•  DANS LES COULISSES DU NOUVEAU FILM DE DANY BOON

    Durant deux jours, l'équipe de tournage de Dany Boon a investi les rues de ma ville, dans les Bouches-du-Rhône, pour les besoins du tournage de son nouveau film, Bienvenue chez les Ch'tits.

    J'ai assisté à la fin du tournage. Je peux vous dire que la deception était de mise. Après avoir assisté au tournage d'une scène pour laquelle ils ont dû s'y reprendre à trois fois, j'ai enfin pu m'approcher.

    Kad Merad a été le premier à quitter les lieux. Dany Boon, lui, est resté plus d'une demi-heure à (faire semblant de) discuter. Tout le monde attendait pour avoir un autographe, mais le comédien-réalisateur ne semblait pas s'en soucier. Un membre de l'équipe n'a pas cessé de nous faire reculer.

    Quand, enfin, Dany Boon a daigné bouger, c'était pour mieux déguerpir en direction du véhicule de police qui l'attendait. Je me suis bien approché muni d'un carnet et d'un stylo. Pourtant, il m'a lancé, d'un air faussement désolé : "Désolé, je n'ai pas le temps..."

    Ci-contre, une photo rare, celle du comique signant un autographe ! C'était il y a quelques semaines, lorsqu'il était en repérage.

    Seule une femme a réussi à avoir sa signature. Il faut dire qu'elle avait bien préparé le terrain. Elle était là depuis 15H, soit plus de 3h30 et a approché des assistants pour leur expliquer que l'autographe était pour quelqu'un atteint d'un cancer. Dany Boon a sans doute était touché par cela. Il a même demandé son adresse pour pouvoir lui envoyer le DVD de son spectacle. J'éspère simplement que cette histoire est vraie.

    Je ressors donc forcément déçu de cette expérience, d'autant plus que nous n'étions pas des milliers à vouloir un autographe !

    La sortie de Bienvenue chez les ch'tits est prévue pour mars 2008. D'ici là, je vous laisse découvrir ces quelques vidéos des coulisses.

    Arrivée sur le lieu de tournage après la levée des barrières...
     
     
     
     
     
    Sur cette vidéo, vous pouvez voir Dany Boon, au milieu en jean et chemise bleue. La boutique KRYS est le lieu où vient de se tourner la scène avec Kad. La seule chose que j'ai pu voir, de là où je me trouvais, c'est un Kad arrivant en courant dans le magasin et criant quelque chose d'inaudible.
    La femme que vous voyez brièvement, avec lunettes de soleil et haut rose, est celle qui a réussi à obtenir l'autographe. Elle est à ma gauche.
     
     
     
     
     
     
    Dany Boon a enfin rejoint sa voiture de police. Il signe une dédicace à la femme en question. Cela prend un certain temps car il note l'adresse de la personne atteinte d'un cancer, afin de lui envoyer le DVD de son spectacle.
    Vous noterez que l'entourage du comique n'est pas du genre charismatique...
     


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  • Merci M6 ! (26/03)

    Une fois n'est pas coutume, j'ai passé toute une soirée sur la même chaîne, en l'occurence M6. Habituellement, j'enregistre à tour de bras pour faire avance rapide sur les temps morts et autres passages ennuyeux. Mais sur M6, dimanche soir, les thèmes abordés par Zone Interdite et Enquête Exclusive étaient passionnants et exceptionnels par certains aspects.

    Passionnant, ce Zone Interdite consacré aux magouilles autour du permis à point. On a ainsi pu apprendre qu'en France, acheter son permis ou rouler sans est presque devenu monnaie courante. Comptez tout de même 1500 € pour le fameux papier rose. Le même tarif s'applique aux personnes ne voulant pas s'embêter à réviser le code et à le réussir en toute légalité. La parade a un nom : le vibreur. Grâce à ce gadget, le gérant peu scrupuleux d'une auto-école peut envoyer à distance les bonnes réponses à ses élèves qui se seront au préalable acquittés de la fameuse somme. Et ça marche !

    Mais ensuite, ne vous étonnez pas de voir des gens rouspéter après avoir été arrêté pour une vitesse excessive en centre ville ou un feu rouge grillé. Il est certain que quand on ne connaît rien au code de la route..., il n'y a pas de miracle. Ou plutôt si. Et ce miracle s'appelle au choix l'argent ou les relations familiales et amicales. Les plus riches se sentent en effet tout permis (n'y voyez là aucun jeu de mot) et multiplient les infractions. Comme cet homme d'affaires qui a dû payer plus de 15 000 € d'amendes en 10 ans !

