• Qui connaît M.Sarkozy ?

    QUI CONNAIT M. SARKOZY ?

     

    On y apprend tout d'abord que le fameux ministère de l'Immigration et de l'Identité Nationale a crée des remous jusque chez nos voisins européens. L'extrème-droite autrichienne a même dénoncé les "nauséens relents" de ce futur ministère. "Le personnage fait peur", affirme Marianne.

    Et il a des raisons. "C'est d'"enculés" que se font traiter les confrères d'une radio qui lui ont apparemment tapé sur les nerfs... qu'il a sensibles. Il soupçonne un journaliste d'être favorable à François Bayrou. "Ilsa couchent ensemble", commente-t-il. Evoquant certains de ses adversaires, il prévient, carnassier : "Je vais tous les niquer, les niquer !". Plus macho, tu ouvres un harem. Parlant de Michèle Alliot-Marie, quil soupçonnait, à tort, d'avoir joué un rôle trouble dans l'affaire Clearstream, ne l'appelle-t-il pas "la salope ?".

    (...) On s'interroge donc : outre ses très fortes accointances avec les grands patrons des groupes médias, est-ce la crainte qu'il suscite, la peur des représailles s'il est élu, qui expliquent cette relative impunité dont bénéficie Sarkozy quand il tient des propos ou prend des initiatives qui, venant de Le Pen ou de Ségolène Royal, provoqueraient une irruption réprobatrice dans le landernau ?"

    La presse étrangère

    semble bien être la seule à ne pas l'épargner. Un quotidien allemand lui décerne le prix de "l'homme politique le plus ambitieux et le plus impitoyable d'Europe qui n'a pas de vraie conviction, mais s'aligne sur l'humeur du peuple."

    On apprend également que Nadine Morano, qui était l'une de ses porte-parole, est passée à la trappe pour avoir osé s'adresser avec franchise à son héros. "Elle s'était en outre inquiétée de sa tendance à s'immerger compulsivement dans les sondages qui lui renvoyaient constamment sa propre image. Résultat : out ! "Cramée", disent les bonnes camarades de la pêcheresse. Il fait peur."

    "Il commande tellement de sondages qu'il est devenu le meilleur client de certains instituts

    , qui, du coup, ont quelques scrupules à ne pas satisfaire son contentement de soi. Il a même réussi à inspirer à l'Ifop des sondages dont les questions sont quasi systématiquement rédigées par son entourage (sur l'affaire de Cachan ou sur la polémique avec les juges) et ne permettaient pas d'autres réponses que celles qui le plebiscitaient."

    Jacques Chirac aurait dit de lui: "Lui confier le pouvoir, c'est comme organiser un barbecue partie en plein été dans l'Esterel."

     

    Dans un souci d'objectivité

    , Marianne aborde la part de responsabilité que porte la gauche. "Sans doute s'attaque-t-elle à Sarkozy, parfois même avec outrance et mauvaise foi. Mais que lui reproche-t-elle ? D'être de droite, ou même, stigmatisation suprême, une sorte de "néoconservateur américain à passeport français", comme le clamait Eric Besson, avant de retourner sa veste. Est-ce un crime ?"

    (...) "Etrange atmosphère que celle qui fait que, dans cette campagne éléctorale, ce qui se dit obsède peu, mais ce qui obsède énormément ne se dit pas ; que ce dont on parle au sein des médias et chez les politiques, les médias, précisément, et les politiques n'en parlent pas !"

    Un député UMP, issu de l'UDF, confie à l"hebdo : "Sarko est une sorte d'aveugle au monde extèrieur dont le seul regard possible serait tourné vers son monde intèrieur. Il se voit, il se voit même constamment mais il ne voit plus que ça." Même le très pacifique Michel Drucker n'en revient pas. "Sur un vélo, même quand il s'agit d'une promenade, il se défonce comme s'il devait constamment battre un record."

     

    Enfin, petit florilège de ses bonnes phrases : "Maintenant, dans les réunions publiques, c'est moi qui fais les questions et les réponses, et, à la sortie, les gens ont l'impression qu'on s'est vraiment parlé." (Le Figaro, mai 2005)

    ou encore : "Si je ne faisais pas attention, tous les jours je serais à la télévision jusqu'à ce que les téléspectateurs en aient la nausée." (1995)

    Quel visionnaire !

    Marianne

    , lui, conclut en ces termes. "Voter Sarkozy n'est pas un crime. C'est même un droit. Nous ne dirons pas, nous, que ce candidat représente la fraude, la délinquance, l'anti-France et la faillite morale. Nous voudrions simplement qu'on se souvienne plus tard (...) qu'il représente pour la conception que nous nous faisons de la démocratie et de la République un formidable danger."

     

     

    [Dossier complet à retrouver pages 14 à 25 dans Marianne n°521 du 14 avril 2007. L'hebdo nous promet les mêmes révélations pour celui ou celle qui accèdera au second tour, c'est-à-dire François Bayrou et Ségolène Royal. On peut remarquer en ce sens que l'hypothèse Le Pen est éliminée d'emblée. Attention aux mauvaises surprises...]


  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :