• LE BILLET DE LA SEMAINE                                       (15/10)

    N°23


    La phrase de la semaine

    " J'ai croisé en clinique plus de people que dans Gala. "

    (Christine Bravo, VSD, mercredi 11 octobre)


     L'image de la semaine

    AIDES lance dès le 24 octobre une campagne de pub assez réussie pour lutter contre les discriminations envers les personnes seropositives. A cette occasion, les stars sont mises à contribution. Voici trois des affiches les plus réussies.

       

     


    Le tour du PAF en audiences

    (sources : Satellifax, I mediasbiz, MSN, Le zapping du PAF)

    * Dimanche 8 octobre,

    En prime time,

     Les experts -> 1er épisode8 465 060 (32,5%) dont 44,2 % sur les femmes de moins de 50 ans, 41,6% sur les 15-24 ans et 46,7 % sur les 15-34 ans.
                                                 

                                            2e épisode 7 848 400 (31,3%) dont 43,1 % sur les femmes de moins de 50 ans, 45 % sur les 15-24 ans et 47,8 % sur les 15-34 ans.

                                            3e épisode 6 671 140 (40,9%) dont 49,2 % sur les femmes de moins de 50 ans, 43,6 % ur les 15-24 ans et 47 % sur les 15-34 ans.

     FBI : Portés disparus -> 5 549 940 (21,2%)

     Zone Interdite -> 4 428 740 (18,8%)

     Le Châtiment du Makhila ->  3 316 620 (16,8%)


    * Lundi 9,

    En prime time,

     Josephine, ange gardien-> 8 689 300 (34,8%) dont 40,6% des femmes de moins de 50 ans.

     Une vie à t'attendre-> 4 148 440 (16,7%)

     Basic-> 4 148 440 (16,5%)

     Plus de vie-> 3 587 840 (15%)

     Nettoyage à sec-> 1 177 260 (4,7%)

     

    En seconde partie de soirée,

     Grey's anatomy -> 1er épisode4 484 800 (36,9%) dont 56,8 % sur les femmes de moins de 50 ans, 66,7 % sur les 15-24 ans et 58,3 % sur les 15-34 ans.
                                                 

                                                   2e épisode 3 756 020 (48,2%) dont 70,2 % sur les femmes de moins de 50 ans, 76,5 % ur les 15-24 ans et 70,3 % sur les 15-34 ans.

                                                   3e épisode 3 027 240 (62,8%) dont 81,1 % sur les femmes de moins de 50 ans, 84,5% sur les 15-24 ans et 79,5 % sur les 15-34 ans.

     Dans les coulisses des plus beaux palaces-> 1 681 800 (16,6%)


     Complément d'enquête-> 1 233 320 (14,2%)


    * Mardi 3,

    En prime time,

     Grey's anatomy -> 1er épisode6 390 840 (25,9%) dont 41% sur les femmes de moins de 50 ans.           

                                                   2e épisode 5 942 360 (25,7%) dont 40,6 % sur les femmes de moins de 50 ans.

                                                   3e épisode 5 998 420 (37,4%) dont 53,4% sur les femmes de moins de 50 ans.

     

     Harkis-> 6 222 260 (22,2%)

     The Closer-> 4 204 500 (17%)

      Recherche appartement ou maison-> 3 924 200 (17%)

     

    En seconde partie de soirée,

     T'empêches tout le monde de dormir-> 1 065 140 (16,7%)


    * Mercredi 4,

     

    En prime time,

     France/Iles Feröé-> 9 193 840 (39,5%)

     Les Tricheurs-> 4 877 220 (20%)

     Vie privée, vie publique-> 4 204 500 (17,9%)

     L'état de Grace-> echec ! 2 298 460 (9,1%)

     

    En seconde partie de soirée,

     Juste Cause -> 1er épisode2 690 880 (31,2%) dont 39,5% sur les femmes de moins de 50 ans.           

                                               2e épisode : 2 186 340 (41,1%) dont 54 % sur les femmes de moins de 50 ans.

     L'arêne de France nouvelle formule !-> 1 177 260 (20,6%)


    * Jeudi 5,

    En prime time,

     Navarro-> 8 072 640 (32,1%)

     Prison Break -> 5 774 180 (22,5%)

     Envoyé Special-> 3 587 840 (16,8%)

     Les associés-> 2 410 580 (10%)

     

    En seconde partie de soirée,

     La Methode Cauet -> 2 903 000 (35,2%)

     Les années de sang-> 840 900 (13%)


    * Vendredi 6,

    En prime time,

     Star Academy-> 6 446 900 (30,7%)

     NCIS : enquêtes spéciales-6,3 millions () dont 36,7% sur les moins de cinquante ans.

     Thalassa -> /

     Homicides -> /


    * Samedi 7,

     

     Les 400 Couples qui ont marqué les français-> 5 886 300 (31,3%)

     La nuit des records-> 3 924 200 (20,2%)

     SOS 18 -> 3 812 080 (18,4%)

     Charmed -> 2 746 940 (13,2%)


    * Dimanche 15,

    En access,

     66 minutes-> 2 000 000 (16,1%) dont 21,4% sur les moins de cinquante ans, soit une hausse de 700 000 personnes.

    En prime time,

     Les experts -> 7 287 800 (27,4%)

     Louis la Brocante-> 5 269 640 (20,3%)

     FBI : Portés disparus -> 5 157 520 (19,3%)

     Capital  -> 4 092 380 (16,8%)

     

    En seconde partie de soirée,

     Enquête exclusive-> 2 130 280 (22%)



      La série

                                                                    (n°6)

    Retrouvez chaque semaine des extraits du dernier livre de Guy Carlier, 10 ans de chroniques.

     

     Le Pen, octobre 1996

    " En le regardant, je pensais que ce type-là était un peu comme les slips sales des enfants qui traînent sous les lits... On les a laissés là un peu par paresse et toute la crasse finit par s'y coller. Le Pen, c'est le slip sale de la France. Il traîne là, sous notre lit, entouré de moutons de poussière, on en a vaguement honte mais on n'a pas le courage de le ramasser, alors on s'efforce de ne pas y penser. Pourtant, on le sait que plus on attend, plus on aura du mal à le ravoir. Car il y a certaines tâches de honte qui ne s'effacent jamais tout à fait. "

     

    - La nouvelle Star, fevrier 2005

    " Quand à Manu Katché, c'est un très bon batteur qui connut son heure de gloire dans les années 1980, puisqu'il accompagna Sting et Peter Gabriel dans leurs tournées mondiales. Mais aujourd'hui, ce musicien est passé de mode, et chaque fois qu'il veut organiser son emploi du temps, qu'il ouvre son agenda et prend son portable pour noter ses rendez-vous, une vois feminine lui annonce :"Vous n'avez pas de nouveau message." Du coup, et c'est bien normal, Manu Katché est devenu aigri. Oh ! De temps à autre, il arrive que s'inscrive sur l'écran de son portable : "Vous avez un nouveau message", lui donnant une bouffée d'espoir, un espoir vite déçu puisqu'il s'agit du service commercial de SFR qui lui précise qu'au 15 fevrier, il lui restait trente-cinq minutes disponibles sur son forfait. "


    Lu dans la presse

                                                   

    L'engouement pour les séries américaines traduit la montée en puissance des valeurs d'individualisme et de remise en cause des élites.

    La décision de la direction de TF1, à la rentrée, de remplacer le sacro-saint film du dimanche soir par une série américaine, « Les Experts », est la suite logique et emblématique d'une évolution qui dédie d'ores et déjà 20 % de la grille de la chaîne aux séries.

    (...)

    Pour le spectateur un peu naïf, les questionnements soulevés par ces fictions apparaissent modernes et incisifs : libération des femmes dans « Sex and the City », ou visibilité des minorités sexuelles dans « Queer as Folk ». Pour autant, l'analyse fine nous donne à voir une société dont sont exclus les pauvres, les personnes âgées, les handicapés, où les méchants sont massivement recrutés dans les minorités ethniques et chez les étrangers, où les rapports entre les hommes et les femmes sont réduits à leur aspect sexuel. Sous le couvert de discours modernistes politiquement corrects, beaucoup de clichés perdurent, qui « invisibilisent » ou diabolisent des pans entiers de la société. Ces séries seront d'un piètre secours pour améliorer notre regard sur les faibles ou les exclus.

    Elles témoignent aussi d'un individualisme farouche. Dans « Prison Break », chacun instrumentalise les autres pour s'en sortir. On est loin de « La Grande Evasion », où l'aventure ne se pensait qu'en action collective. Il est intéressant de constater que le chacun-pour-soi devient de plus en plus structurant dans les fictions les plus récentes et l'égoïsme est présenté sinon comme une valeur positive, du moins comme une dimension intrinsèque de la survie.

    (...)

    L'acte de gouverner et de soigner n'est plus le premier ressort du récit, mais une simple anecdote qui illustre un conflit de préséance ou une difficulté amoureuse. Les personnages des séries martèlent : « La marche du monde n'a d'importance que si elle vient interférer avec mon existence », faisant écho au désintérêt grandissant des Occidentaux pour le reste de la planète. Etonnez-vous par la suite que la mondialisation soit perçue comme le mal absolu...

    Mais cette nouvelle dialectique entre, d'une part, l'individu et la société et, d'autre part, le citoyen et le reste du monde induit des comportements qui interpellent violemment le responsable politique. Le respect pour les élites et la hiérarchie vole en éclats. Jack Bauer dans « 24 heures », poursuit son enquête contre l'avis du président des Etats-Unis, l'avocate Ally McBeal bouscule l'institution judiciaire.

    (...)

    La société n'est plus pyramidale mais horizontale, individualiste et refermée sur elle-même.

    Les ingrédients sont alors réunis pour développer un autre aspect récurrent des séries américaines : la théorie du complot. Cette démarche est poussée à son paroxysme dans « Lost » mais se retrouve dans beaucoup d'autres séries. Elle formalise de façon nette la méfiance de l'opinion publique pour les dirigeants, les experts, les scientifiques. « On nous cache tout, on nous dit rien. » Toutes les paroles sont égales et personne n'est habilité à exercer un pouvoir moral, économique ou politique.

    Une vision manichéenne

    Cela tranche avec la démarche qui prévalait il n'y pas si longtemps dans les feuilletons. La distinction classique entre les bons et les méchants s'estompe ou se brouille. Et chaque être humain recèle une part d'ombre qui relativise les valeurs morales et accentue le suspense. Jack Bauer n'est pas un pur redresseur de torts mais aussi un « salaud » qui tue et qui torture. A la fin de la saison 2 de « Lost », nous découvrons que les « autres » de l'île sont aussi des êtres humains. Cette vision manichéenne de la société qui s'estompe, signe la fin des idéologies et des approches binaires. Faut-il y voir l'explication des résultats 50-50 répétés aux élections dans de nombreuses démocraties occidentales et anticiper un résultat très serré en mai 2007 ? Sans doute.

    (...) Mais, pour le politique, la leçon la plus étonnante est bien la façon dont les téléspectateurs ont pris le pouvoir. Les émissions de commentaires consacrées aux séries cartonnent, la popularité des personnages est testée en temps réel - l'exaspérante fille de Jack Bauer dans « 24 Heures » a disparu du paysage, par exemple -, des forums de discussion sur Internet leur sont dédiés et examinés à la loupe par les réalisateurs, des associations font la promotion des modes de vie ou des tics de langages des personnages et se constituent en tribus.

    La société civile reprend ainsi de façon interactive son autonomie, redessinant une autre répartition des rapports entre le peuple et les élites. Les politiques ont tout intérêt à décoder le monde des séries américaines : c'est le nôtre, dans ses noirceurs et ses révoltes, mais aussi dans ses extraordinaires capacités d'imagination et de sursaut.

    ( "Ce que cachent les séries américaines", Roselyne Bachelot (!), dans Les Echos du 9 octobre 2006)

     

     

    TF1 va de nouveau programmer des films le dimanche soir, "avant Noël", a indiqué au Monde Etienne Mougeotte, vice-président de la chaîne privée, dans les coulisses du Marché international des programmes de télévision (Mipcom), qui se tient à Cannes jusqu'au 13 octobre. "Il n'a jamais été question de programmer des séries cinquante-deux dimanches par an, affirme M. Mougeotte. La profession du cinéma s'est alarmée à tort et un peu vite."

    (...) L'éviction temporaire du film du dimanche soir au profit de la série américaine "Les Experts" "a été un test pour vérifier si le lobby du cinéma est toujours aussi puissant", souligne aujourd'hui Marie-Paule Biosse Duplan, déléguée générale de l'Union des producteurs de films (UPF).

    (...) Mais, à Cannes, Renaud Donnedieu de Vabres, ministre de la culture et de la communication, a réaffirmé qu'il ne ferait pas pression sur les diffuseurs. "Je ne fixerai jamais un nombre plancher de films, a assuré le ministre. Je ne suis pas directeur des programmes. Je ne me substituerai jamais à ceux dont c'est la charge." Cependant, le ministre devrait annoncer rapidement la création, comme il l'avait promis, d'une "cellule de réflexion" sur la place du cinéma à la télévision.

    (...) L'UPF s'inquiète des conséquences économiques de cette évolution pour la production cinématographique. Quand Canal+ et les chaînes généralistes investissent de 600 000 euros à 4,5 millions d'euros dans la production d'un film, selon l'UPF, une chaîne thématique ne débourse en moyenne que 15 000 euros à 50 000 euros.

    "Ce n'est pas la fin du cinéma sur les grandes chaînes et notamment sur TF1",

    veut rassurer M. Mougeotte, pour qui "il n'y a pas de dégringolade" de l'audience des films à la télévision.

    Pour preuve, explique le numéro deux de TF1 : "Malgré la Coupe du monde de football, il devrait y avoir 14 ou 15 films dans le top 100 des meilleures audiences de TF1 en 2006, contre 16 en 2005".

    ( "Le retour du film du dimanche soir", Le Monde du 11 octobre 2006)

     

     

    Né comme il se doit dans un garage de la Silicon Valley, en Californie, YouTube a vu le jour en février 2005 et ne compte à ce jour que 67 salariés. Au départ, les deux fondateurs, ex-salariés du site de paiement en ligne PayPal, cherchent seulement à se faire passer la vidéo d'une soirée. «Mais quand on a essayé de se l'envoyer par courrier électronique, on n'a pas réussi, expliquait récemment Chad Hurley à ABC. On s'est dit que beaucoup de gens devaient avoir le même problème, et mis au boulot pour trouver une solution.» Le site est monté en quatre semaines à San Mateo, dans la banlieue sud de San Francisco. Avec un slogan «Broadcast yourself», faites votre show et un système simplissime de «postage» des vidéos sans censure, il va conquérir le Web en s'imposant en quelques mois comme le lieu d'un gigantesque zapping mondial. YouTube coûte bien plus qu'il ne rapporte à cause de sa consommation effrénée de bande passante jusqu'à 1,5 million de dollars par mois , mais cela n'empêche pas ses fondateurs, qui comptent sur les revenus publicitaires pour financer un service 100 % gratuit, de lever très vite de l'argent : 3,5 millions de dollars dès novembre 2005 auprès du fonds d'investissement Sequoia Capital le même que Google et Yahoo , qui rajoute 8 millions de dollars au pot en avril.

    (...) Pour répondre aux critiques qui les accusent de diffuser des émissions piratées et intégrales, YouTube décide en mars de limiter les vidéos à dix minutes et promet de faire la chasse aux nombreux contenus protégés par le droit d'auteur.

    (...) Après avoir sommé YouTube de retirer du site des extraits de son Saturday Night Live, NBC se ravise devant le succès sur Internet. «L'émission était plus visionnée sur le site qu'à la télévision», note un analyste. Et en juin, la chaîne signe un partenariat pour diffuser les clips de ses émissions et des publicités sur YouTube, s'engageant en contrepartie à promouvoir le site. Warner puis d'autres majors emboîtent le pas, négociant des accords de diffusion contre un partage des revenus publicitaires. Dès le début de l'été, YouTube est devenu une proie.

    ( "La réussite météorique d'une idée toute simple ", Libération, 11 octobre 2006)

     

     

    Depuis longtemps, j'ai décidé de la date de mon départ du «20 heures». Cela est prévu dans plusieurs années. J'ai calqué mon parcours sur mes amis présentateurs américains, comme le regretté Peter Jennings ou Dan Rather, qui a pris sa retraite à 73 ans. En ce qui me concerne, ce sera bien avant.

    (...) le CSA, ce n'est pas pour moi ! (...) J'ai besoin, par ailleurs, d'un contact fusionnel avec l'information et je n'ai pas l'intention de me retirer trop vite de l'action. Prendre un jour des responsabilités à la tête d'une grande chaîne ? Je ne dis évidemment pas non sur le principe. Mais cela se fera le jour venu et lorsque les titulaires ne seront plus en place. Ils sont trop utiles à leur poste.

    (...)

    Avez-vous déjà été tenté d'anticiper ou de retarder la date de votre départ ?

    Je ne l'ai pas dépassée. Si cela arrive un jour, je serais sincère et dirais : «J'avais imaginé que...».

    (...)

    Vous n'avez jamais été tenté par une vie d'élu ?

    En 1984, François Mitterrand avait eu l'idée saugrenue de me proposer de prendre la tête d'une liste de centre gauche aux européennes. J'ai eu d'autres approches venant d'autres horizons. Mais je ne suis pas dupe. C'est aussi une manière de s'attirer mes bonnes grâces.

    (...)

    Qu'est-ce qui vous ferait brutalement renoncer au JT ?

    Qu'on me place dans une situation de contrainte ! J'ai toujours été reconnaissant envers Patrick Le Lay et Étienne Mougeotte de ne jamais m'avoir mis dans cette position. Il leur est arrivé, mais extrêmement rarement, de me faire des suggestions concernant le choix d'un invité. Quand j'ai refusé, ils ont toujours respecté ma décision. (...) Le patron du JT, c'est le présentateur, comme chez les Américains. C'est ainsi sur TF1. Cela le deviendra un jour sur les autres chaînes.

    Avez-vous un «dauphin» ?

    (...) La révolution pourrait venir de la nomination d'une femme au «20 heures» pendant la semaine. Les postulantes sont légion : Laurence Ferrari, dont j'aime le style direct mais courtois, Marie Drucker, Florence Dauchez, Audrey Pulvar, Anne-Sophie Lapix ou, plus tard, quand elle le voudra, Mélissa Theuriau. Que de possibilités !

     

    (PPDA : "Diriger une chaîne, pourquoi pas ? " Le Figaro, 12 octobre 2006)

     

     

                                      

    Que ce soit du côté de la chaîne ou de la production (Escazal Film), personne ne s'attendait à un tel rejet. Une claque avec, deux mercredis soir de suite, une dernière place au classement des audiences. 12,9% de parts d'audience le 27 septembre, date du lancement de la série, 10% mercredi dernier. (...) «J'ai demandé au département études de se pencher sur cet échec, dit Perrine Fontaine, responsable de la fiction de France 2. Nous avons tous été surpris par le comportement des téléspectateurs.»

    (...) Sur ce point, s'il faut à tout prix trouver des explications à ce fiasco, Perrine Fontaine et la productrice, Sophie Révil, se rejoignent : «J'ai le sentiment que ce qui devait assurer le succès de la série, la pleine actualité d'une femme candidate à la présidence, a été son échec», analyse la productrice. «Le battage médiatique autour de Ségolène Royal a agacé les téléspectateurs qui ont assimilé cette fiction à un élément de plus de la surmédiatisation.» Perrine Fontaine insiste, «la série a été vécue comme un énième sujet politique».

    Quant à ceux qui ont regardé, ils ont sans doute été désarçonnés par la fantaisie et le côté «fable» de la série. «Alors qu'on pardonne tout à «Desperate Housewives» on attend des séries françaises de la crédibilité et du réalisme», remarque Perrine Fontaine. (...) Pour autant, Perrine Fontaine insiste, «on ne va pas se condamner à ne plus innover à cause de ces mauvais résultats. Il ne faut pas copier les séries américaines mais continuer à garder notre spécificité».

    (" Les français ont boycotté la série presidentielle ", Le Figaro, 11 octobre 2006)


    votre commentaire
  • LE BILLET DE LA SEMAINE                                       (09/10)

    N°22


    La phrase de la semaine

    " Les coupures de presse sont celles qui cicatrisent le plus vite."

    (Patrick Devedjan, député UMP et qui concourait pour le prix de l'humour politique 2006)


    Dans l'actu 

    Revue de détail des principales annonces médias de la semaine.

     - Le conseil de surveillance du Monde a approuvé le rapprochement des quotidiens du pôle Sud du groupe Le Monde avec ceux d'Hachette Filipacchi Medias, filiale de Lagardère. Ils seront rassemblés au sein d'une structure commune contrôlée à 51 % par Le Monde et à 49% pour le groupe Lagardère. Parmi les journaux concernés : Midi Libre, Montpellier Plus, La Provence, Nice Matin, Marseille Plus... Le Monde devient ainsi le troisième groupe de presse français.

     

     - L'ex directeur general de France 2, Christopher Baldelli prend la tête de M6 Thematique. Un bouquet qui inclut pas moins de huit chaînes, parmi lesquelles Paris Première, W9 ou TF6. Le président assure vouloir consolider l'identité des ces deux premières chaînes, "tout en jouant une carte collective avec toutes les représentantes du groupe".

     

     - L'affaire Villemin, mini-série en six parties, pourra être diffusée telle quelle par France 3. Tel en a décidé le tribunal de grande instance de Nancy, au nom de la liberté d'expression. Il précise toutefois que les plaignants seront en droit de demander réparation "s'il s'avérait (après la diffusion) que des passages portent atteinte à leur vie privée". Rappelons que la demande avait été formulée par Michel Villemin, l'oncle de Gregory, et Marie-Ange Laroche, veuve de Bernard Laroche, tué par le père de l'enfant. La chaîne des régions promet une diffusion "après la fin de l'année".

     

     - Les NRJ Ciné Awards, ceremonie orchestrée cette année par Elie Semoun, et diffusée en direct sur NRJ12, ont récompensé Camping, succès populaire de Fabien Onteniente, et Mr et Mrs Smith, de Doug Liman.

     

     - La marionette tant attendue de Ribery aux Guignols de l'Info a fait son apparition mardi soir. Parmi les premières réactions, celled'Albert Emon. " Cela a l'air plutôt bien réussi. Cela colle assez bien au personnage. Franck ne se prend pas la tête : il se dit que le football n'est qu'un jeu où il faut oser et foncer. Eh bien lui, il le fait !"

     

     - Déormais pour Etienne Mougeotte, c'est objectif 2010. Le vice-président de TF1 a fixé à cette année la date de son départ à la retraite. Il aura 70 ans, le même âge auquel Patrick Le Lay a décidé de tirer sa réverence. Avant cela, Etienne Mougeotte entend se consacrer à deux points précis : la réforme de l'information de TF1 (les rédactions de la chaîne et de sa petite soeur LCI devraient à terme fusionner), et faire de TMC la cinquième chaîne generaliste. Un objectif déjà atteint sur la TNT au deuxième trimestre.


     L'image de la semaine

    L'arrêt du film du dimanche soir, véritable institution, ne fait pas que des heureux. Pour preuve, un récent sondage du Parisien, repris ici pour cette publicité. La chaîne de location de DVD et vidéos, VIDEO FUTUR compte bien surfer sur ce nouveau manque.

     

    Le tour du PAF en audiences

    (sources : Satellifax, I mediasbiz, MSN, Le zapping du PAF)

    * Dimanche 1er octobre,

    En prime time,

     Les experts -> 7 343 860 (28,5%)

     FBI : Portés disparus -> 5 606 000 (21,7%)

     Louis la Brocante ->  3 924 200 (15,6%)

     Capital -> 3 475 720 (15%)


    * Lundi 2,

    En prime time,

     Marie Besnard-> 11 043 820 (44,4%) dont 44,1% des femmes de moins de 50 ans.

     A l'aube du sixième jour-> 3 756 020 (15,6%)

     2 Fast, 2 Furious-> 3 699 960 (14,9%)

     Fous de danse-> 2 746 940 (11,4%)

     

    En seconde partie de soirée,

     Grey's anatomy -> 1er épisode4 596 920 (40,4%) dont 57.4 % sur les femmes de moins de 50 ans, 52 % sur les 15-24 ans et 53.9 % sur les 15-34 ans.
                                                 

                                                   2e épisode 3 419 660 (47,7%) dont 65.5 % sur les femmes de moins de 50 ans, 62.6 % ur les 15-24 ans et 58.9 % sur les 15-34 ans.


     Mots Croisés-> 1 121 200 (16,4%)

     Ce soir ou jamais-> 336 360 (5%)


    * Mardi 3,

    En prime time,

     Podium-> 8 240 820 (33,3%)

     La volière aux enfants-> 6 054 480 (22,2%)

     The Closer-> 3 756 020 (14,5%)

      Nouveau look pour une nouvelle vie-> 2 915 120 (11,9%)

     

    En seconde partie de soirée,

     Le Grand Frère -> 3 531 780 (35,2%) dont 49,8 % sur les femmes de moins de 50 ans et 67 % sur les individus de 15-24 ans.

     Octopussy-> 1 793 920 (22,2%)

     T'empêches tout le monde de dormir-> 1 233 320 (17,2%)


    * Mercredi 4,

     

    En prime time,

     Un transat pour huit-> 8 521 120 (35,6%)

     Missing-> 4 484 800  (18,1%)

     Des racines et des ailes-> 4 148 440 (18%)

     L'état de Grace-> echec ! 2 466 640 (10%)

     Nuremberg, les nazis->  1 906 040  (7,9%)

     

    En seconde partie de soirée,

     Juste Cause -> 2 410 580 (20%)

     L'arêne de France -> 1 600 000 (27,3%)


    * Jeudi 5,

    En prime time,

     Commissaire Moulin-> 7 960 520 (32,4%)

     Prison Break -> 5 662 060 (22,2%)

     Envoyé Special-> 4 092 380 (17,7%)

     Mélodie en sous-sol -> 2 690 880 (11,7%)

     

    En seconde partie de soirée,

     La Methode Cauet -> 2 634 820 (34,6%)

     Aushwitz, la preuve oubliée-> 1 659 680 (18,2%)


    * Vendredi 6,

    En prime time,

     : Fin de soirée...