    Cependant, si vous êtes pauvres, ne vous inquiétez pas, il vous suffira pour ne pas perdre de points de reporter la faute sur un ami qui ne roule pas souvent, une mère à moitié aveugle qui ne conduit plus, ou un père décédé. Véridique ! Les autorités ne vérifient même pas si les titulaires de permis sont encore de ce monde au moment de la faute. Y'a pas à dire, le système français est vraiment bien fait...

     

    Autre programme, autres révélations avec Enquête Exclusive, qui s'interessait à la "dernière campagne" de Jean-Marie Le Pen. Petite erreur de la part de la chaîne ou volonté d'enterrer trop vite le leader frontiste ? En tout cas, ce serait oublié qu'il a annoncé recemment son intention de se présenter en 2012.

    Malgré le passage obligé par les états d'armes de Le Pen, émaillés de nombreux dérapages (bagarre avec une élue PS, jeu de mot douteux avec "four crématoire", proclamation d'une hierarchie des races...), nous avons pu le voir le vieil homme dans des situations inédites. Il a par exemple pour la première fois présidé une commission européenne, sous le regard amusé de ses "camarades" qui savent pertinemment bien qu'il ne s'est rendu que trois à quatre fois au Parlement Européen depuis 2004. La meilleure, c'est que Jean-Marie Le Pen n'est venu là que parce qu'il y était contraint pour toucher son indemnité mensuelle en tant que parlementaire (6000 € tout de même). L'homme était visiblement perdu et s'est vite fait éclipsé sitôt l'objet principal de la commission conclu. Au prélable, nous avions eu droit à un aperçu de son bureau sur place. Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il ne croule pas sous les dossiers ! Les étagères sont toutes inoccupées et le temps passé en ce lieu ne doit pas excéder la dizaine de minutes par an.

    Ce reportage nous aura aussi appris que Le Pen est cyclothymique, à savoir qu'il change d'humeur comme de chemise. L'équipe de M6 en a fait les frais en se voyant refuser de monter pour la seconde fois à bord de son véhicule personnel. Et en filigrane, les téléspectateurs attentifs auront pu remarquer que l'ancien borgne commence à se faire vieux. Il tient encore debout, d'accord, mais il n'y a qu'à voir la difficulté avec laquelle il monte des escaliers par exemple pour se rendre compte qu'il fait bien ses 78 ans.

    Cela ne semble pas déranger son fan club, pardon, son électorat, que le reportage nous a montré au cours d'un banquet frontiste. Ils sont des centaines (ce jour-là, 800) à se presser pour obtenir le paraphe de leur idole sur un set de table à son effigie. Jany, sa femme, est elle aussi mise à contribution. Une chose a attiré mon attention dans cette foule de gens, c'est à quel point ils se ressemblent tous finalement. De préférence vieux, et c... (l'un n'a pas hésité à se dire fier d'être raciste, face caméra) ou alors jeunes et ventrus, ils semblent être mals dans leur peau, deconnectés de toute réalité... La palme de l'exagération revient sans nul doute à cette militante qui a comparé Le Pen à l'Abbé Pierre et a dit que le premier dépassait de loin l'honorable vieil homme décédé en début d'année.

    On vit donc dans un drôle de monde, où des gens n'ont aucune conscience des risques qu'ils prennent en roulant à toute vitesse, ou en votant pour une personne du troisième âge que ses filles (au passage, signalons la présence exceptionnelle dans Enquête Exclusive de Yann Le Pen, celle qui s'occupe de tous les meetings de son père, et qui est un peu l'équivalent de Claude Chirac) voudraient bien faire passer pour un gentil bonhomme. Merci en tout cas à M6 de nous avoir offert une soirée aussi pédagogique, dans tous les sens du terme.


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  •  L'ETAT DE GRACE

    Etant un inconditionnel de séries télé, j'ai toujours regretté le manque d'audace de la fiction française, souvent remplie de bons sentiments et ininteressante au possible. Alors, pensez-bien, quand j'ai appris que France 2 diffusait ce mercredi une fiction enfin innovante, je n'ai pas manqué de la regarder. L'Etat de Grace frappe fort pour une première. Oser mettre en scène une femme présidente de la Republique, il fallait y penser !

    Après avoir visionné les deux premiers épisodes, mon impression est plutôt bonne. En résumé, on aurait pu s'attendre à bien pire. Bien sûr, L'Etat de Grace n'a rien de comparable avec son équivalent américain Commander in Chief. Ici on est dans le registre de la comédie, même si l'on ne s'interdit pas quelques instants d'émotion.

    La grande force de la série est de multiplier les clins d'oeil et ne pas hésiter à anticiper. On s'amuse ainsi à repertorier ces petites allusions. Parmi les clins d'oeil, le premier ministre, qui voue une haine féroce à Grace, tente de la descendre dans les médias. Pour cela, il veut organiser un débat chez Marc-Olivier Fogiel en affirmant " Il nous doit bien ça...". Ce premier ministre étant de droite, toute coincidence avec les préférences politiques de Marco ne serait pas purement fortuite.

    Autre exemple, Grace refuse d'apparaître dans les émissions grand public telles celle de Drucker, qu'elle nomme, car elle ne souhaite pas déverser des flots de banalité.

    En vrac, on aura pu assister aux premiers pas de Christophe Barbier (journaliste du Point et de LCI) dans la fiction. Il joue un rôle de composition, puisque journaliste politique, mais sous le nom de Christophe Hatier. De même, Paris Match est l'hebdo choisi par la présidente pour s'afficher avec son mari. Et c'est un bon point de cette fiction, tous les titres de journaux cités existent, contrairement aux partis politiques qui ont des noms inventés de toutes pièces, afin d'éviter tout problème juridique. Le parti de la droite a le nom de Union de la droite, et Grace Bellanger est sans étiquette, issue du monde associatif.

    Avec cet élément, on touche aussi au côté irréaliste de la fiction. Même s'il s'agit d'une comédie, on pourra regretter certaines scènes trop loufoques. Pour vous citer deux cas, au cours d'un dîner, le mari de la présidente arrive en jupe écossaise, évitant de peu l'incident diplomatique. Ou encore, la présidente de la Republique sort plus souvent qu'à son tour dans la rue, incognito, sans le moindre service de sécurité. Inenvisageable réellement.

    L'autre raison pour laquelle j'ai apprécié L'Etat de Grace est, comme je vous le disais, sa tendance à anticiper. Poussant l'audace jusqu'au bout, les scénaristes ont imaginé que les Etats-Unis feraient le grand saut également. La présidente a établi une grande complicité avec une certaine Hillary Clinton ! Complicité qui autorise malgré tout quelques piques envers le pays de l'oncle Sam. Lors de la scène où la présidente française apprend que la CIA s'est procurée son test de grossesse (eh oui, car non contente d'être la première femme à acceder à la fonction suprême, voilà qu'elle va se retrouver avec un marmot sur les bras !) et n'en a pas informé son homologue américain, elle pense que c'est pour éviter la formation d'un nouvel "axe du Mal" de la solidarité féminine (référence à peine voilée aux pays figurant sur la liste noire de Bush) , une "Internationale des Amazones" ajoute-t-elle.

    Dans le domaine de la politique-fiction, quelques éléments interessants à noter : Grace annonce lors d'un discours à la tribune de l'ONU qu'elle souhaite un élargissement du Conseil de sécurité et un bulletin radio nous informe que l'Iran a effectué un tir de missile visant Israël.

    L'Etat de Grace

    mélange donc avec talent humour et petites critiques de la société, saupoudrées d'une dose d'anticipation. Un vent nouveau souffle désormais sur la fiction française, déjà initiée par Clara Scheller (sur la même chaîne l'année dernière). On ne peut qu'espérer que l'expèrience ne s'arrêtera pas après les six épisodes de ce programme et que d'autres chaînes lui emboîteront le pas.

     le chien, Jean-Paul (!)

     

    BONUS --> Le téléphone portable est l'un des ressorts comiques de cette fiction. A chaque appel, le numéro de l'interlocuteur apparaît tel qu'il a été nommé dans le répertoire de la personne jointe. C'est ainsi que l'on voit le premier ministre surnommé "ballon de baudruche". Allusion à une scène dans laquelle Victor Tage, chef du gouvernement, compare Grace Bellanger à un ballon de baudruche qui va rapidement se dégonfler. Rancunière, la présidente ? A peine...


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  • Vu, Lu, Entendu

    Qui sont vraiment les corbeaux ?

    Dans le cadre de ses rediffusions de l'été, le magazine Reportages nous proposait ce samedi un reportage sur les corbeaux. Ces délateurs anonymes s'en donnent à coeur joie chaque année, et ne sont pas souvent ceux que l'on croit. Récit.

     

    De multiples exemples ont étés cités au cours de l'émission. Et bien souvent, le corbeau frappe là où l'on s'y attend le moins. Prenez Condé sur Noireau, tranquille petite bourgade près de Caen. Eh bien, pendant cinq ans, celle-ci a été la proie d'un corbeau. Son passe-temps favori ? Inonder les boîtes aux lettres de ses voisins. La lettre type, remplie de fautes d'orthographe, n'était qu'un ramassis d'insultes, du genre "Vous êtes grosse, je n'aime pas les grosses, je vais vous tuer." Sympa !

     

    Le corbeau, assez vicieux, signait ses missivbes du nom de l'une des habitantes du quartier, rapidement soupsçonnée, même si elle recevait elle aussi des lettres du même type. Ses voisins, excedés, en sont presque venu aux mains. Mais le corbeau a fini par se trahir. Une des lettres envoyées comportait une adresse mal effacée. Les policiers ont bien vite remonté la piste. Au final, le corbeau n'était autre qu'une vieille dame de 64 ans, au-dessus de tout soupscon. Il semble que le fait de vivre avec son fils trisomique lui ait fait peu à peu perdre la raison. Et le pire dans toute cette histoire, c'est que la dame en question allait consoler sa voisine de palier, sous anti-depresseurs depuis qu'elle était menacée.

    Dans un autre village, cette fois près de Besançon, un corbeau a la dent dure depuis dix ans maintenant. Sa cible privilegiée ? Les immigrés, qu'il menace d'envoyer à Aushwitz. Personne n'a encore réussi à mettre la main dessus.

     

    Les anonymes sont souvent touchés, certes, mais les corbeaux peuvent aussi s'attaquer aux administrations. Une responsable de la CAF a accepté de dévoiler aux caméras des extraits des quelques 200 lettres qu'elle reçoit chaque année. Cela concerne frequemment des dénonciations. Untel touche des aides qu'il ne devrait pas percevoir, une autre est declarée femme seule alors qu'elle vit en concubinage... La responsable fait ce constat effrayant : "Avant, on se dénoncait entre voisins, maintenant, tout le monde dénonce tout le monde...". Pas très rassurant pour l'avenir.

    Enfin, des corbeaux "kamikazes" choisissent de dénoncer tout en signant leurs missives. C'est le passe-temps favori d'Alain, gérant d'une boutique à Lisieux. Ce week-end, il parcourt le salon du modélisme à la recherche d'animateurs de stands employés au noir. Il dispose même d'informateurs. Un patron a fait les frais de ses dénonciations et a décidé de l'attaquer en diffamation, car il n'avait rien à se reprocher. Alain, tout sourire, confie à la caméra qu'un policier l'a surnommé Nestor Burma. Il a le chic pour surprendre celui qui l'attend le moins.

    La maison d'Alain regorge de dossiers en tous genres. Mais, comme le dit la voix-off, la plupart du temps les lettres d'Alain sont classées sans suite. Il a néanmoins réussi à faire virer un employé peu consciencieux de la RATP, ce dont il n'est pas peu fier. Et Alain ne compte pas s'arrêter en si bon chemin. Grâce à l'internet, il peut aujourd'hui verifier si ses concurrents sont en règle et envoyer le cas échéant une missive signée à l'administration concernée.

    Il n'y a pas dire, la jalousie aidant, les dénonciations calomnieuses ont encore de beaux jours devant elles...


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  • Vu, Lu, Entendu

    En juin dernier, Marc-Olivier Fogiel se confiait au Blogmedias. De Carlier à Sarkozy en passant par Ardisson, l'animateur-producteur balance et se dévoile. Morceaux choisis.

    - au sujet de Guy Carlier --> "J’insiste aussi auprès de lui pour que ses attaques soient portées face aux personnes concernées. Ayant l’esprit de l’escalier, il avait tendance à « balancer » une fois les gens partis. Cela, je ne l’accepte plus. Nous avons eu l’occasion de mettre les choses au point. Je n’ai aucun problème pour qu’il taille un costume à un invité, il est même là pour ça. En revanche, je voudrais qu’il soit moins prévisible, que ses détestations soient moins évidentes : une multinationale n’est pas forcément de la merde, et un type de droite pas forcément antipathique."[...]

    " Il est vrai que lorsque nous nous sommes rencontrés lors d’une émission d’été sur France Inter, il m’avait fait raconter mon « mal-être » par rapport à mon corps. Je lui avais dit : « Je suis toujours gros dans ma tête. » Il m’avait répondu, alors qu’il pesait déjà 240 kg : « Je suis toujours mince dans ma tête. » Cela nous a rapprochés."

    - Nicolas Sarkozy : "Je l’ai interrogé pendant une heure et demie. Il transpirait... même s’il s’en est bien sorti. Je ne pense pas que Nicolas Sarkozy soit une ambulance… ou alors il la conduit ! Je le connais depuis très longtemps. Nous avons une relation professionnelle. [...] Il m’arrive d’aller dîner place Beauvau comme d’autres journalistes, Michel Field par exemple, mais je ne suis pas dans la connivence. Quitte à décrire un système, autant le connaître de l’intérieur. Je ne trouve pas que des défauts à Sarkozy. Il n’est pas un ami mais discuter avec lui m’intéresse. Lors de mon dernier dîner place Beauvau — c’était il y a plus d’un an — j’y ai rencontré Patrice Chéreau. Je ne suis pas sûr qu’il soit considéré comme un proche de Sarkozy… On débattait. J’étais content de pouvoir le faire dans un cadre qui n’était pas la télévision : personne n’était dans un rôle établi à l’avance. J’avais la chance d’avoir devant moi quelqu’un de plutôt sympathique et qui répondait à mes questions sans les faux-fuyants et les artifices de l’antenne. Pourquoi m’en passerais-je ?"

    - Arnaud Montebourg : " Quand Montebourg parle de « ces émissions qui nivellent par le bas », alors qu’il est le premier à vouloir les faire, il se fait mousser avec un discours médiatiquement efficace. [...] Raconter que mon micro serait réglé avec un volume plus fort que celui de mes invités pour mieux couvrir leur voix est un délire incroyable et même pathétique. Pourtant, j’aime son côté « empêcheur de tourner en rond » ou « poil à gratter » dans le paysage politique. Mais si c’est gratter en disant autant de conneries, cela n’a plus de sens."

    - Thierry Ardisson : "J’ai été blessé par ce qu’il a pu dire sur moi. Nous étions très amis. Nous avons même passé un week-end ensemble, chez lui en Normandie. [...] Quand je suis arrivé sur France 3, il a considéré que je lui faisais de la concurrence et il est entré dans une sorte de parano. C’est devenu très pénible à la longue. Un côté positif : il m’a donné un statut de challenger alors que mon émission passait à 23h45 le vendredi soir sur France 3. En faisant tout ce « buzz », il m’a conféré une légitimité que, normalement, j’aurais mis bien plus de temps à acquérir. Ardisson est monomaniaque — s’habiller en noir, manger tous les jours la même chose — et je suis, à mon tour, devenu son obsession. Au début, j’ai eu le tort de répondre. Puis, il a franchi une ligne jaune et j’ai décidé de le poursuivre en diffamation. [...] Ses coups bas, sa façon d’essayer de faire décommander des invités avant mon émission, cela m’a insupporté. On m’a proposé mille fois de faire la une de Paris Match avec lui pour la réconciliation. Il était prêt à le faire. Pour le lancement de son livre, il voulait venir dans mon émission sur RTL. Il était candidat à cela. Pas moi."

    - Brigitte Bardot : "Quand nous avons fixé une date (pour l'emission, NDLR), il n’était pas question de son livre. J’en ignorais jusqu’à l’existence. [...] Quelques jours plus tard, je reçois son manuscrit et un petit mot : « Vous allez me détester ! » A la lecture de son ouvrage, j’étais abasourdi. Je l’ai alors informée que la deuxième partie de l’émission serait consacrée à son livre en prenant le temps nécessaire pour qu’elle puisse s’expliquer. Je ne l’ai pas prise au piège.

    - la religion : " Je suis le seul de ma famille à être athée. Je crois en quelque chose, mais je ne sais pas très bien en quoi. Alors que nous avons reçu la même éducation, je n’ai pas le même sentiment d’appartenance à une communauté. Je ne me définis jamais en tant que juif, mais ce faisant, j’ai l’impression de renier une filiation et je « deviens en souffrance de mes parents ». En analyse, je travaille beaucoup sur cette question."

     

    (Interview à retrouver en intégralité sur http://www.leblogmedias.com/le_blog_mdias/)


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