•  

     Dans les coulisses de la soirée éléctorale (24/04)

     

    TV MANIA vous propose aujourd'hui un aperçu des coulisses des différentes chaînes de télévision, le soir du 22 avril.

    Le Monde

    , dans un article intitulé "Petits fours et mondanités, dans les coulisses des radios et des télés" revient tout d'abord sur cette séquence de France 2 où l'on a vu une journaliste à moto suivre Nicolas Sarkozy, très proche de celle de Jacques Chirac pour sa victoire finale en 1995.

    "Ce n'est que le premier tour et on le traite déjà comme le président de la République"

    , raillait, dimanche soir, un journaliste de France 3. "C'est le début du bal des faux-culs", renchérissait un autre, de France 2, qui n'a pas apprécié le "salut" de M. Sarkozy aux présentateurs Elise Lucet et David Pujadas.

    (...) Chez TF1, c'est un futur patron qui accueille les hôtes. La soirée donne à Nonce Paolini, prochain directeur général, l'occasion de faire ses premiers pas en public. L'actuel PDG, Patrick Le Lay, et le vice-président, Etienne Mougeotte, sont au chevet du "20 heures", en compagnie de Martin Bouygues, le premier actionnaire de la chaîne.

    (...) Laurence Ferrari et "Les Guignols" ont mené le bal pour Canal+. (...) A 20 h 05, rendez-vous est pris pour le "pot de départ de Jacques Chirac", le 6 mai. "On va peut-être lui offrir une de ses marionnettes."

     

    Le Parisien

    , lui, nous offre un condensé des moments surprenants ou amusants.

    " * I>télé, 19H15. La journaliste Sylvie Pierre-Brossolette évoque la visite de Le Pen à Argenteuil : "il est reparti très vite avant qu'il y ait trois rats qui puissent le contester comme ils l'avaient fait avec Sarkozy." Thomas Hugues fait les gros yeux : "C'était bien sûr une image."

    (...)

    * Canal +, 19H30. "Coup de tonnerre, révèle le PPD des Guignols : "Jospin n'est pas au second tour !"

    (...)

    * France 2, 19H58. Devant le siège du PS, un écran géant diffuse la soirée de TF1. La Deux est contrainte de relayer des images de... Claire Chazal.

    (...)

    * Direct 8, 20H15. Philippe Labro a trente minutes de direct, pas une de plus, et sa table est un peu petite. "Je vous prie de donner votre micro-cravate aux deux invités, ordonne-t-il à deux jeunes loups de l'UMP et du PS. On finit à 20H30 !"

    (...)

    * TF1, 22H14. PPDA et Claire Chazal rendent l'antenne, avec plus d'une heure d'avance sur l'horaire annoncé.

     

    Le Parisien

    revient aussi sur les résultats que certains sites étrangers ont donné avant l'heure.

    " Le sondage que prévoyait de mettre en ligne la rédaction du quotidien belge La Libre Belgique, réalisé par les correspondants à Paris à la sortie des bureaux de vote, était cependant bien éloigné de la réalité du scrutin puisqu'il plaçait Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy au coude-à-coude avec 26% des voix, largement en tête devant Jean-Marie Le Pen à 17%, et François Bayrou à 16%. "

     

    Enfin, Libération avec l'article intitulé "A la télé, festival d'allusions en attendant 20 heures"

    " Sur I-Télé, on souligne que Sarkozy a l'air "stressé" et que Royal semble "radieuse" tandis que sur LCI on a vu que de la "sérénité" des deux côtés.

    (...) Ségolène Royal, elle, se fait attendre, s'attirant les piques de PPDA. "Elle nous l'a assez répété, c'est une femme libre donc libre du moment où elle veut parler." 21H30... 21H40... Toutes les caméras sont aussi braquées sur une porte à Melle, d'où on pense que "l'héroïne du jour", dixit PPDA va sortir. Elle arrive par une autre. Cette fois, le deuxième tour a vraiment commencé.


    votre commentaire
  •   PRESIDENTIELLES 2007 - 1er tour

     

     22H17 : Les résultats avant l'heure ont eu du plomb dans l'aile

    Parmi les sites, seul celui de la télévision suisse romande (TSR) fonctionnait sans difficulté. Entre 18h et 20 heures  par contre, il était quasi impossible de se connecter sur le site du Temps, du Soir ou encore le site suisse tdg.

    A 18h30, le site du Temps précisait ainsi qu'il était l'objet d'une fréquentation très conséquente et ainsi sujet à de forts ralentissements, en renvoyant vers une page simple.

    Un peu plus tard, le même site livrait ses premières estimations, avec 30% d'intentions de vote pour Nicolas Sarkozy et 25,5% pour Ségolène royal.

    Même chose sur le site belge de la télévision RTL qui affiche ce message :  "Cette page est temporairement inaccessible! Vous êtes très nombreux à vous connecter sur le site de RTL.be".

    A 19h15, le Soir passait même un coup de téléphone pour demander à Libération.fr si son site tenait toujours. "Nous sommes complètement morts, mais on fait l'impossible pour redémarrer. A se demander si nous n'avons pas subi une attaque de hackers», précisait la rédaction du site.

    Un peu plus tôt, le fournisseur d'accès internet Free, constatait que «pour un dimanche soir, le trafic vers les sites belges, suisses et américains est particulièrement fort. Habituellement ils représentent 0,2% à 0,3% du trafic (chez les clients de Free) alors que ce dimanche vers 18H00 ils représentaient environ 30%». « Il y a une activité internet très importante aujourd'hui (dimanche). Les sites qui parlent de politique, les sites de bloggers ont des audiences qui sont énormes», indiquait-on également chez Noos.

    Finalement, c'est l'agence Reuters qui faisait le relais, en envoyant une dépêche à 18h54 annonçant le duel entre Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, citant les médias suisses.
     
    (source : Libération.fr)
     
     
     
     

    20H : Sarkozy/Royal, 2eme tour sans surprise

    (résultats réactualisés à 22H40)

     

    (source : 20minutes.fr)

    Taux de participation : entre 82,7 et 84,8%

     

     

    17 H : La mobilisation se confirme

    Le taux de participation atteint 73,87%, dimanche en métropole, pour le premier tour de l'élection présidentielle, contre 58,5% au premier tour de 2002, selon le ministère de l'Intérieur.
    En région Paca, le taux est de 73,65% (contre 56,83% en
     2002), tandis que dans les Bouches-du-Rhône, il est à 75,08% (contre 57,2% en 2002)
    En Gironde, la participation est de 74%.
    En Haute-Garonne, elle est de 74,75% (contre 64,66% en 2002) et en Midi-Pyrénées elle est de 76,63% (contre 69,30% en 2002).
    Première à Bordeaux : pendant la campagne, trois panneaux électoraux ont été volés, ce sont ceux de… Sarkozy.

    (source : 20 minutes.fr)


     

     13 H : Participation en nette hausse !

    C'est LE chiffre de cette mi-journée à retenir. A 12h, la participation était de 31,21%, un niveau jamais atteint depuis 1981 et ses 25,9%. Ce n'est pas pour autant qu'il ne faut pas aller voter !

    La plupart des candidats s'est déjà rendue aux urnes. Seuls Olivier Besancenot et Dominique Voynet voteront en fin de journée.

     

     

     12 H : TV MANIA vote aussi

    Surprise, en me rendant dans le bureau de vote de ma petite ville (près de Marseille) : il y avait une file d'attente avant de pouvoir aller voter ! Même si c'est ma première présidentielle, j'ai déjà eu l'occasion de voter en 2004 (Régionales) et en 2005 (Réferendum) et je peux vous dire que l'affluence n'était pas aussi importante. Tout le monde s'en étonnait d'ailleurs dans la file. Une voisine me souhaitait "bon courage", et d'autres disaient qu'ils n'avaient jamais vu ça.

    Arrivé dans le bureau, je me suis saisi de plusieurs petits papiers, comme le veut la règle, et me suis dirigé vers l'isoloir. A l'intèrieur, un papier SARKOZY avait été laissé à l'abandon. Pour ma part, je n'ai pas vraiment hésité, et je peux vous le dire sans honte, j'ai voté pour Ségolène Royal, tout comme ma famille. Alors certes, elle n'a pas fait une campagne renversante, certes, ce n'est pas une grande oratrice, mais je veux quand même lui donner une chance. Son programme me séduit par certains points (allocation autonomie des jeunes...) et m'effraie sur quelques autres (un nouveau contrat pour les jeunes, qui annonce de grandes mobilisations de protestation s'il s'avère trop proche du CPE).

    Comme tous les sites français, je ne donnerai les résultats qu'à 20H. Il faut savoir respecter les règles et ne pas mettre en danger la bonne tenue du scrutin.

    Un petit mot pour terminer : dans mon bureau de vote, à 11H, la participation s'élevait déjà à 30 %. Et chez vous ?


    votre commentaire
  • QUI CONNAIT M. SARKOZY ?

     

    On y apprend tout d'abord que le fameux ministère de l'Immigration et de l'Identité Nationale a crée des remous jusque chez nos voisins européens. L'extrème-droite autrichienne a même dénoncé les "nauséens relents" de ce futur ministère. "Le personnage fait peur", affirme Marianne.