     Star Academy-> 6 895 380 (33,2%).  Dans le détail : 40,9% sur les femmes de moins de cinquante ans, 42,7% sur les 15-24 ans et 42,1% sur les 15-34 ans. Pic d'audience à 21H50 avec 7 680 200 personnes.

     NCIS : enquêtes spéciales

    -> 6,2 millions (25,6%) dont 36,9% sur les moins de cinquante ans.

     Thalassa -> 3 756 020 (16,9%)

     Homicides -> 3 419 660 (14,1%)


    * Samedi 7,

     Les Enfants de la télé-> 5 830 240 (30,1%)

     Le plus grand cabaret du monde-> 5 437 820 (27,2%)

     SOS 18 -> 3 419 660 (15,8%)

     Charmed -> 2 690 880 (12,4%)



      La série

                                                                    (n°5)

    Retrouvez chaque semaine des extraits du dernier livre de Guy Carlier, 10 ans de chroniques.

     

     Ceremonie des Molières, mai 1996

    " J'ai regardé hier soir les Molières, une très belle cérémonie en hommage au théâtre, qui a réussi l'exploit de ne pas nous montrer une seule seconde d'extrait. [...] Mais pour en revenir à la cérémonie elle-même, ça avait plutôt mal commencé, car j'ai accusé à tort mon fils d'avoir renversé du Ketchup sur l'écran, avant de m'apercevoir que cette grosse tâche rouge était en réalité Regine, qui comme chacun sait, a parfaitement sa place aux Molière, compte tenu de son apport essentiel à l'art théâtral."

     

    - Tout est possible, mars 1997

    " Ce qui est fascinant avec Morandini, c'est qu'à chaque fois on se dit : "Là, il va faire une pause, comme une espèce de pallier de décompression, dans sa plongée vers l'ignoble et l'infiniment vulgaire." Mais non, chaque nouvelle émission nous emmène encore plus profondément dans les abysses de la connerie humaine. [...] Hier soir, Morandini recevait Mme Tisserand. Et madame Tisserand est une femme fascinante et saine d'esprit, puisqu'elle affirme être possedée par le diable, qu'elle décrit comme "une chose gluante qui vient parfois ramper sur elle". Evidemment, j'ai pensé immédiatement qu'il s'agissait de Morandini lui-même, mais j'ai dû me résoudre à abandonner cette idée quand Mme Tisserand a precisé que ça ressemblait à une forme d'intelligence."


    Lu dans la presse

    Arthur : "Je n'ai plus grand chose à apprendre de la télé"

    Je souhaitais reprendre ma liberté et me consacrer à l'artistique. Je reste animateur exclusif pour des émissions produites par Endemol. [...] L'un des ressorts de la télé-réalité est le principe de l'élimination des candidats, avec un côté "langue de pute". Mais vous avez le même entre deux bureaux de poste !

    [...] Aujourd'hui, la télé-réalité est devenue très consensuelle et un genre télévisuel comme un autre. "Star Academy" est considérée comme une émission de variétés. Le système s'est assagi, alors que j'aurais adoré quelque chose de plus rebelle, comme des hommes politiques filmés 24 heures sur 24.

     

    [...] Je viens de créer ma société de production de cinéma, Serenity Films, qui a pour vocation de produire des comédies et des histoires romantiques. Deux films sont déjà en chantier : un long métrage avec Elie Seimoun, où il joue l'un de ses personnages des "Petites annonces", le bigleux à la recherche d'une blonde à forte poitrine, et un film d'animation sur l'univers de la télé, qui s'intitulera Ego.

    [...]

    Dans l'avenir, j'aimerais être un ambassadeur de TF1, ne plus faire d'animation à un rythme soutenu. Je finirai peut-être un jour, à minuit, par faire cette émission que tout le monde rêve de faire, le "Letterman show", ou celui de Jay Leno, qui interviewe des stars, tard le soir, en commençant par un monologue comique de dix minutes. Je pense que TF1 me donnera cette liberté, le moment venu.

    (Le Monde, 4 octobre 2006)

     

    " Et vous, voteriez-vous Grace ? "

    Télé 2 Semaines

    a demandé à cinq femmes politiques leur avis sur la nouvelle série-flop de France 2, L'Etat de Grace.

    * Anne Hidalgo

    (adjointe au maire de Paris, PS) -> " Un film agréable à voir. (...) Moi, j'ai appris que j'étais enceinte le premier jour de mon élection à la mairie de Paris (en mars 2001, NDLR). J'ai senti l'enthousiasme de certains, mais j'ai également entendu des reflexions sexistes venant d'hommes. "

    * Corine Lepage

    (candidate à la presidentielle, Cap 21) -> " Le telefilm met bien en lumière le lien ambigu entre médias et classe politique, le machisme massif : on s'etonne de voir une présidente enceinte continuer à exercer le pouvoir, mais quand on a eu deux présidents malades, personne ne s'est posé la question de l'empêchement ! "

    * Françoise de Panafieu

    (députée UMP) -> " Ce type de fiction donne une fausse image de l'exercice du pouvoir. Que l'héroïne soit présidente, ce n'est pas un grand pas en avant. Les Français ont déjà integré qu'une femme puisse être chef d'Etat, et ils jugent les hommes et les femmes à compétence égale. "

    * Roselyne Bachelot

    (secrétaire generale de l'UMP) -> " On a affublé la pauvre fille, qui a un physique à presenter la météo, d'un compagnon à la niaiserie affligeante. L'heroïne a été mise dans des situations ridicules : échangeant des SMS avec son amoureux pendant le Conseil des ministres, déguisée pour aller acheter un test de grossesse... Si après cela, les Français votent pour une femme ! "

    * Dominique Voynet

    (candidate à la presidentielle, les Verts) -> " Globalement, je ne suis pas séduite par les personnages, trop caricaturaux. En politique, on ne passe son temps à faire des photos avec un chien, à danser le tango, et à faire de la gym ! Ici, la présidente à tout d'une ado attardée ! "

     

     

    " Roi des demagos "

    Stephane Bern commet l'emission de "débat" la plus lamentable du service public, selon Télerama nouvelle formule.

    Dans L'Arêne de France, il y a peu de langue de bois,. De la mauvaise foi, des poncifs, de la demagogie, il y en a en revanche à l'envi. (...) En passant des reines à l'arêne, Stephane Bern a voulu faire un jeu de mots (désopilant, non ?). Il a aussi très bien defini la nature de son émission. Car la qualité des débats y est du niveau des conversations entre un matador et son taureau. Question pour une prochaine émission : L'Arêne de France doit-elle être supprimée tout de suite ou maintenant ?

     

     

    D’un côté TF1, son empire, sa grosse artillerie. De l’autre M6 et ses envies de conquêtes. Entre les deux états-majors, la bataille du PAF est engagée.

    [...] A court terme, l’explosion de la TNT constitue une menace majeure pour les deux privées « historiques ». Particulièrement pour M6, concurrencée par les nouvelles chaînes sur l’un de ses créneaux fondateurs : la série américaine au kilomètre. En renforçant la fiction, le sport, l’info (lancement d’un JT à 12h50 et du magazine 66 minutes) et en introduisant du talk-show (T’empêches tout le monde de dormir, animé par un « people » du PAF, Marc-Olivier Fogiel), M6 s’impose encore plus comme une chaîne généraliste grand public. Et se retrouve du coup à jouer dans la cour de TF1. Qui, de son côté, se lance dans une entreprise de rajeunissement et de renouvellement : moins de place pour la téléréalité, des fictions plus ciblées.

    [...] Lost contre Desperate Housewives, Le Maître du zodiaque contre Laura… La fiction s’impose comme « l’arme fatale » pour dominer le PAF. Socle de M6, les séries américaines sont devenues, en quelques années, une poule aux œufs d’or pour TF1, qui en programme même en prime time.

    [...] En coulisse, c’est Dallas et on se bat à grand renfort d’accords exclusifs avec les majors (Warner, Universal, DreamWorks, Paramount pour TF1, Fox Paramount ou Sony Columbia pour M6). Dernière bataille en date : TF1 a soufflé Lost à M6, lui laissant en lot de consolation Desperate Housewives, jugé « moins fédérateur ».

    [...] Attention, remake ! Hors antenne, les sœurs rivales nous rejouent David contre Goliath en cravate et costume croisé. La cadette, M6, s’est immédiatement déclinée comme une marque multipliant d’autres activités autour de l’antenne (quasiment la moitié de son chiffre d’affaires !).

    [...] TF1 doit son avance à sa possibilité d’expérimenter à perte quand M6 reste prudente tant qu’une activité n’est pas viable. La chaîne a préféré lancer l’offensive sur le secteur déjà très lucratif de la téléphonie avec son forfait M6 Mobile by Orange dès 2005 – alors que TF1, filiale du groupe Bouygues, ne s’y est mise qu’en mai 2006. Malgré un contenu rikiki, l’opération s’est muée en succès. M6 a tiré de cet investissement minimal l’un de ses plus gros bénéfices et s’en sert déjà pour vendre son antenne : fanfaronnant sur l’excellente audience de la série Prison Break, Nicolas de Tavernost précisait, lors de la conférence de rentrée, que « quelques heures avant la diffusion télé, les 535 000 abonnés M6 Mobile ont reçu un SMS disant : “Ce soir, mets-toi devant Prison Break.” ». Epatant, non ?

    </I_TEXTE>

    (Telerama, mercredi 4 octobre 2006)


    votre commentaire
  • LE BILLET DE LA SEMAINE                                       (01/10)

    N°21


    La phrase de la semaine

    " Quand je vais à la télé, je vais aux putes et j'assume."

    (Eric Zemmour)


     L'image de la semaine

    Regardez bien ces deux photos ci-dessous. L'une a servi pour la presidentielle 2002 et l'autre illustre un livre de Strauss-Kahn sorti la même année. Rien ne vous choque ? Eh oui, les deux protagonistes adoptent la même pose, à quelques différences près. Qui a copié l'autre ?

     


    Le tour du PAF en audiences

    (sources : Satellifax, I mediasbiz, MSN, Le zapping du PAF)

    * Dimanche 24,

    En prime time,

     Les experts -> 8 465 060 (32,4%)

     FBI : Portés disparus -> 5 718 120 (21,8%)

     Zone Interdite  -> 3 419 660 (14,5%)

     Famille d'accueil -> 3 363 600 (13,2%)

     

    En seconde partie de soirée,

     Enquête exclusive-> 1 600 000 (20,9%)


    * Lundi 25,

    En prime time,

     Marie Besnard-> 11 604 420 (46,1%)

    dont 48,3% des femmes de moins de 50 ans.

     Le Boulet-> 4 204 500 (16,9%)

     Fusion-> 3 363 600 (14,6%)

     Madame la commissaire-> 2 074 220 (8,5%)

     

    En seconde partie de soirée,

     Grey's anatomy -> 1er épisode4,7 millions (38,8%) dont 55,6% sur les femmes de moins de 50 ans.

                                         2e épisode : 3,6 millions (48,1%) dont 68,2% auprès des femmes de moins de 50 ans.

     Un oeil sur la planète-> 1 009 080 (13,1%)

     Ce soir ou jamais-> 505 000 (7,3%)


    * Mardi 26,

    En prime time,

    Cyril Lignac

     Football : Losc Lille/AC Milan-> 5 381 760 (22,6%)

     93 rue Lauriston-> 5 269 640 (22,2%)

     Vive la cantine !-> 5 101 460 (21,8%)

     The Closer-> 4 428 740 (17,8%)

     Stagiaire à durée indeterminée-> 392 420 (1,6%)

     

    En seconde partie de soirée,

     Le Droit de Savoir-> 2 900 000 (32,7%)

     Les hommes de l'ombre-> 1 400 000 (17,9%)

     T'empêches tout le monde de dormir-> 1 300 000 (17,9%)

     Ce soir ou jamais-> 1 681 800 (12%) avant le Soir 3, et 336 360(5,4%) après le journal.


    * Mercredi 27,

     

    En prime time,

     L'homme de ta vie-> 6 502 960 (28%)

     Missing-> 4 316 620 (17,7%)

     Vie privée, vie publique-> 4 148 440 (18,5%)

     L'état de Grace-> echec ! 3 139 360 (12,9%)

     

    En seconde partie de soirée,

     Juste Cause -> 2 410 580 (20%)

     L'arêne de France -> 1 513 620 (25,3%)

     Ce soir ou jamais-> 392 420 (6%)


    * Jeudi 28,

    En prime time,

     Une femme d'honneur-> 8 745 360 (35,9%)

     Prison Break -> 5 325 700 (21,3%)

     Envoyé Special-> 3 924 200 (17,9%)

     Stupeur et tremblements -> 2 354 520 (9,2%)

     

    En seconde partie de soirée,

     La Methode Cauet -> 2 578 760 (31,1%)

     10eme chambre, instants d'audience-> 1,5 million (23,4%)

     Ce soir ou jamais-> 800 000 (6%) avant le Soir 3, et 448 480 (7,1%) après le journal. En moyenne, cette semaine, la nouvelle émission culturelle a réuni 616 000 personnes pour 7,8%.


    * Vendredi 29,

    En prime time,

     : Fin de soirée...

     Star Academy-> 6 783 260(33,1%).  Dans le détail : 41,8% sur les femmes de moins de cinquante ans, 40% sur les 15-24 ans et 41,9% sur les 15-34 ans. Pic d'audience à 21H50 avec 7 680 200 personnes.

     NCIS : enquêtes spéciales

    -> 5,8 millions (24,4%) dont 35,9% sur les moins de cinquante ans.

     Thalassa -> 4 millions

     Homicides -> 3,3 millions

     

    En seconde partie de soirée,

     Sans aucun doute-> 1 840 000 (39,3%)

     Numbers-> 3 700 000 (17%). L'audience supèrieure s'explique par la diffusion de cette série, qui commence plus tôt.



      La série

                                                                    (n°4)

    Retrouvez chaque semaine des extraits du dernier livre de Guy Carlier, 10 ans de chroniques.

     

    - Les Grosses Têtes, juillet 1996

    " Et j'oubliais Jacques Pradel... Pradel égal à lui-même, puisque dans Les Grosses Têtes, il emmène l'humour au même endroit que celui où il emmène l'emotion dans ses propres émissions. Le problème, c'est qu'il ne tire pas la chasse, Pradel. Résultat, à chaque fois, c'est nous qui ramassons la merde..."

     

    - I Television, novembre 1999

    " J'ai testé pour vous la nouvelle chaîne d'info, I Télévision. Pour vous donner une idée, ça ressemble au journal de Jean-Pierre Pernault, mais avec des incidents techniques de France 3 Regions. [...] Alors je vous explique le principe. Toute la journée, vous avez un présentateur dont ils ont collé le bureau juste devant la porte d'entrée de la chaîne. Donc, on voit les gens rentrer dans la station, les coursiers avec les pizzas, des types qui arrivent et se font la bise, "tiens, salut, ça va, ouais, qu'est-ce-que tu fous là, ben je viens postuler pour un emploi de journaliste-cameraman-preneur de son-monteur-chauffeur de camionnette de couleur atroce à 8000 francs par mois. Oui, parce que c'est ça le concept. "


    Lu dans la presse

    ALAIN REY : « La pensée UMP est dominante, il fallait que France Inter soit propre sur elle »
    (Sur l'ancien chroniqueur de France Inter Alain Rey) : Sur France Inter pour son 8 h 57, il arrivait tôt, s'asseyait, prenait un café et sortait de son cartable une petite feuille brouillonne lisible par lui seul. « Il y a eu chez lui une forme de dévoilement, puisqu'il s'est mis à parler en son nom propre. Et aussi une prise de risque puisqu'il est passé de l'écrit à l'oral », confie Danièle Morvan, collaboratrice du Robert depuis vingt-cinq ans. Il aimait cette démultiplication, ne se défendait pas d'un certain narcissisme, croisait ainsi le vivier de l'actualité au petit matin, comme ces hommes politiques qui voudraient ne heurter personne. « Un réseau d'interdits et de tabous pèse sur leur discours. Je ne sais pas comment ils arrivent à prononcer trois mots. C'est une performance linguistique remarquable qui aboutit à quelque chose qui ne peut pas être passionnant. » Il aime bien François Hollande, se sentait « assez proche » de Bourdieu, a clairement laissé entendre ce qu'il pense des aboiements de Sarkozy. « On lui disait souvent : "Tu es le plus subversif d'entre nous" », raconte le journaliste Vincent Josse. Et voilà comment un érudit, qui libéra ses convictions au gré des définitions, fut écarté des ondes de France Inter par le président Cluzel. « J'y vois deux raisons. Un, Cluzel ne supporte pas le vieillissement et la maladie, et je suis vieux. Deux, la pensée UMP est dominante, fallait que France Inter soit propre sur elle. » Un coup de la droite, puis trois mois plus tard, avec l'affaire coloniale, un coup de la gauche. « C'est un homme libre », dit Stéphane Paoli. [...]

    (Libération, mardi 26 septembre)

    * * *

    JT / SECURITE : les images orchestrées par Sarkozy font débat au sein des rédactions

    Deux images. Un visage tuméfié en gros plan qui rappelle celui de « papy Voise », diffusé en boucle à la veille de l'élection présidentielle de 2002. Et un coup de filet policier aux Tarterêts en forme de conférence de presse. Deux images orchestrées par (le ministre de l'Intérieur et président de l'UMP) Nicolas Sarkozy qui relancent le débat sur le traitement médiatique de l'insécurité, le même qui avait agité l'après 21 avril 2002. La première, c'est celle du CRS tabassé aux Tarterêts, interviewé sur son lit d'hôpital. A l'occasion de la visite de Sarkozy à son chevet jeudi dernier, la Direction générale de la police nationale sélectionne quelques journalistes - Europe 1, l'AFP, LCI, France 2... qui mettent ensuite leurs images et leurs sons à disposition. L'interview du CRS fait l'ouverture des JT de 20 heures de TF1 et France 2. Sur France 3, quelques minutes avant le 19/20, la rédaction s'interroge. « Il y a eu un débat, raconte Jean-Marc Pitte, président de la Société des journalistes (SDJ). Nous avons décidé de ne pas passer les images, car nous n'avions pas le temps de les remettre dans leur contexte. » C'est chose faite dans le Soir 3, où le commentaire précise qu'il s'agit d'« une entrevue avec la presse organisée par le ministère de l'Intérieur ». Toutefois le SNJ-CGT de France 3 « appelle les journalistes à s'interroger sur leurs pratiques ». Rebelote lundi avec le coup de filet aux Tarterêts, grand ouvert aux médias par le ministère de l'Intérieur. Ce que ne précise pas TF1, ni à 13 heures, ni à 20 heures. En revanche, sur France 2 (à 20 heures seulement) et France 3, les journalistes soulignent que la descente s'est effectuée « sous les objectifs de nombreuses caméras ». Sur les rédactions, plane le soupçon d'une bonne vieille manip sarkozienne. Julien Dray, porte-parole du PS, qualifie, lui, l'opération de « police spectacle ». Pas si simple, répond-on à France 2 et France 3. « Il ne faut pas que Sarkozy cache la forêt, s'exclame Serge Cimino, du SNJ de France 3. Le problème est plus vaste. » [...]


    (Libération, mercredi 27 septembre)

     

     

    "Françaises, Français, blogueuses, blogueurs...", par Patrick Jarreau

     

    En 2002, déjà, tous les candidats avaient un site. La nouvelle mode, c'est le blog. Un homme ou une femme politique moderne se doit d'en avoir un. (...) Le propre de la communication par blog est en effet de ne pas être à sens unique. Le récepteur du message se veut tout aussi émetteur que celui ou celle dont il lit les textes. (...) Se constitue ainsi une "république des blogs", bannière sous laquelle quelque 80 blogueurs se sont réunis, mercredi 27 septembre, dans un café parisien.

    (...) Les journaux et les médias audiovisuels classiques s'inquiètent (la preuve) de ces circuits de communication qui s'établissent dans leur dos, voire sur leur dos.

    Dominique Voynet et François Bayrou sont passés saluer les blogueurs. Le président de l'UDF n'a pas de blog personnel, alors que la candidate des Verts a le sien (http://www.dominiquevoynet.net/blog/), mais il trouve ce nouvel instrument très intéressant. D'ailleurs, la liste des hommes politiques (et des rares femmes) qui tiennent leur journal électronique ne cesse de s'allonger. Jean-Pierre Raffarin, auquel son mandat de sénateur de la Vienne laisse des loisirs, vient d'ouvrir son "carnet" (http://www.carnetjpr.com/). Certains sont devenus des stars du blog politique : Dominique Strauss-Kahn à gauche, Alain Juppé à droite. Contrairement à ce qu'on croit parfois, Ségolène Royal, dont l'ascension doit beaucoup à l'Internet, n'a pas de blog. Son site, desirsdavenir.org, est un site classique, informant sur les positions et les activités de la candidate, mais agrémenté d'un forum "participatif", dont le contenu est "modéré", c'est-à-dire filtré, a priori.

    (...) Pour les responsables politiques, participer à la "blogosphère" est une cure de jouvence et une épreuve de réhabilitation. Non, ils ne sont pas lointains, hautains, repliés sur leur monde, incapables de tenir compte de ce que pensent les simples citoyens. Et puis, le blog leur permet de réaliser leur rêve de toujours : communiquer avec les électeurs sans l'intermédiaire de ces éternels gêneurs que sont les journalistes.

    (Le Monde, vendredi 29 septembre)


    votre commentaire
  • LE BILLET DE LA SEMAINE                                       (24/09)

    N°20


    La phrase de la semaine

    (Canal Plus) - L'équipe de LA MATINALE, de gauche à droite : Léon Mercadet, Valérie Astruc, Alessandra Sublet, Bruce Toussaint, Stéphanie Renouvin et Marie Colmant

    " Les sondages, c'est comme les horoscopes. On sait que ça ne veut rien dire mais on ne peut pas s'en passer... "

    (Bruce Toussaint, La Matinale de Canal +, 18 septembre 2006)


    Dans l'actu 

    Revue de détail des principales annonces médias de la semaine.

    - Le festival de la fiction tv de Saint Tropez s'est achevé la semaine dernière. Vous pouvez retrouver le palmarès complet sur TV MANIA en cliquant ici.

     

    Le syndicat National de la Publicité Televisée a publié un rapport sur la durée d'écoute des télespectateurs et la publicité en general, pour le mois d'août 2006. Ainsi, les annonceurs ont investi 3.38 milliards d'euros dans les écrans des chaînes hertziennes nationales, soit une hausse de 6.1 %.

    L'audience de la TV reste forte. Au cours des huit premiers mois de l’année 2006, la durée d'écoute de la télévision auprès des individus âgés de ‘4 ans ou +’ est de 3 heures et 22 minutes en moyenne chaque jour. En 10 ans, la durée d'écoute par individu a progressé de 27 minutes par jour !

    La durée d'écoute est plus particulièrement en hausse auprès des ménagères âgées de moins de 50 ans et des jeunes femmes âgées de 25 à 34 ans (+ 6 minutes / jour) , des femmes actives ou des hommes âgés de 35 à 59 ans - (+ 5 minutes / jour).

    Dans les 24,73 millions de foyers équipés, la TV a été regardée 5 heures et 35 minutes par jour par l'un et/ou l'autre des 2,3 individus âgés de ‘4 ans ou +’ présents en moyenne dans le foyer. Depuis la prise en compte des foyers bénéficiant d’une réception numérique en 2000, la durée d’écoute par individu a encore progressé de 1 minute par jour pour les sept chaînes nationales hertziennes historiques et de 10 minutes par jour pour les "autres TV.

    La publicité à la télévision reste la valeur sûre des marques grand public. En août 2006, les annonceurs ont investi 272.8 millions d'euros bruts pour promouvoir leurs produits et services sur les six chaînes hertziennes nationales historiques, soit une pause - -1.1% sur un an - , après cinq mois consécutifs de forte croissance à + 9.1 %.

    Août est traditionnellement le mois le moins actif en publicité télévisée : en 2005, il a compté pour 5.3 % des investissements bruts des annonceurs. Entre janvier et août 2006, les investissements publicitaires bruts TV ont continué de progresser sensiblement et ont totalisé 3.38 milliards d'euros soit + 6.1 % sur un an représentant 195.0 millions d'euros bruts supplémentaires investis à la télévision par rapport à la même période en 2005.

     

    - Dominique de Villepin a affirmé mercredi que le gouvernement n'avait pas l'intention de faire payer la redevance audiovisuelle aux personnes regardant la télévision par le biais de leur ordinateur. Il vient ainsi contredire les propos de Jean-François Copé, qui estimait plausible cette possibilité, sous pretexte de "moderniser la redevance".

     

    - Secrets d'actualité a enfin trouvé un présentateur. Ce ne sera pas Stephane Basset, comme pressenti, mais Eric Delvaux, un quasi-inconnu dans le monde du petit écran. Il a beaucouo travaillé sur France Inter, en tant que joker et présentateur de la revue de presse du week-end. En attendant, Secrets d'actualité reprend le octobre avec un sujet qui devrait attirer à coup sûr du monde : les coulisses de la finale de la Coupe du Monde 2006 et le fameux coup de boule.

    - 20 minutes continue de concurrencer la presse nationale payante. Après le succès de son quotidien gratuit (dont la diffusion devrait augmenter sur Paris avant l'arrivée d'un nouveau concurrent), le journal prévoit le lancement d'un hebdomadaire (toujours gratuit, c'est le principe), consacré à l'économie. Son nom ? Rien n'est gratuit ! Aucune date de lancement n'est encore prévue.

    De son côté, Metro s'apprête à lancer un quotidien sportif gratuit. Voilà qui devrait faire du mal à L'Equipe.

     

    - C'est officiel : Beatrice Shoenberg arrêtera de présenter les journaux du week-end de France 2 dès le 25 fevrier. Elle sera de retour à l'issue des présidentielles, si et seulement si son ministre de mari n'est pas nommé premier ministre. En attendant, Patrick de Carolis lui confiera l'animation d'un prime time scientifique.

     


     L'image de la semaine

    Une fois n'est pas coutume, un journal, en l'occurence Voici, se serre d'un politique pour faire sa pub. Et c'est plutôt réussi avec un Laurent Fabius homme sandwich malgré lui.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Et en bonus, une nouvelle affaire de censure autour de Sarkozy. Cette fois il s'agissait d'une campagne de pub pour la nouvelle formule de Telerama. L'affiche ci-dessous devait être affichée dans le metro parisien. Devait car elle a été refusée par la régie Metrobus.


    Le tour du PAF en audiences

    (sources : Satellifax, I mediasbiz, MSN, Le zapping du PAF)

    * Dimanche 17,

    En access,

     Sept à huit -> 5 662 060 (36,1%)

     La France en heritage-> 2 746 940 (16,1%)

     Ca Cartoon-> 1 177 260 (5,9%)

     Le Naufrage de l'Estonia-> 896 960 (5,6%)

     

    En prime time,

     Les experts -> 7 736 280 (30,1%)

     FBI : Portés disparus -> 4 765 100 (18,5%)

     Capital  -> 4 316 620 (17,9%)

     Fabien Cosma-> 3 363 600 (13,5%)

     Dead Zone-> 1 681 800 (6,7%)

     

     

    En seconde partie de soirée,

     Les experts -> 8 194 760 (33,2%)

     Urgences  -> 2 859 060  (11,6%)

     Enquête exclusive-> 1 401 500 (15,6%)


    * Lundi 18,

    En access,

     A prendre ou à laisser -> 4 372 680 (26,1%)

     On a tout essayé -> 3 083 300 (19,9%)

     Smallville -> 1 457 560 (9,3%)

     Le Grand Journal -> 896 960 (5,1%)

     

    En prime time,

     Alice Nevers, le juge est une femme-> 7 399 920 (36,1%)

    dont 31.6% des femmes de moins de 50 ans

     Une hirondelle a fait le printemps-> 5 269 640 (21,3%)

     Intuitions-> 3 643 900 (15,3%)

     Faut pas rêver-> 3 083 300 (15,3%)

     

     

    En seconde partie de soirée,

     Grey's anatomy record !-> 1er épisode4 596 920 (37,4%) dont 58,9% sur les 15/24 ans, 53,6% sur les 15/34 ans et 55,1% sur les femmes de moins de 50 ans.

                                                    2e épisode : 4 260 560 (51,7%) dont 70,4% sur les 15/24 ans, 67.8% auprès des femmes de moins de 50 ans et 64,9% pour les 15/34 ans.

     Complément d'enquête-> 1 569 680 (17,2%)


     Stigmata-> 1 065 140 (12,6%)


    * Mardi 19,

    En access,

     A prendre ou à laisser -> 4 024 500 (25,8%)

     On a tout essayé -> 3 083 300 (20,6%)

     Smallville -> 1 457 560 (9,6%)

     Le Grand Journal -> 728 780 (4,3%)

     

    En prime time,

     Braquage à l'italienne-> 8 409 000 (36,5%)

     Vive la cantine !-> 4 092 380 (17,6%)

     The Closer (la chaîne se met aussi aux séries US)-> 3 531 780 (14,4%)

     Football : Nantes/Toulouse-> 3 363 600 (15%)

     Dieu contre Darwin-> 1 289 380 (5,3%)

     

    En seconde partie de soirée,

     Vis ma vie-> 1er reportage3 083 300 (32,9%) dont 40,2% sur les femmes de moins de 50 ans.

                                      2e reportage : 1 681 800 (31,3%) dont 39,7% auprès des femmes de moins de 50 ans.

     T'empêches tout le monde de dormir ->  1 177 260 (18,9%)

     Jour de fête-> 616 660 (10,4%)


    * Mercredi 20,

    En access,

     A prendre ou à laisser -> 3 924 200 (25,9%)

     Actualités regionales -> 3 531 780 (26,7%)

     On a tout essayé -> 3 307 540 (23,2%)

     Smallville -> 1 177 260 (8,4%)

     Le Grand Journal -> 728 780 (4,6%)

     

    En prime time,

     Les sept péchés capitaux-> 5 662 060 (27,3%)

     Le tuteur-> 5 437 820 (23,3%)

     Football : Coupe de la ligue-> 4 316 620 (20,1%)

     Profils criminels-> 3 149 660 (14,7%)

     Victoire dans le Pacifique record ! -> 2 186 340 (9%)

     

    En seconde partie de soirée,

     Coupe de la Ligue -> 2 130 280 (21%)

     Juste Cause ->2 074 220 (25,7%)

     L'arêne de France -> 2 018 160 (22,4%)


    * Jeudi 21,

    En prime time,

     Navarro-> 7 624 160 (31,9%)

     Prison Break -> 5 381 760 (22%)

     L'union sacrée -> 3 251 480 (14,4%)

     Envoyé Special-> 3 027 240 (14,5%)

     

    En seconde partie de soirée,

     La Methode Cauet -> 2 298 460 (25,5%)

     Alzeihmer, jusqu'au bout de la vie -> 953 020 (13,4%)


    * Vendredi 22,

    En prime time,

     Star Academy-> 6 615 080 (31,3%). + 390 000 personnes en une semaine. Dans le détail : 39,9% sur les femmes de moins de cinquante ans, 39,2% sur les 15-24 ans et 39,7% sur les 15-34 ans. Pic d'audience à 21H24 avec 7,6 millions de telespectateurs.

     NCIS : enquêtes spéciales-> record de l'année ! 6 300 000 (25,2%) en moyenne, dont 36,5% sur les moins de cinquante ans.

     Homicides -> /

     Thalassa -> /


    * Samedi 23,

    En prime time,

     Lost -> 1er épisode :  6 334 780 (29,4%) dont 36,7% sur les femmes de moins de 50 ans, 40,3% sur les 15-24 ans et 44,9% sur les 15-34 ans.

                             2e épisode : 5 998 420 (28,4%) dont 37,3% auprès des femmes de moins de 50 ans, 39,9% sur les 15-24 ans et 44,9% sur les 15-34 ans.

     Sur un air de fête-> 5 437 820 (27,3%) dont 13,7% sur les ménagères de moins de cinquante ans.

     La bête du Gevaudan ->/

     Le Grand Marathon du Rire -> 2 700 000 (13,7%)

     

    En seconde partie de soirée,

     Preuve à l'appui -> 1er épisode :  4 709 040 (29,1%) dont 43,3% sur les femmes de moins de 50 ans.

                                              2e épisode : 4 092 380 (38,4%) dont 54,2% auprès des femmes de moins de 50 ans.

     On n'est pas couché -> 2 130 280 (34,5%) dont 27% pour les femmes de moins de cinquante ans.



      La série

                                                                    (n°3)

    Retrouvez chaque semaine des extraits du dernier livre de Guy Carlier, 10 ans de chroniques.

     

    - Chronique de la Coupe du Monde 1998, samedi 13 juin

    " J'ai reçu également une lettre de Lilian Thuram et de Thierry Henry, qui me demandent de transmettre à Jean-Marie Le Pen le message suivant : " J'espère que vous nous avez vus hier sor, avant le match France-Afrique du Sud, chanter La Marseillaise à tue-tête. Vous voyez bien qu'on la connaît aussi bien que vous, la seule différence c'est qu'après avoir chanté La Marseillaise, nous, on fait rêver les mômes, et que d'autres leur donnent des cauchemars."

    Eh oui, hier soir à Marseille, y'a pas que l'Afrique du Sud qui a été battue, un cyclope a été humilié, et ce n'est pas le moindre des bohneurs de ce match."

     

    - Chronique de la Coupe du Monde 1998, mecredi 17 juin

    " En ce qui concerne l'opération "Des cerveaux pour les hooligans", nous commençons à recevoir beaucoup de cerveaux... Bon, là evidemment, nous effectuons une selection impitoyable. Par exemple, nous avons dû, à regret, refuser celui de Daniele Gilbert qui, sur le plan de la qualité était impeccable, rien à dire, puisqu'il était encore sous blister d'origine, jamais servi, impeccable... En revanche, il y avait un défaut d'usine, un neurone qui répète sans arrêt : "Je reviendrai...". Vous comprenez bien que greffer à un hooligan un cerveau qui lui fait dire "je reviendrai", c'est pas possible."


    Lu dans la presse

    Le 10 septembre, à exactement 23 heures 09, le blogueur

    Loïc Le Meur
    , se lâche : « Je voterai pour Nicolas Sarkozy ». Le 12 septembre, à 13h22, une dépêche AFP tombe : « Loïc Le Meur, personnalité du blog, annonce son soutien à Nicolas Sarkozy ». (...) Quelques heures après, tous les sites d'information (Libération.fr, La Tribune.fr, NouvelObs.com…) affichent la nouvelle, reprise à la télévision. Vous parlez d’une nouvelle !

    Voilà un entrepreneur, Loïc Le Meur, dirigeant de la plate-forme de blogs Typepad (...) qui fait largement partager sur son site ses sympathies libérales, qui a réalisé une interview vidéo particulièrement complaisante de Nicolas Sarkozy en 2005, et qui s'est dernièrement laissé prendre en photo aux pieds du patron de l'UMP lors de la dernière université d'été de ce parti. Pour une nouvelle, c'était donc une sacrée nouvelle ! Un exemple parlant en tout cas sur l’obsession des médias qui entretiennent le Sarkobuzz.

    (L'espresso de Telerama, mardi 19 septembre)

    L'affaire Montebourg

    , vue par la presse

     

    Celui qui avait osé appeler tous ses congénères responsables politiques à déserter les émissions de divertissement. Le même, à peine bombardé porte-parole de Ségolène Royal, n'a rien de plus pressé que de poser dans Gala, devant sa maison de campagne. Il fallait s'y attendre, chers auditeurs. Tous les mêmes. Tous à la soupe. On cherche donc le magazine, tremblant d'y découvrir les pièces de la trahison. (...) Quelque part à l'intérieur de la cage de papier glacé, en compagnie de Britney Spears et de Segara. Il est donc là, entre la star de la pop et le voleur de patates de la télé, capturé, prisonnier, épinglé, encagé, perdu. (...) Gala s'est fendu d'un titre à la Gala : «Le play-boy de Ségolène.» Et ce sous-titre accablant, du magazine qui n'est pas peu content de sa prise : «En devenant officiellement le porte-parole de la reine des sondages, le trublion du PS a retourné sa veste.»

    En un titre et une photo, se trouve donc rassemblé tout ce qu'on craignait. (...) La cause semble entendue : Montebourg est tombé dans la soupe des people. (...) Et puis, en regardant encore de plus près, apparaît en creux ce qui manque, dans les deux pages. Par exemple, la chaleur de l'entourage familial. Absent le fils aîné (...), Absente la conjointe, (...) Et, finalement, on devine bien tout ce qu'il n'a pas cédé. On l'imagine bien, négociant avec le photographe les modalités de la reddition : OK pour le jardin, mais pas la cuisine, ni le salon. Et pas de femme, pas d'enfants, pas de chien, pas de jogging. Et pas davantage de sourire, évidemment. OK pour prêter mon corps à Gala, je ne voudrais pas sembler faire la leçon à la patronne en faisant la fine bouche, mais vous n'aurez pas mon âme.

    (...) on voit aussi que «l'imprécateur rose», après avoir mis le bout du doigt dans le système, se tient debout sur les freins pour éviter de se faire découper en morceaux. (...) Mais ce que l'on retiendra, au total, c'est la rumeur de la défaite. Pour tous les auditeurs d'Europe 1 et du buzz qu'elle orchestre, seule surnagera la fracassante nouvelle : Montebourg est dans Gala . Toute négociation avec le système est illusoire. La pomme de terre ne négocie pas avec la soupe.

    (" Montebourg est dans Gala ", par Daniel Schneidermann, Libération, vendredi 15 septembre)

     

     

    Est-il possible d’être dans Gala sans l’avoir voulu, ni souhaité, ou en l’ayant refusé ? C’est ce qui est arrivé au responsable public que je suis, et ce qui vous permettra de juger des moeurs journalistiques de notre époque. Le journaliste auteur de cet article d’ailleurs aussi désobligeant que grotesque n’est autre que Daniel Bernard, journaliste salarié au journal Marianne. (...) Il était d’ailleurs a Frangy en Bresse pour enquêter sur la nature de l’alliance que j’étais en train de nouer avec la candidature de Ségolène Royal. Il s’attarda après le tumulte quand le soir fut venu et me posa fort légitimement quelques questions sur l’évolution de la situation politique. Je fus surpris en lisant son journal de constater plus tard que ces matériaux informatifs n’avaient pas été utilisés dans ses articles successifs parus sous sa signature dans Marianne.
    La semaine dernière l’intéressé m’appelle et me dit qu’il pigeait pour Gala. (...) Je lui ai dit que je ne souhaitais pas apparaître dans cette publication. Il m’a répondu avec un culot d'acier qu’il "ne m’en laisserait pas le choix". J’ai donc demandé deux choses : que ma vie privée n’y figure pas puisque ma femme et moi-même ne nous sommes jamais exposés dans la presse même locale. (...) Je lui ai également demandé de faire figurer dans son article mon refus des indiscrétions sur ma vie personnelle. Il m’a assuré - certainement pour m attendrir- que ce serait le cas. Ces deux engagements ont été trahis par ce journaliste. L’article qui fait état d’éléments de ma vie personnelle est construit a partir de ragots non vérifiés déjà parus dans des livres qui me concernent.

    Quant à la photo, elle a été prise il y a plusieurs mois par un photographe indépendant lyonnais qui m’avait demandé de réaliser un reportage sur le terrain en Bresse. Les photographies dans le jardin de ma maison bressanne ont été prises exclusivement en extérieur parce que le photographe souhaitait un décor rural bressan et familier. J’étais loin de penser que tout cela finirait dans Gala ! C’est bien la ma seule imprudence.
    Pour le reste, peut-on enfin comprendre que c’est la presse qui nous réduit nous les responsables publics à des people ridicules, à des caricatures peu ragoûtantes, et qui ne nous permet pas de nous exprimer sur nos projets, nos convictions, et nos idées. Que dois je faire cher Daniel Schneidermann devant autant de petitesse ? Que dois je faire cher Daniel Schneidermann devant autant de petitesse ? (...) Faire un procès a "Gala" ? C’est certainement ce que je vais faire, mais vous verrez qu’on criera au censeur.

    (...) Il y a d’énormes problèmes a régler en France. Les dirigeants politiques que nous sommes n’y arriveront pas seuls, ils auront besoin des citoyens, et pour assurer le dialogue entre eux d’une presse solide, sérieuse et attache a l’avenir de notre beau pays.

    (" Cher Daniel Schneidermann ", par Arnaud Montebourg, Libération.fr, dimanche 17 septembre)

     

     

    Daniel Bernard, journaliste à Marianne, a été sanctionné d'un avertissement par la direction de l'hebdomadaire pour avoir signé dans Gala un portrait d'Arnaud Montebourg «On ne peut pas accepter ce mélange des genres, explique Maurice Szafran, directeur de la publication de l'hebdo. L'erreur de Daniel Bernard qui est un excellent journaliste, très rigoureux, c'est d'avoir publié ce article alors qu'Arnaud Montebourg l'avait informé qu'il ne souhaitait pas apparaître dans Gala.» Maurice Szafran ajoute que la direction de Marianne n'était pas au courant de ce projet de portrait.

    Le journaliste, qui pige régulièrement à Gala, a par ailleurs été entendu, lundi matin, par la Société des rédacteurs de Marianne. «On l'a reçu pendant une heure pour lui dire qu'il avait fait une connerie. Mais on le soutient dans cette épreuve difficile, déclare Périco Légasse, président de la SDR. (...) Une réunion de la SDR doit se tenir mardi matin pour réfléchir à des «règles très strictes» concernant les piges des journalistes de Marianne dans d'autres journaux.

    (" Le mélange des genres passe mal à Marianne ", Libération.fr, lundi 18 septembre)

     

    « Arène de France » ou jeux du cirque ?

    Dans sa pub, France 2 a beau jeu

    de mettre en scène Stéphane Bern, présentateur de ce nouveau « talk » du mercredi, sous le slogan « 0 % langue de bois, 100 % débat ». Certains visiteurs du forum de la chaîne, jugent, eux, ce programme lancé le 6 septembre « 100% café du commerce ». « Discussions de comptoir »,peste l’un,« j’appelle au boycott », tonne l’autre.

    (...) Racoleur mais porteur. La preuve par les « débats » ont suivi: « Faut-il enfermer les psys? » ou ce soir,« la société est-elle devenue pornographique? » Une prime à la polémique qui rappelle les grandes heures de « Ciel mon mardi! » sur TF1.

    (...) Mercredi prochain, le député UMP Christian Vanneste, jugé en janvier pour injures à caractère homophobe, entrera dans « L’Arène » pour un débat titré « Faut-il donner tous les droits aux homos ? »

    « Son projet de loi appelant à une révision du pacs est dans l’actu », plaide Stéphane Bern. Avant de concéder qu’il était d’abord « assez rétif» à cette invitation.

    (20 minutes, mercredi 20 septembre, "L'arêne de France ensablée dans la provoc'")

     

     

    Morandini n’excite pas le CSA

    L’arroseur arrosé !

    Jean-Marc Morandini, l’animateur radio et télé

    qui se pose en père la morale cathodique, vient de se faire épingler par le CSA : son émission de Direct 8 «Morandini!» du 7 juin n’aurait pas dû contenir un reportage

    sur les sex-toys sans le logo « Interdit aux moins de 12 ans ». « Le Conseil ne tape pas toujours où il faut, se défend l’auteur de Télévérité : parents, vos enfants sont en danger. Notre sujet se voulait rigolo, et on peut voir bien pire, comme des décapitations à 20h50.»Et d’ajouter que « la prochaine fois, le logo apparaîtra » : il ne faudrait tout de même pas se brouille ravec les Sages.

    (20 minutes, vendredi 22 septembre)


    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique