme, préfère s'en aller. Il essaie de la retenir de force mais la chanteuse se débat et se précipite dans la voiture où son garde l'attend. Premier indice troublant, elle a ce qui ressemble à du sang sur le bras, et lui demande de demarrer en trombe.

    Retour au tribunal. Bien que certains éléments télévisuels soient passés à la trappe, tout se déroule comme lors d'un vrai procès. Il y a même la présence de deux avocats, l'un chargé de la défense, et l'autre de l'accusation. Après l'audition de Lio, vient celle des trois témoins. Patrick Sebastien rappelle que si Lio n'est pas coupable, c'est forcément l'un des trois autres. Se succèdent donc à la barre : la femme du patron, le chauffeur et le cuisinier.

    Chacun a de bonnes raisons d'avoir voulu le tuer. La femme ne supportant plus son attitude mysogyne, le chauffeur en était presque venu aux mains avec lui devant la loge de Lio, et le cuisinier souhaitait demissionner. Signalons qu'à chaque fois que l'un d'eux était auditionné, nous avions droit à un passage de fiction, vu de leur point de vue. A l'issue de l'audition des témoignages (entrecoupé de questions du jury), Patrick Sebastien a fait appel à l'avocat de la défense, qui s'est lancé dans une attaque en règle de Lio. Pour appuyer sa plaidoirie, il n'a pas hésité à faire allusion à la vie privée de la star. Pour lui, c'est "une menthe religieuse", qui a usé six hommes avec qui elle a eu six enfants. Il paraît que Lio a pleuré durant l'enregistrement, surement à ce moment-là. L'avocat aurait gagné à être moins rigide.

    Nous avons ensuite eu droit à des extraits des déliberations du jury. C'est là que l'on se rend compte que chaque détail compte. Pierre Mondy par exemple se souvient qu'il n'a pas entendu les aboiements du chien lors du départ de la femme du mort. Je vous ferai grâce de la suite, pour en arriver à la fin, surprenante. En effet, pour dévoiler le nom du meurtrier, c'est le mort lui-même qui se déplace. Dans ce cas-ci, il s'agissait de sa femme. Quelques images viennent nous monter les indices qui accusaient cette femme, dont les aboiements du chien. Lio est inoccente, la tension retombe enfin. Patricia Malville, l'épouse est aussitôt escortée par deux policiers. On en oublierait presque qu'il s'agit d'une émission de divertissement. Patrick Sebastien est là pour pallier à cet effet, avec une phrase qui reviendra sans doute à chaque fin de programme : "Je vous propose de retourner à la réalité". Merci Patrick pour ce bon moment.

     

    - Patrick Sébastien - France 2 -

    P.S A signaler, l'une protagonistes de la fiction, la femme de ménage, n'est pas convoquée à la barre. C'est pourtant elle qui a découvert le cadavre. Ce moment nous a valu un grand moment d'interprétation. La femme a fait mine d'être choquée avant de se saisir du téléphone et d'annoncer aux secours :"Il est mort, ou quelque chose comme ça...".


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  • PREMIER EPISODE

    Les candidats sont venus nombreux de toute la France dans l'espoir d'intégrer la brigade. Beaucoup sont sans formation ou au chômage. Dans un premier temps, 60 ont été sélectionnés sur dossier. Dans quatre jours, ils ne seront plus que douze.

    Hermance est du genre timide. Il lui faut donc plusieurs minutes avant de prendre assez de courage pour venir se présenter. La jeune chef sera aidée par Eric Buiron, grand sommelier, pour évluer les aptitudes des candidats en salle.

    Et c'est justement par un test de salle que débute la première épreuve. Les élèves doivent prendre un plateau avec une main derrière le dos, se diriger vers la salle, prendre les commandes et revenir pour les annoncer. Le couple présent, qui joue les clients, est particulièrement vicieux, car il commande des plats aux noms longs et n'hésitent pas à changer d'avis en cours de route.

    La majorité ne retient pas les noms des plats, la plupart renverse tout ce qui se trouve sur le plateau...

    Deuxième épreuve, le goûter. Les candidats doivent manger un plat confectionné par Hermance et en donner la composition. Là aussi, c'est loin d'être concluant. Certains en viennent même à cracher. C'est du plus bel effet devant la chef. La chef préfère se baser sur le feeling entre elle et les prétendants.

    Mais pour l'instant, de retour à Fayence, Hermance a rendez-vous avec son banquier. Le premier entretien, non visible à l'écran, ne se passe pas très bien. Chacun campe sur ses positions. Le désaccord porte surtout sur la durée du prêt, fixé à sept ans, pour un montant de 260000€.

    Troisième épreuve, les candidats doivent confectionner un recette identique à celle de la chef, en seulement 20 minutes. Il s'agit d'une sorte de ratatouille en plus élaboré. Durant sa démonstration, Hermance commet une bourde : elle oublie de rajouter de l'ail au plat. Cela n'est pas grave, personne ne s'en est aperçu. Pour juger du résultat, elle s'est entourée de son père, Alain, et de Dominique Frerard, grand chef à Marseille.

    Le temps s'écoule rapidement. Au moment du verdict, seul le plat de Laurent a l'air appétissant. On découvira quelques minutes plus tard qu'il a un CAP cuisine. Hermance est parfaitement au courant et cherche à ce qu'il avoue. Il n'en est rien. Laurent viendra cependant s'excuser quelques minutes plus tard. Il n'a rien dit par peur de ne plus avoir de chances.


    Deuxième jour

    On arrive à la phase finale de séléction avec les entretiens individuels. Chacun doit exposer sa motivation, sous le regard attentif de Hermance et son équipe. Petite sélection.

    Raphaël a pour ambition de devenir le meilleur cuisinier du monde. Il affirme cela avec sèrieux.

    Christian n'est pas apprécié pour son manque de sèrieux. Il compte sur la chef pour le canaliser.

    Laurent a travaillé dans un restaurant pendant un an avant d'abandonner, conscient du fait qu'il n'aurait jamais aucune chance d'évoluer.


    Troisième jour

    Les candidats sont convoqués. Après les félicitations d'usage, Hermance énonce les noms des heureux élus, dont vous pouvez voir les noms et présentations ci-dessus.

    La formation commence ensuite avec une inititiation à l'oenologie, près d'Aix-en-Provence. Les apprentis ont droit à une dégustation en bonne et due forme. Le principe de base est de cracher le vin une fois qu'il a été goûté. M6 zoome alors à loisir sur les candidats en train de cracher. Nathalie est la seule à ne pas pouvoir en être capable; elle avale la boisson à chaque fois. Karim, qui s'impose comme le rigolo de service, pose des questions plus bêtes les unes que les autres. Il pensait par exemple que le vin était le dérivé d'une sorte de bière.

    Ce moment de détente fait place à la vendange en elle-même.Chaïnez se démarque du lot. Elle reste constamment isolée et ne parle à personne. Et lorsque Hermance vient faire le point avec elle, le clash éclate. Chaïnez n'aime pas les ordres. "Ne me faites pas chier !", lance-t-elle. La chef craque et crie "Tu te casses !". Chaïnez va-t-elle vraiment partir ? Réponse au prochain épisode.


    La prochaine fois

    Les pompiers seront obligés d'intervenir, en la présence d'un blessé.

    De nouveaux professeurs interviendront dont un qui était déjà là l'année dernière.


    L'avis de TV MANIA

    L'emission ne brille pas par son originalité. Seul le sexe du chef change; le reste étant identique. On s'ennuie ferme.


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  • Le traumatisme post- Tout est possible

    rtleurope

    [source du photomontage : http://site.voila.fr/j2mfanclub/auter4ow.jpg]

    Lors du lancement de son blog en septembre dernier, Jean-Marc Morandini était bien loin de s'imaginer jusqu'où tout cela allait le mener. La décision de mettre fin à cette aventure, le 28 mars, semble avoir été prise dans les dernières vingt-quatre heures. Mais le conflit, lui, dure depuis de nombreux mois. Récit.

    Tout a commencé par la censure des messages. Jean-Marc Morandini avait ce que l'on pourrait appeler ses "têtes". Les internautes qui avaient eu le malheur d'exprimer des propos déplacés, étaient placés sur une liste noire (virtuelle ou bien réelle, on ne sait pas). Ainsi donc, plus aucun moyen de voir son message publié, même s'il ne comportait rien de répréhensible. Il s'en est suivi une vaste incompréhension. De nombreuses personnes se sont retrouvées sur des blogs concurrents pour critiquer à loisir le présentateur et exprimer leur rancoeur à son égard. Certains commentaires étaient plus que déplacés, mais le site "Toute la télé" a laissé faire sans réagir.

    Le 4 mars 2006, fin de la récré. Morandini est informé de menaces de débordements à venir sur son blog. L'animateur avait prévu de laisser tous les commentaires s'afficher en direct, mais ne voulait pas que cela se tranforme en tribune d'un tout autre genre. Pour éviter cela, un message menaçant de représailles est mis en ligne :

    "Pour info: Nos avocats ont la preuve qu'un site amateur sur la télé a validé et diffusé des messages demandant à perturber la "libre antenne" de ce soir sur ce blog ainsi que des messages de dénigrement. Dans le cas où la "libre antenne" serait perturbée ce soir nous porterons plainte à la fois contre le site concerné et contre les internautes grâce à leur adresse IP. Nous espérons ainsi que face à la justice, ce comportement puéril de quelques gamins en mal de reconnaissance cessera rapidement."

    Notons au passage les mots qu'il emploie pour qualifier ses opposants. La réaction du site incriminé est immédiate :

    "Bonjour à tous,

    je suis déjà intervenu sur ce poste en janvier dernier pour vous demander d'éviter les "querelles de voisinage". Or, non seulement certains continuent de les alimenter mais en plus se servent des forums de Toutelatele.com pour essayer de monter diverses "opérations" contre des sites ou des personnes.

    . Le Forum "Vu sur le Net" sert à mettre en avant des sites coups de coeur.

    Tout membre manquant à ces règles verra purement et simplement son compte fermé.

    Cordialement,

    Webmaster Toutelatele.com"

    Et la menace marche, puisque depuis le 5 mars, plus personne n'ose poster de commentaires. Pourtant, si Morandini a les moyens de faire taire les critiques sur certains forums, cela s'avère un peu plus difficile lorsqu'il s'agit de la presse. Les attaques sont là-aussi virulentes, avec Voici, qui dégaine le premier en remettant en cause le choix de certains articles et photos, pris sur d'autres sites. Morandini encaisse difficilement. Samedi 25 mars, Libération en rajoute une couche. Raphaël GARRIGOS et Isabelle ROBERTS, journalistes, font un portrait au vitriol du présentateur, qu'il apprécie encore moins. Etrangement, quelques jours avant le portrait, comme s'il avait prévu le coup, JMM se moque ouvertement de la page Télé de Libération, qui s'est trompé de photo. L'article sur L'Ile de la Tentation était illustré par Sous le soleil !

    Le 26 mars, Jean-Marc fait une mise au point, qu'on pourrait résumer de la sorte : oui, je fais de la promo pour mon livre et alors ? Selon lui, il est normal qu'après tout le travail accompli depuis septembre, il se permette de parler en long en large et en travers de son livre. Puis il s'attaque frontalement à Libération en révélant que deux journalistes auraient refusé d'envoyer leur livre sur Jean-Pierre Pernault à Europe 1. Soit. Mais le bémol dans tout cela vient de la réaction des internautes, particulièrment virulents à propos de Libération. Les commentaires se transforment en espace politique, largement dominé par la droite, et même en appels au boycot du journal. On en vient à se demander si tout cela a bien sa place sur un blog... Peu de temps après, les commentaires injurieux sont effacés. Le mal est déjà fait.

    La polémique se poursuit dans la soirée du 27 mars, au cours de laquelle Morandini publie des extraits du mail envoyé par Garrigos et Roberts. Il commente le tout, sur le ton de l'ironie, voire du mépris. Soyons objectifs : il est vrai que les raisons invoquées par les journalistes pour justifier leurs erreurs frôlent le ridicule. Tout tourne autour de la même rhétorique : "c'est pas moi, c'est lui". Par exemple, pour la photo, le service informatique a confondu les fichiers... Quelques heures plus tard, coup de théâtre, l'article, ainsi que les commentaires sont supprimés (toujours les mêmes : "je n'acheterai plus Libé", etc...). Craignant peut-être un procès, Morandini le remplace par des indiscrétions "Newsmédias" sans grand intérêt. Tout cela pour aboutir à la fermeture de ce mardi.

     


     

    Petite analyse...

    Le gros de la colère semble s'être porté sur la publicité incessante pour le livre de Jean-Marc Morandini. Certes, celui-ci avance qu'il s'agit de "son" blog, mais les internautes le considéraient-ils comme tel ? En d'autres termes, n'y a-t-il pas confusion depuis le début sur la nature de ce blog ? Beaucoup le considéraient comme un blog supplémentaire d'infos médias, et le contenu allait dans ce sens. Un blog est crée de tel manière par son auteur à ce qu'il puisse réagir sur le thème choisi. Or, ici, les informations impersonnelles avaient pris l'avantage sur les éditoriaux.

    De plus, avec ce blog, JMM n'hésitait pas à user des mêmes ficelles que dans Tout est possble. Je prendrai pour cela l'exemple du DVD érotique d'Audrey Sarrat. Jean-Marc n'avait pas hésité à annoncer sur son blog et à l'antenne, 24h à l'avance, que des images du "film" seraient publiées sur le blog. Bien sûr, le lendemain, tous les records de connexion étaient battus. Si ça n'est pas du racolage...

    Autre défaut du blog, une tendance à en surestimer le pouvoir. Lors de l'affaire des caricatures de Mahomet, Morandini avait annoncé que France 2 publiait sur son forum les caricatures. Quelques heures plus tard, les dessins incriminés avaient disparu et le blog commentait la nouvelle de la manière suivante : "Suite à l'informatiion publiée sur notre blog, France 2 a retiré les dessins". En réalité, il ne s'agissait que d'une simple erreur technique.

    Et le 16 mars, dans une interview donnée à Metro, JMM se réjouissait de nouveau : "Je sais que certains patrons de chaînes craignent un peu mes chroniques du matin à 7h25 où je donne mon avis. Ils me l’ont dit, que ce soit Nicolas de Tavernost ou Etienne Mougeotte. Parfois mon émission les met vraiment en colère." Certes, son blog n'est pas directement impliqué dans la réponse, mais il faut rappeler que toutes ses chroniques y étaient indiquées.

    Bref, la raison de l'arrêt du blog semble avoir été provoquée par une accumulation de facteurs. Jean-Marc Morandini a sans doute eu la mauvaise impression de revenir plus de 12 ans en arrière, au plus fort de la polémique Tout est possible , et a donc voulu arrêter les frais au plus vite. Pour preuve, cette phrase qui conclut son édito : "J'ai appris par le passé que l'on ne gagne jamais contre une presse déchaînée et mal intentionnée." CQFD.

     


     

    Les différentes réactions

    Pour l'heure, on s'en tient à peu de commentaires, du côté des blogs et sites internet. Mais la même hypothèse est évoquée : celle selon laquelle Morandini aurait arrêté par manque de temps. Avec une émission à la radio et une autre à la télé, on se demande bien où il aurait pu trouver le temps de tout gérer.

    Du côté des fans "extremistes" de Morandini, qui ont leur forum officiel, la réaction ne s'est pas faite attendre. Une pétition réclamant le retour du blog est en ligne, et les commentaires nombreux, presque tous du même accabit.

    "Voilà j'ai signé. Le blog était une bonne idée. Ca reste encore une bonne idée même si dernièrement je regrettais la sérénité du début."

    ou encore : " Serieux, je vais leur cramer leur journal. Libé devait fermer, j'espère que ce jour arrivera très vite !"

    A l'antenne, l'animateur n'a pas dit un mot sur le sujet, lui qui d'habitude était si prompt à faire de la publicité pour le blog. Pour conclure, j'aimerai souligner un petit détail : ce blog que l'on nous promettait sans pub s'était récemment doté d'un lien vers AMAZON pour bénéficier de réductions de 10% sur les DVD. No comment.

     


     

    A voir

    Ci-dessous, TV MANIA reproduit en intégralité l'article de Libération qui a mis le feu aux poudres.

    Voici quelques adresses pour se faire sa propre opinion :

    - http://www.toutelatele.com/form/viewforum.php?f=9 : les commentaires sur la fermeture du blog sont sans langue de bois. Jusqu'à quand ?

    - http://pat2.vosforums.com/index.php : un forum surréaliste fait par et pour des fans de JMM. L'animateur y est considéré comme un vrai gourou qui a éclairé le chemin de nombreuses personnes !

    - http://www.imedias.biz/forums/ : un forum où il est aussi question de l'animateur, entre autres choses.

    Et, bien entendu, vous pouvez réagir ici-même en laissant un commentaire. Toutes vos réactions sont les bienvenues !

     


     

    L'animateur, qui sévit sur Europe 1, sort un livre et s'installe bientôt sur Direct 8.

    Morandini à tous les râteliers

    Exclu. Avant-première. Scoop. Nous sommes en mesure de vous révéler le sujet de l'article qui va suivre : Jean-Marc Morandini. Oui, Morandini, le champion de l'hyperbole journalistique capable de vous vendre pour exclusive l'heure qu'il est. Ce Morandini, passé du statut d'éboueur de la télé, dans Tout est possible et ses curés transsexuels siliconés sur TF1 dans les années 90, à celui de chevalier blanc des médias sur Europe 1. Mais pas seulement : voilà que, dès le 3 avril, tous les soirs de 19 à 20 heures, il transpose à la télé son émission radio. D'accord, c'est sur la TNT, sur la chaîne de Vincent Bolloré, Direct 8, dont le numéro indique le nombre de téléspectateurs. N'importe, le soleil ne se couche jamais sur l'empire Morandini, qui délivre aussi un blog sur la télé et publie de magistraux pamphlets sur le petit écran, dont le dernier, Télé-vérité, vient de sortir. Analyse de J7M : Jean-Marc Morandini Moi-Même Maître du Monde des Médias (1).

    Momo les bons tuyaux

    «Bienvenue dans le journal de la télé le plus écouté de France.» C'est ainsi que Jean-Marc Morandini démarre tous les jours à 10 h 30 sa tournée du poposte sur Europe 1. Merci de comprendre qu'il fait la nique à son alter ego de RTL, Isabelle Morini-Bosc, qui sévit l'après-midi. Ah, Vanitas vanitatum et omnia vanitas... Surtout quand on se fait coller tous les matins une trempe par Julien Courbet, qui, sur RTL, réunit 1,8 million d'auditeurs contre 1,2 million pour Morandini. Son pain quotidien : une heure trente de potins télé, une véritable gageure. Du coup, les patrons de chaîne y ont antenne ouverte, faut bien remplir, d'autant qu'on y est toujours bien reçu. La semaine dernière, Laurent-Eric Le Lay, patron d'Eurosport (et fils de), était invité à commenter la première place de sa chaîne au Médiacabsat. «Vous avez mis fin au règne de RTL9», a analysé Morandini, avant de conclure : «Félicitations pour ces scores.» Un bel exercice de brosse à reluire alors que ce n'est pas Eurosport qui a monté mais RTL 9 qui a baissé. Pas grave, voilà un nouvel ami pour Morandini, qui en compte beaucoup chez les huiles de la télé qui n'aiment rien tant que déverser leur com' sans contradiction.

    Momo la mayo

    Le reste du temps, Morandini fait son miel de tout ce qui passe à la télé. Tout et surtout n'importe quoi : Flavie Flament présente des variétés sur TF1 ? Dingue ! Voilà qui mérite une interview. Surtout, son truc, c'est de faire monter la mayonnaise à partir de rien. Quand il interroge Marine Delterme, alias Le juge est une femme sur TF1, c'est pour la titiller afin de savoir si, des fois, elle ne serait pas jalouse de la célébrité des autres héroïnes de TF1 et s'il n'y aurait pas une petite polémique à faire naître... Tout un art. Et puis il y a ses «indiscrétions» dont le titre laisse espérer des super scoops mais non : il s'agit en fait de communiqués envoyés à toutes les rédactions, de dépêches AFP, ou d'infos parues dans les journaux. Seulement, c'est ballot, parfois, il omet de citer sa source, comme c'est l'usage... Une manie qui se prolonge sur son site Web, où il n'hésite pas à pomper des blogs amateurs sur la télé. Mais il s'est fait récemment prendre la main dans le sac : le tenancier de TV News (2) a photographié son écran pour y capturer une image de l'interview de Fofana sur i-télé et a publié la photo sur son blog. Qui se retrouvait illico sur le site de Morandini. Las, ça s'est vu : sur la photo originale, on apercevait le pied du photographe se reflétant dans l'écran...

    Momo le moralo

    La rédemption existe. L'ancien animateur de ce tas de boue télévisuel de Tout est possible distribue aujourd'hui bons et mauvais points. Il ne s'est pas privé de morigéner les chaînes coupables de ne pas interrompre leurs programmes pour annoncer la mort du pape. Dans son dernier livre, Télé-vérité (L'Archipel), orné d'un si discret bandeau rouge «Parents : vos enfants sont en danger», il s'en donne à coeur joie. Comment lutter contre ce fléau qu'est le X pour les jeunes ? «Pourquoi ne pas demander à des actrices de porno d'expliquer leur métier dans les classes de première et de terminale ?» Pas con, tiens... Pas con non plus les fiches conseil à découper où Morandini recommande aux parents d'interdire à leurs enfants les JT, Envoyé spécial et même Groland. A l'inverse, il considère «sans risques» Vidéo Gag et le tirage du Keno sur France 3. Conseil de Libération aux parents : découpez ces fiches en suivant les pointillés et tapissez-en la cage du cochon d'Inde de votre enfant.

    Momo la déonto

    Enfin, Jean-Marc Morandini, c'est une magnifique petite entreprise. Sur son blog (jeanmarcmorandini.com, en toute simplicité), un lien renvoie à la page d'amazon.fr où son livre est en vente... Dire si l'éthique n'est pas un vain mot pour notre Momo. Il l'a affirmé haut et fort : pour son émission sur Direct 8 produite par Endemol, il ne sera pas payé par Endemol, mais par Direct 8. ça change tout. Et Momo sera inflexible, a-t-il déclaré à Metro : «Je ne parlerai pas de Direct 8 dans mon émission.» Bizarre alors qu'il n'hésite pas à faire sur Europe 1 l'article de Marcel Desailly, recruté au poste de commentateur sur... Europe 1. Logique de groupe, Morandini sévit aussi dans Télé 7 Jours, qui comme Europe 1 appartient à Lagardère, où il publie un impayable «Mon bloc-notes indiscret». Papy Morandini s'y indigne que son Thalassa ait été interrompu par des manifestants anti-CPE : «Franchement, je commence à en avoir ras-le-bol de toutes ces émissions de télé prises en otage.» Idée pour nos jeunes amis anti-CPE : prendre en otage Morandini en direct, c'est tous les matins sur Europe 1, 26 bis, rue François-Ier, dans le VIIIe. Ainsi, il pourra parler de «ma prise d'otage». Car Morandini, c'est moi, moi, et moi : à 40 ans, il en est encore au stade narcissique. Sur son blog, il propose d'écouter «mon émission de radio» et d'acheter «mes derniers livres». Sur Europe 1, il offre «mon nouveau livre» aux auditeurs passant à l'antenne. La semaine dernière, il était excité comme une puce d'être passé à la radio chez Cauet. Content, Momo : «Ils ont fait une chanson sur moi !» Mais troublé aussi, au point de confondre TF1 et France 2. Avant de se reprendre : «J'ai dit ça parce que moi je suis dans l'émission de Patrick Sébastien, sur France 2, demain.» Puis, quand un auditeur a avoué qu'il appelait juste pour gagner son livre, Morandini est parti dans un grand rire : «Hin hin hin ! C'est pour ça qu'on n'a jamais eu autant d'appels sur la libre antenne !» A vous faire regretter Tout est possible.

    (1) Qui n'a pas souhaité répondre en exclusivité à nos questions exclusives.

    (2) www.leblogtvnews.com

    Article paru le 25 mars 2006

     


     

    Et voici l'avis de Libé sur l'arrêt du blog...

     

    gameover

    L'homme
    Jean-Marc Morandini
    boude et ferme son blog

    L'animateur multimédias Jean-Marc Morandini a décidé aujourd'hui de fermer son blog sur la télé. Dans un ultime et déchirant message intitulé «Game Over», il justifie sa décision par des «attaques et des soupçons à la fois vexants et blessants». Dans son collimateur, l'hebdo pipeule «Voici» mais aussi «Libération», coupables de l'avoir récemment égratigné dans leurs colonnes (l'article de «Libération» des 25 et 26 mars). C'est faire à «Libération» trop d'honneur. Une simple équation: Jean-Marc Morandini anime chaque jour sur Europe 1 une émission d'1h30. A compter du 3 avril, il sera, en plus, à la tête d'une autre émission quotidienne d'une heure sur Direct 8, la chaîne de l'homme d'affaires Vincent Bolloré. Et, écrit-il dans son blog, celui-ci l'occupe «chaque jour près de quatre heures». Soit, en tout, 6h30 de boulot par jour, sans compter la préparation des émissions, ce qui est beaucoup pour un seul homme.Vexé peut-être, Jean-Marc Morandini. Débordé plus vraisemblablement.


     

     

     

    TV MANIA 2006


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  • (diffusé dans Envoyé Spécial le 23 fevrier 2006)

    Le reportage commence par un rappel qui semble une évidence : l'obésité est une maladie comme les autres. Malheureusement, elle n'est pas perçue comme tel par la société.

    Envoyé Spécial nous en montrait donc les difficultés au quotidien. Une femme témoigne.

    - il leur est impossible de manger dans la rue, au risque d'y affronter les regards accusateurs d'autrui.

    - dans le métro, il faut anticiper pour espérer trouver une place, et surtout, affronter les réfléxions des enfants, "Regarde maman, la grosse dame !"

    Un autre homme raconte sa mésaventure à l'aéroport. Au moment de prendre son billet retour, on l'a conduit dans les bureaux pour mesurer son tour de taille, à l'aide d'une étiquette pour bagage. Comme il faisait plus de 160 kgs (obésité morbide selon les spécialistes), il a été obligé de payer un deuxième billet. Une fois dans l'avion, il s'est rendu compte que l'accoudoir de son second siège ne se levait pas, ce qui signifie qu'il a voyagé serré en ayant payé. Depuis, il a décidé d'intenter un procès à la compagnie, malgré le fait que celle-ci lui ai proposé le remboursement du billet. Il espère que cela fera jurisprudence.

    Autre difficulté : s'habiller. La plupart des magasins ne proposent rien au-dessus du 42. Et quand des personnes obèses ont le malheur de vouloir essayer quand même, elles essuient les remarques désobligeantes des vendeuses ("Ne l'essayez pas, vous allez me le craquer !").

     

    Mais le plus scandaleux n'est pas là. Les journalistes ont constaté que les obèses ne sont pas égaux devant les soins. A l'hôpital, rien n'est fait pour leur faciliter la vie. Les lits, fauteuils roulants et autres blouses sont trop étroits. Le comble, c'est qu'il est même impossible de passer une IRM. Pour detecter d'eventuelles tumeurs, on a donc recours à des techniques vieilles de 30 ans. Et si l'IRM est indispensable, il faut se rendre dans une école vétérinaire pour utiliser les mêmes appareils que ceux réservés aux agneaux et aux chevaux.

    Envoyé Spécial s'est ensuite employé à montrer à montrer le problème sous l'angle de la discrimination à l'embauche. Un test grandeur nature a été réalisé, avec d'un côté une personne mince et de l'autre une en surpoids. Les résultats ne se sont pas fait attendre. La mince est reçue avec tous les honneurs, peut passer directement un entretien d'embauche... tandis que la plus malheureuse, pourtant dôtée des mêmes qualifications, doit prendre rendez-vous ou attendre que le patron interessé la rappelle éventuellement, ce qui, bien sûr, ne sera jamais fait.

    Pourtant quand une personne obèse a la chance de pouvoir être embauchée, elle est traitée comme une moins que rien. Ainsi, cette jeune coiffeuse, qui a pris du poids au fur et à mesure des années de travail. Sa patronne, excédée, l'a un jour placée devant un miroir en lui disant : "Tu es trop grosse, tu n'as pas l'etoffe d'une coiffeuse.". Elle a démissionné.

    Une autre était infirmière. Les humiliations en sa direction étaient quotidiennes. Ses "collègues" l'affublaient de surnoms tels "Elephant bleu" ou "Double gras".

    Si la démission peut paraître la solution immédiate, il ne faut pas oublier que trouver du travail par la suite relève du parcours du combattant. Aucune statistique ne prend encore en compte les personnes en surpoids en tant que groupe mais il serait interessant de comparer le taux de chômage existant parmi cette catégorie de personnes, par rapport aux autres.

     

    Le reportage, lui, a bien fonctionné auprès du public avec 4 678 400 téléspectateurs et 18, 6 % de parts de marché. Comme quoi, il n'est pas necessaire de mettre en scène des pin-up pour faire de l'audience.


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  • Nouvelle star

     

    Pour la première de la Nouvelle Star, hier, le jury était en grande forme ! Les réfléxions n'ont pas manqué de fuser pour notre plus grand plaisir. En voici une petite séléction :

     

    Alain

    : "J'aime bien le côté Elie Kakou que vous avez quand vous chantez..."

    Dove

    : "Je suis sans voix." - Marianne : "Lui aussi." (en parlant du candidat).

    Alain

    : "Entre le chanteur de rock anémique, et le chanteur de variétés hystérique, il faut choisir votre camp !"

     

    On a pu remarquer que, le temps aidant, les candidats à la gloire connaissent par coeur les émissions de tv-réalité. La tendance générale était au relachement, ce qui a eu le don d'énerver le jury. Un exemple significatif : le premier jour d'audition à Marseille, seule une personne a été retenue. Certaines viennent davantage pour connaître leurs cinq minutes de gloire qu'autre chose. Mais d'autres, qui croyaient vraiment en leur chance, n'ont pas hésité à tenir tête au jury. Sébastien, dans le milieu de la musique depuis 15 ans, s'est fait recaler à cause de son manque de personnalité. Il a tenté de se justifier, en vain.

    Parmi les candidats qui ont marqué cette première, on retiendra Kathleen, qui en a pris pour son grade à cause de ses tenues provocantes pour son âge (17 ans). Marianne lui a jeté en pleine figure qu'elle était "ridicule". Très sympa.

    Cette Marianne d'ailleurs, semble avoir une double personnalité. Tantôt cassante, tantôt émue aux larmes, elle ne fait pas dans la demi-mesure. En écoutant la dernière chanteuse, un jeune black, elle en a été tellement remuée, qu'elle s'est mise à genoux devant la chanteuse !

    Dans l'ensemble, ce fut donc un moment agréable. L'émission est beaucoup plus dynamique que les années précédentes, avec les mouvements de caméra, les effets de transition... On apprécie aussi le côté coulisses. Ainsi, on peut voir Benjamin Castaldi suivant les castings des candidats ou les jurés dans leur chambre d'hôtel. Alain confie même qu'il espère saoûler en douce Marianne pour passer la nuit avec elle...

    Profitez des premières émissions, car ensuite les prime-time sont beaucoup moins interessants.

     


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