    Et il a des raisons. "C'est d'"enculés" que se font traiter les confrères d'une radio qui lui ont apparemment tapé sur les nerfs... qu'il a sensibles. Il soupçonne un journaliste d'être favorable à François Bayrou. "Ilsa couchent ensemble", commente-t-il. Evoquant certains de ses adversaires, il prévient, carnassier : "Je vais tous les niquer, les niquer !". Plus macho, tu ouvres un harem. Parlant de Michèle Alliot-Marie, quil soupçonnait, à tort, d'avoir joué un rôle trouble dans l'affaire Clearstream, ne l'appelle-t-il pas "la salope ?".

    (...) On s'interroge donc : outre ses très fortes accointances avec les grands patrons des groupes médias, est-ce la crainte qu'il suscite, la peur des représailles s'il est élu, qui expliquent cette relative impunité dont bénéficie Sarkozy quand il tient des propos ou prend des initiatives qui, venant de Le Pen ou de Ségolène Royal, provoqueraient une irruption réprobatrice dans le landernau ?"

    La presse étrangère

    semble bien être la seule à ne pas l'épargner. Un quotidien allemand lui décerne le prix de "l'homme politique le plus ambitieux et le plus impitoyable d'Europe qui n'a pas de vraie conviction, mais s'aligne sur l'humeur du peuple."

    On apprend également que Nadine Morano, qui était l'une de ses porte-parole, est passée à la trappe pour avoir osé s'adresser avec franchise à son héros. "Elle s'était en outre inquiétée de sa tendance à s'immerger compulsivement dans les sondages qui lui renvoyaient constamment sa propre image. Résultat : out ! "Cramée", disent les bonnes camarades de la pêcheresse. Il fait peur."

    "Il commande tellement de sondages qu'il est devenu le meilleur client de certains instituts

    , qui, du coup, ont quelques scrupules à ne pas satisfaire son contentement de soi. Il a même réussi à inspirer à l'Ifop des sondages dont les questions sont quasi systématiquement rédigées par son entourage (sur l'affaire de Cachan ou sur la polémique avec les juges) et ne permettaient pas d'autres réponses que celles qui le plebiscitaient."

    Jacques Chirac aurait dit de lui: "Lui confier le pouvoir, c'est comme organiser un barbecue partie en plein été dans l'Esterel."

     

    Dans un souci d'objectivité

    , Marianne aborde la part de responsabilité que porte la gauche. "Sans doute s'attaque-t-elle à Sarkozy, parfois même avec outrance et mauvaise foi. Mais que lui reproche-t-elle ? D'être de droite, ou même, stigmatisation suprême, une sorte de "néoconservateur américain à passeport français", comme le clamait Eric Besson, avant de retourner sa veste. Est-ce un crime ?"

    (...) "Etrange atmosphère que celle qui fait que, dans cette campagne éléctorale, ce qui se dit obsède peu, mais ce qui obsède énormément ne se dit pas ; que ce dont on parle au sein des médias et chez les politiques, les médias, précisément, et les politiques n'en parlent pas !"

    Un député UMP, issu de l'UDF, confie à l"hebdo : "Sarko est une sorte d'aveugle au monde extèrieur dont le seul regard possible serait tourné vers son monde intèrieur. Il se voit, il se voit même constamment mais il ne voit plus que ça." Même le très pacifique Michel Drucker n'en revient pas. "Sur un vélo, même quand il s'agit d'une promenade, il se défonce comme s'il devait constamment battre un record."

     

    Enfin, petit florilège de ses bonnes phrases : "Maintenant, dans les réunions publiques, c'est moi qui fais les questions et les réponses, et, à la sortie, les gens ont l'impression qu'on s'est vraiment parlé." (Le Figaro, mai 2005)

    ou encore : "Si je ne faisais pas attention, tous les jours je serais à la télévision jusqu'à ce que les téléspectateurs en aient la nausée." (1995)

    Quel visionnaire !

    Marianne

    , lui, conclut en ces termes. "Voter Sarkozy n'est pas un crime. C'est même un droit. Nous ne dirons pas, nous, que ce candidat représente la fraude, la délinquance, l'anti-France et la faillite morale. Nous voudrions simplement qu'on se souvienne plus tard (...) qu'il représente pour la conception que nous nous faisons de la démocratie et de la République un formidable danger."

     

     

    [Dossier complet à retrouver pages 14 à 25 dans Marianne n°521 du 14 avril 2007. L'hebdo nous promet les mêmes révélations pour celui ou celle qui accèdera au second tour, c'est-à-dire François Bayrou et Ségolène Royal. On peut remarquer en ce sens que l'hypothèse Le Pen est éliminée d'emblée. Attention aux mauvaises surprises...]


    votre commentaire
  • On commence dès maintenant avec trois individus qui ont beaucoup fait parler d'eux ces derniers temps. Dans l'ordre : Doc Gyneco, Segolène Royal et Jean-Marie Le Pen.

    (20/09)

     

    * Doc Gynéco : quand la quête de la reconnaissance fait perdre toute valeur.

    Ce titre peut vous paraître un peu fort mais c'est vraiment mon impression concernant celui qui fut un rappeur de talent. Force est de constater cependant que ses derniers disques ont étés de gros bides. Ce n'est pas faute d'avoir été invité à de multiples reprises chez son ami Marc-Olivier Fogiel... Desesperé, Bruno a commencé à devenir boulimique. En atteste sa récente prise de poids. Mais bon, comme se détruire ne fait qu'empirer les choses, il fallait bien essayer de trouver un début de solution. C'est alors que le doc s'est découvert soudainement des atomes crochus avec Nicolas Sarkozy. Invité à l'université d'été de l'UMP à Marseille, il n'a pas hésité à le désigner comme son "petit maître à penser". Et là, c'est le drame. Cet homme qui en appelait il y a quelques années encore à brûler les voitures de police à travers ses morceaux, cet homme est maintenant si proche du gouffre qu'il en arrive à n'importe quoi. Vous n'allez quand même pas me dire que c'est par conviction qu'il a pris sa carte UMP ! Il n'y avait qu'à voir son état second à Marseille pour deviner que le rappeur ne faisait que débiter des morceaux d'un discours que des collaborateurs du ministre de l'Intèrieur s'étaient cassé la tête à lui faire mémoriser.

    Bruno est désormais grillé dans la profession. C'est pour cela qu'il va s'essayer à la production de téléfilms pour TF1. Cherchez la logique dans son parcours...

     

    * Segolene : le grand méchant loup ?

    Cela ne vous aura pas échappé, la question embarassante d'une jeune militante PS à Segolene Royal a soulevé de nombreuses reflexions. Rappelons que la question était la suivante : " Que penses-tu de l'iimportance de marquer le clivage droite-gauche pour gagner en 2007 ? ". Question biaisée s'il en est. Le problème est que lorsqu'il s'est agit pour Nolwenn (le prénom de la militante) de préciser la question, encouragée par la probable candidate PS, elle en a été incapable. Pire, elle demandait conseil à ses voisins de rangée, pas plus malins qu'elle.

    Et comme d'habitude, les médias ont fait monter la sauce, jugeant que Royal s'était montré cassante, voire méprisante. Or, si l'on regarde la séquence en entier, on peut voir qu'il n'en est rien. Une analyse partagée par Judith Bernard, du Big Bang Blog. Je cite sa conclusion : "

    Alors voilà, mon impression aux images n’a rien à voir avec ce que j’ai entendu sur les ondes : Nolwenn n’est pas une victime : c’est une nouille inconséquente. Et Ségo n’est pas cruellement dominatrice : elle est, en la circonstance, simplement dominante, parce que l’autre n’est pas à la hauteur. On ne reproche pas à un sportif de gagner quand il est plus fort, on ne se met pas à dire qu’il est cruel et cassant. Pourquoi on le ferait d'un orateur ? La réthorique est, aussi, un sport de combat. "

     

    * Le Pen : un programme surréaliste

    Dans le 20 minutes daté du 20 septembre, on peut lire quelques extraits du programme présidentiel voulu par le président du FN pour les élections de 2002. Alors, même si celui de 2007 n'est pas encore officiellement annoncé, on peut se douter qu'il en aura à peu près la même teneur. Voici donc quelques propositions de 2002, ou comment un vieux monsieur de 78 ans pas si inoffensif qu'il n'y paraît vous propose un véritable retour en arrière en cas de victoire. " Pour la présidentielle 2002, le FN prévoyait de sortir de l'Union européenne et de l'Otan, de revenir au franc, de supprimer l'impôt sur le revenu, le pacs, la CMU et les ZEP. Etaient également programmés le démantèlement des « ghettos ethniques », la fin du droit à l'IVG, l'enseignement du « Beau », l'inscription de la préférence nationale dans la Constitution. Au milieu de citations d'auteurs humanistes, on trouvait des remarques sur la « Kommandantur antiraciste » et la « Propagandastaffel » des émissions télévisées."

    De très mauvais augure tout cela...


    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique