• "Jai été membre du panel de TF1"

    TF1 j'ai une question à vous poser

     

    « J'ai été membre du panel de TF1 »

    Didier était parmi les 100 français qui ont pu poser une question à Segolène Royal. Il revient pour TV MANIA sur une première expèrience télé un peu particulière.

     

    Pour Didier, tout a été une question de hasard. « C'est une amie, membre du panel, qui a parlé de moi à la Sofres. L'institut manquait de professions libérales. Une personne m'a donc contacté le mardi avant l'émission. Je crois qu'ils recherchaient un retraité, mais cela n'a pas posé de problème. On m'a rappelé le lendemain pour avoir ma réponse définitive. »

    Avant l'émission, il a pris soin de télécharger le programme de Ségolène Royal, qu'il ne connaissait pas jusque-là.

     

    Dimanche, à 12H30, il prenait le train direction Paris. « Tous nos frais, le TGV comme l'hôtel quatre étoiles, sont remboursés », affirme-t-il. L'hôtel justement, Didier a finit par le connaître par coeur. « Nous n'avions pas l'autorisation d'en sortir. La production craignait que nous ne soyons influencés par les journalistes qui connaissent bien l'endroit. » Pour éviter le moindre intrus, les participants ont étés d'entrée munis d'un badge, et répartis par groupe de dix, chacun supervisé par une « nounou ». "Nous avons également signé un contrat pour les questions de droit à l'image."

    TF1/LCI Patrick Poivre d'Arvor

    A 20H, premier repas. L'occasion de faire connaissance avec d'autres membres du panel. "Les profils étaient très variés. Cela allait du Rmiste au chef d'entreprise, jeunes comme vieux."

    Le lendemain, tout le monde a été réuni dans l'auditorium de l'hôtel (au sous-sol) durant près de trois heures, avec les grosses pointures de TF1. Etienne Mougeotte, Robert Namias, Brice Teinturier (de la SOFRES), Serge Khalfon (réalisateur), et Patrick Poivre d'Arvor, bien sûr, étaient présents sur l'estrade. Le but de cette réunion était de déterminer des thèmes, indispensables au fil conducteur de l'émission. « Aucun des professionnels n'a fait de commentaires ni de suggestions. Ils se contentaient de prendre des notes », tient à assurer Didier. Il n'a pas hésité à demander au présentateur vedette si Segolène Royal serait munie d'une oreillette. Réponse négative. "Je serai le seul à en avoir une.", lui a-t-il précisé.

    Chacun était muni du numéro figurant sur leur badge, et interrogé dans l'ordre. Didier, numéro 72, a donc dû attendre un certain temps. Au cours de ces trois heures, les questions ont surtout tourné autour des préoccupations quotidiennes des français, laissant peu ou aucune place aux enjeux internationaux. Didier, lui, souhaitait aborder différentes thématiques avec la candidates, comme le montant dissuasif des charges sociales pour les professions libérales, ou encore l'économie française et ses répercussions à l'international.

    Bernard, l'homme atteint de scléroses en plaques depuis 34 ans, s'est exprimé sur l'intégration des handicapés dans la société, et a éclaté en sanglots. TF1 devait donc savoir à quoi s'attendre. Mais, selon Didier, de la part de la candidate socialiste, rien n'était calculé.

    A 16H, départ pour les studios de Boulogne. Avec, à chaque fois, le même rituel, à savoir l'obligation pour tout le monde de monter dans les deux bus réquisitionnés par groupes de 10, toujours par crainte d'être infiltré par un journaliste. Sur place, chacun a dû laisser toutes ses affaires aux vestiaires, portables, et stylos (!) compris. "J'ai tout de suite pensé qu'ils craignaient que cela serve d'arme blanche, comme le redoutent les américains à bord des avions." Avant d'enfin entrer sur le plateau, il a fallu se plier à la fouille au corps, moment forcément pas très agréable. Dans le studio, chaque siège était numéroté. Les participants avaient simplement à se référer au numéro de leur badge pour savoir où se placer.

    Patrick Poivre d'Arvor est venu les saluer un par un

    , avec chaque fois un mot pour chacun. Quand il est arrivé à la hauteur de Didier, ce dernier lui a demandé si Ségolène comptait faire un discours préalable. "Non. Mais j'ai déjà repéré quelqu'un pour poser la première question."

    Des essais de caméras et d'éclairage ont duré jusqu'au repas, pris dans un restaurant habituellement réservé au personnel. Les 100 étaient passés entre-temps au maquillage, très léger. Pas question non plus de se faire recoiffer, par manque de temps.

    PPDA a présenté son journal télévisé depuis le plateau de l'émission, et ceux qui n'étaient pas au maquillage ont pu y assister, depuis leur place, à condition de ne pas faire trop de bruit. Petite précision : à chaque entrée et sortie du plateau, la fouille au corps était obligatoire.

    Ségolène Royal, elle, est arrivée dès 20H15

    , escortée de Jack Lang, son porte-parole. Le temps d'échanger quelques mots avec les participants, et l'émission débutait. Didier a changé de question à la dernière minute, et est allé voir PPDA pour lui en donner la teneur, pendant la coupure pub.

    Il faut dire que la question qu'il avait l'intention de poser l'avait déjà été. Le journaliste s'est montré interessé, et lui a donné la parole peu après. La question portait sur le rôle que jouerait François Hollande en cas de victoire. « J'étais stressé, et je regrette de ne pas avoir pu davantage argumenter. PPDA me faisait des signes, hors champ de caméra, pour me pousser à approfondir. » En tout cas, la candidate est restée très évasive, et n'a répondu qu'après avoir été relancée plusieurs fois. "Certains m'ont reproché après coup d'être tombé dans le people. Mais, c'était de l'ordre du politique à mon sens. Car vivre avec le chef de son parti peut nuire à la façon de gouverner." Didier a d'ailleurs commis un lapsus plus ou moins volontaire en l'appelant Mme Hollande. "J'ai longuement hésité à l'appeler comme ça, puis, quand j'ai repris la parole, c'est sorti tout seul", avoue-t-il. Le public a ri, tout comme elle, "mais après un petit décalage."

    Au cours du direct, c'est uniquement PPDA qui distribuait la parole. Quelques doigts se sont bien levés, mais le journaliste ne les a pas pris en compte. Chaque rangée de cinq personnes était munie d'un micro, et Didier est catégorique, "il n'y avait pas de chauffeur de salle". Les rares applaudissements étaient donc ponctuels, tout comme les rires. Et la sécurité ? "Il devait sûrement y avoir des vigiles, mais ils n'étaient pas visibles depuis le plateau."

    Ségolène Royal est restée seule durant toute l'émission. Même lorsque la publicité a été lancée, elle est restée sur le plateau, sans que personne ne vienne lui donner de conseils.

    Après l'émission, cette dernière a participé à un cocktail (le fameux apéro évoqué lors de la première avec Nicolas Sarkozy) d'environ une heure. Jack Lang, Jean-Pierre Chevènement et Julien Dray étaient aussi de la partie. Didier a joué les photographes pour certains des participants, qui ont posé à côté des politiques. Les photos n'étaient pas autorisées, mais tolérées, semble-t-il.

    A la sortie, vers 0H30- 1H, de nombreux médias attendaient pour recueillir les réactions du panel.

    Didier est rentré dès le lendemain matin

    . Les réactions de son entourage, le plus souvent étonnées, ont étés nombreuses. Il avait eu pour consigne au préalable d'en parler au moins de personnes possibles. Mais les rares à avoir étés mis au courant ont affirmé qu'ils n'auraient pas eu le courage de participer à J'ai une question à vous poser. A ce sujet, Didier pense que tous ceux qui avaient quelque chose à dire ont pu s'exprimer. Les autres étaient figés par le stress, comme ce fut le cas avec les deux femmes assises à ses côtés, qui ont renoncé à poser la moindre question.

    Au final, l'homme juge l'expérience "interessante". "Ségolène Royal est très gentille et abordable. Elle ne fait vraiment pas son âge. Dommage cependant que ses réponses aient étés un copier-coller de son discours de Villepinte. C'est pour cela que je me suis efforcé de poser une question différente, à laquelle elle ne pourrait pas répondre en se référant à son programme."

    Et sur le principe de l'émission ? "Les français ne posent pas forcément les mêmes questions que les journalistes, alors, pourquoi pas ? Je suis sûr que de nombreux professionnels auraient souhaité être à notre place."

     

    Ségolène Royal était l'invitée de \


  • Commentaires

    1
    visiteur_boutros
    Samedi 24 Février 2007 à 20:39
    Merci beaucoup pour l'interview
    Comment joindre Didier?

    Merci
    Pierre
    2
    visiteur_Michal
    Samedi 24 Février 2007 à 23:55
    Didier a deja des fans !!!
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    3
    mario1945
    Dimanche 25 Février 2007 à 01:24
    Didier souhaite garder un certain anonymat.

    Qu'auriez-vous aim?ui demander ?
    4
    visiteur_jeff
    Dimanche 25 Février 2007 à 04:04
    ce genre de programme est d?go; il faut que les questions soient pos?par t?phone,sans aucun filtrage; ?c'est d?cratique
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